‹ Recueil de chansons populaires (volume 2)Chapitre 63 sur 151 · TES COTILLONS SONT COURTS · texte numérisé non relu

TES COTILLONS SONT COURTS

Aval din lo ribièro

Y echpandount lou velours,

Lou l'y echpandount net et dzour,

Moun païré, que nia pacho,

Treis cavaliers ou dous.

Loous dous l'oount chaludado

Et l'aoutré ly o dit ré.

Hé, la, che dit la paouro,

Qu'aï fat a l'aoutré

Que ne m'adzio ré dit?

Torno do miédza légo Per li dire boundzour.

Boundzour, belo bruneto.

Quant vendez lou vélour?

— Lou vendi chént francs l'aouno, Mouchur, n'en voulez- vous?

Qu'eï pas de vélour qu'ieou voli Qu'eï ma vochtras amours.

Galant, chi m'amour volé Lo te tsal daraanda

A moun païré, a ma maïré A moun. fraïré l'éïna.

— Bruneto, ché grouïchéto.

— Grand lourdaou dé villadzé A que j'-ou couneïchés vous?

— J'ou counéichi a to mino A ta pâlas coulours

Lou davantal t'en levo

Toous coutillous chount courts.

Traduction : Là-basdans la vallée, — on étend le velours, — ils l'y étendent nuit et jour,— mon père, il passe — trois cavaliers ou deux. — Les deux l'ont saluée —et l'autre ne lui a rien dit. — Hélas! seditlapauvrette — qu'ai-je fait à l'autre,

— qu'il ne m'a rien dit?— Il revient d'une demilieue — pour lui dire bonjour. — Bonjour, belle brunette, — combien vendez-vous le velours?

— Je le vends cent francs l'aune, — monsieur, en voulez-vous ?— Ce n'est pas de velours que je veux — ce n'est que vos amours. — Galant, si tu veux mon amour, — il te faut la demander, — à mon père, à ma mère, — à mon frère l'aîné. — Brunette, tu es grosse. — Grand lourdaud de village, — à quoi le connaissez-vous ?

— Je le connais à ta mine, — à tes pâles couleurs, — le tablier t'en lève, — tes cotillons sont courts.

Bas Limousin. — Comm. par M. G. de Lépi

nay.

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