LA BELLE DANS LA VIGNE
Allegro.
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Dins lobi.lo de cou Yo lant de be los fil IosChan.
-tezlerossignolet Dins lo bi.Io de cou Yo tantdebelos fil. los,
Dins lo bilo de Cou (Cahors)
Y 0 tan dé belos fillos Chantez le rossignolet Dins lo bilo de Coii
Y 0 tant de bélos fillos.
Lo pu belo que y o S'opélo Morgorido.
Lou til del Rey lo set Lo set é lo comino.
Ne trob un bigneirou Que binabo so bigno.
Digas mé, bigneirou, Bous que binas lo bigno
N'aurias pas bis possa Morgorido mo raio ?
Nani. certo, moassu, Laï bisto ni auzido.
Dounoriau centescuts Per beyré Morgorido.
Cent escuts n'est pas prou Per beyré Morgorido.
Né dounoriau très cent, Très cent, o may, très milo
Countas, moussu, countas Et dinlras dins lo bigno ;
Lo trouborez o bal, Sous un' aubi flourido ;
Né fo de romelets
Dé blancos morgoridos.
"Lou ni del rey y bay Et lo trob' endourmido.
Lo boyado très cots Sons lo bello ré dire ;
0 lo quatriemo cot
Soun tendre cor souspiro.
Dé que souspiraz bous, Morgorido nio mio ?
Aï dé que souspira, Moun père mé morido
Mé donne on un biellard Que no lo barbo griso,
0 mai, encoro mai Touto lo net rounquillo.
Doyssaz oquet biellard, Bous sérés lo mio migo ;
Dé tré moulis que n'aï Bous sérés moulinièro,
Dé très costéls que nay Bous sérés lo prumièro.
Traduction : Dans la ville de Cahors — il y a tant de belles filles — la plus belle qui y est s'appelle Marguerite. — Le fils du roi la suit, la suit et la recherche. — Il trouve un vigneronqui travaillait sa vigne. — Dites-moi, vigneron, vous qui travaillez la vigne, — n'auriez-vous pas vu passer Marguerite ma mie? — Non, certes, monsieur, je ne l'ai ni vue, ni entendue. — Je donnerais cent écus pour voir
Marguerite ! — Cent écus, ce n'eàt pas assez pour voir Marguerite. — J'en donnerais trois cent, trois cent et môme trois mille ! — Comptez, monsieur, comptez, et entrez dans la vigne. — Vous la trouverez là-bas sous une aubépine fleurie. — Elle fait des bouquets de blanches marguerites. — Le fils du roi y va et la trouve endormie. — Il l'embrasse trois fois sans la belle rien dire. — A la quatrième fois son tendre cœur soupire. — De quoi soupirez-vous, Marguerite ma mie? — J'ai de quoi soupirer, mon père me marie. — Il me donne à un vieillard qui a la barbe grise, — et plus, encore plus, toute la nuit il ronfle. — Laissez là ce vieillard, vous serez la mienne mie. — De trois moulins que j'ai vous serez la meunière. — De trois châteaux que j'ai vous serez la première.
Qaetcy. — Poésies populaires flp la France. Mss. d» U Bibl. nat., T. VI, f«< 383.
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Ah mon beau la -bou.reur! (Jbjs) Beau la.bou.reur de
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vàgne.o lire o li.re; Beau !a boureur de vigne o lire o la
Ah ! mon beau laboureur ! {bis) Beau laboureur de vigne
0 tire, 0 lire Beau laboureur de vigne, o lire,o la.
N'a vous pas vu passer Marguerite ma mie?
0 lire, 0 lire Marguerite ma mie, o lire, o la.
Je don'rois cent écus Qui diroit où est ma mie,
0 lire, 0 lire Qui diroit où est ma mie, o lire, o la.
Monsieur, comptez les là, Entrez en notre vigne
0 lire, 0 lire Entrez en notre vigne, o lire, o la.
Dessous un prunier blanc La belle est endormie
0 lire, 0 lire La belle est endormie, o lire, n la.
Je la poussay trois fois Sans qu'elle osât mot dire
0 lire, 0 lire Sans qu'elle osât mot dire, o lire, o la.
La quatrième fois Son petit cœur soupire
0 lire, 0 Ure Son petit cœur soupire, o lire, o la.
Pour qui soupirez-vous, Marguerite, ô ma mie
0 lire, 0 lire Marguerite ô ma mie, o lire, o la.
Je soupire pour vous Et ne m'en puis dédire
0 lire, 0 lire Et ne m'en puis dédire, o lire, o la.
Les voisins nous ont vus Et ils iront tout dire
0 lire, 0 lire Et ils iront tout dire, o lire, o la.
Laissons les gens parler Et n'en faisons que rire
0 lire, 0 lire Et n'en faisons que rire, o lire, o la.
Quand ils auront tout dit N'auront plus rien à dire
0 lire, 0 lire N'auront plus rien à dire, o lire, n la.
BAi.iARn, BruHfttPM on prlUs nir^ tPiirhvs, 1701.
N'as-tu pas vu passer
Gai, gui Marguerite ma mie?
Luron fonfon tire lire Marguerite ma mie ?
Luron fonfon tire lire.
Si je l'ai vu passer; Je l'ai trouvée z'endormie Trois fois je l'ai z'embrassée Sans jamais me^rien dire.
Quand elle fut réveillée Son petit cœur soupire.
Pourquoi soupirez-vous?
Mon petit cœur me dit Que vous m'avez embrassée.
Eûvirons d" Lonent.