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Ah! ne vouses-ti-mez pas tant; Vous nous trai - tez tous
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d'im - bé - cil -les, Nous pour-rions vous en dire au-tant.
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Ah ! ne vous, zis-te zis-te, zes-te. Ah ! ne vous es-ti-mez pas tant.
Entre vous tous, gens de la ville, Ah! ne vous estimez pas tant; Vous nous traitez tous d'imbéciles , Nous pourrions vous en dire autant.
Ah! ne vous zist', zist', zeste, Ah! ne vous estimez pas tant!
Si vous avez de belles filles, Ah! ne vous estimez pas tant; Les nôtres ne sont pas si gentilles , Mais faut les voir en travaillant. Ah!.
Si vous vous mettez de la poudre , Ah! ne vous estimez pas tant; Quand nous allons au moulin moudre, Nous pourrions en avoir autant. Ah!....
Si vous avez de bell's dentelles,
Ah! ne vous estimez pas tant;
Les nôtres ne sont pas si belles,
Mais nous n' d'vous rin aux marchands. Ah!.
Si vous avez un biau plumaige,
Ah! ne vous estimez pas tant;
Car les coqs de notre villaige
Font tous les frais d' voir' harnachement. Ah!.
Si vous avez de biaux carrosses , Ah ! ne vous estimez pas tant; On y voit souvent d' vilain's rosses Qui vont s'y promener dedans. Ah!.
Si vous avez de belles glaces, Ah! ne vous estimez pas tant; On y voit souvent d' vilain's faces Qui vont se bouter devant.
Ah ! ne vous zist\ zist', zeste, Ah ! ne vous estimez pas tant !
Chanson du Grand-Fougeray , arrondissement de Redon. (Air noté par le Commandant Legrand).