‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 112 sur 154 · LES ARTILLEURS · texte numérisé non relu

LES ARTILLEURS

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-J^ai tra.vail . le cinq a six ans Dans la vil .

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mie au. pris de . moi Tout le long de la ri. vie . re.

J'ai travaillé cinq à six ans ) ^^^ Dans la ville de Rennes )

Là j'étais heureux comme un roi D'avoir ma mie auprès de moi Tout le long de la rivière.

La belle elle s'est mise à genoux Elle demande à sa mère :

Ma mère, il me faut un amant Que je me marie promptement Comme vous avez fait avec mon père.

Hélas ! ma fille, à quoi penses-tu ?

Un jeune soldat de guerre !

Nous qui n'avons d*enfailt que toi, Nous te marierons richement Ou nous te laisserons demoiselle.

Que vous me mettiez de ribhesse, Ça m'esl égal, ma mère, iJ^aimerais mieux donner mon -cœur A ce jeune soldat d'artilleur Puisqu'il est soldat de guerre.

Il faut écrire à nos parents Au gouverneur de guerre, Si le gouverneur est content Le gouverneur et nos parents Nous te marierons; ma fille.

Le gouverneur nous a écrit Une fort triste nouvelle La guerre est déclarée partout Les artilleurs s'en iront tous Adieu, donc, ville de Rennes.

Environs de Lorient.

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