LE TEINTURIER
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Dans la ru.e du Grand Pont il y a un lein. tu. rier
Qui di.sait à sa fa . çon Je brÛPd^mourpour ma beJle retrain .
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En , cor^ deux ou trois jours et puis a ^ dieu les çras jours.
Dans la rue du Grand Pont , Il y a un teinturier ' Qui disait à sa façon :
Je brûr d'amour pour ma belle Encore deux ou trois jours Et ,puis adieu les gras jours.
Je vais la voir le matin Et le soir k la chandelle.
Je la trouve sur son lit Qui cousait delà dentelle.
Jai voulu glisser ma main Par dessous sa collerette.
Tout beau, tout beau, teinturier, Vous n'avez pas la main nette.
Vous avez la main teindue En couleur de violette.
Violette, c'est un beau nom, C'est le nom de ma maîtresse.
Pour avoir des oignons 11 faut en semer la graine;
Pour avoir des amants Il faut en avoir le temp«^.
Ardennps. Chan!>on rocaeillie par M. Nozot. — Poégfes populaires de la Franre. Mhh. df la Bibl. nat., T. VI. f«» 15.
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Dans la rue du Boucher
Il y a une couturière ;
Il y a trois teinturiers
Qui brCdent d'amour pour elle.
Encore deux ou trois jours
El puis adieu les gras jours.
Le plus jeune va la voir Le soir à la chandelle,
La trouvant dessus son lit
Qu'elle s'y coupait des manchettes ;
 voulu glisser sa main Par dessous sa gorgerette.
Tout beau, tout beau, teinturier Vous n'avez pas la mam nette.
Vous avez la main teinte En couleur de violette.
Violette^ c'est mon nom Et celui de ma maîtresse.
Qui veut avoir des oignons Il faut en semer la graine
Qui veut avoir^des maîtresses Il faut s'en donner la peine.
Ardennes. Chanson reeaeiUie par M. Noiot. — Poésiet populaire* de la France. Mss. de la Bibl. nat., T. VI^ ^t 37.
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