LE MOINE BLANC
Ld|4i ^ i' J f, Il
Y a.vait un moin' sur Pes.ca . lier qui ri .
ir' r cir'J'J p ir-rr ^ ir c^
.ait q\iï ri . ait^ La da.me lui a de.man.de ce qu'il a .
f ; rtlJ J ■! c If t
.vait a ri. - .re. Je vou . drais bien en trer . chez
f r f fif ni" I I Mm I f
VOUS, mais je h'o.se le dî . rc. En. (re, gros moine, bar. di .
j. i uni M|j,. tif. , ;
meut, .Mon. ma . ri nVst pas ce . ans. 11 y a tant de gens de
bien qui s'tre\ qui s'tre\ qui s'tr^ . mous. sent, Il y a
f p g glr
il p
feD
tant de gens de bien qui sMre'. mouss' et qu'on n'dit rien.
Y avait un moin' sur l'escalier
Qui riait, qui riait.
La dame lui a demandé
Ce qu'il avait à rire.
— Je voudrais bien entrer chez vous.
Mais je n'ose le dire.
— Entre, gros moine, hardiment.
Mon mari n'est pas céans.
Il y a tant de gens de bien
Qui 5' tré, qui s* tré, qui s* trémoussent.
Il y a tant de gens de bien.
Qui 5' trémouss' et qu'on n' dit rien.
Et quand Je gros moin* fut entré
Il riait, il riait.
La dame lui a demandé
Ce qji'ij[..avq[it> rir^.
— Je voudrais souper avec vous,
Mais je n'ose le dire.
— Soupe, gros moine, hardiment,
Mon mari n!est pas céans.
Et quand le gros moin' eut soupe
Il riait, il riait.
La dame lui a demandé
Ce qu'il avait à rire.
Je voudrais coucher avec vous«.
Mais Je n'ose le dire.
— Couche, gros moine, hardiment,
Mon mari n'est pas céans.
Et quand le gros moin' fut couché"
Il riait, il riait.
La dame lui a demandé
Ce qu'il avait à rire.
— Je voudrais bien vous embrasser
Mais je n'ose le dire.
— Embrass', gros moine, hardiment
Mon mari n'est pas céans.
Et quand le moin' l'eut embrassée
Il riait, il riait.
La dame lui a demandé
Ce qu'il avait à rire.
— Je voudrais bien recommencer
Mais je n'ose le dire.
— Recommence, gros moine, hardiment,
Mon marî n'est pas céans.
Il y a tant de gens de bien Qui s* tré, qui s' fré, qui s' trémoussent^ Il y a tant de gens de bien Qui s' trémouss' et qu'on n* dit rien,
Rouen. — Poésies populaires de la France. Mph. de la Bibl. nat.. T. IV, ^» 254.
:>. Ulr rf.f 1^ > rïlr f J.fl
Il (f . toit un ca.det blanc el -qui o . g^it et qui o .
«• • ^^ A • -J, - J-k .^^ ^ tm ^ • a . ••
oit U.D« da . me loi de.man .da ce qo-il a . voit, ce qiitl a .
it Je VoQ. dirons bien eti.trer ma . da . me En-tre
n.Jif r r iJ- ^ J'Ji.i j
- dethar.di . ment Mon Nia \. ry jî<esi pas ce- ans; fl est
j J J-i'lJ J J.i
■>■■*>■■ — fc
de gens de bien ^ qui st ri, quistri^qùi s^tri. moussent; il est
^ J J MJ J J.i
t de gens de bien qui s tri«.moa$sent quon nen sçait rien.
Il étoit un cadet bliiqc
Et qui Qgnoit et. qui ognoit*.
Une dame lui demanda ce qu'il avoit.
Ce qu'il ;ayoit. ,
— Je voudrais bien'entrer, m&dame,
— Entre cadet, hardiment, Mon mary n'est pas céans..
// est tant de gens de bien
Qui s' tri, qui «' (ri*, qui S" trimoussent.
Il est tant de gens de bien
Qui 5' trifnouêsent qu'on n^en sçait rien.
Quand le cadet fut entré
Et il'Ognoit CFt il ôgnôit.
La dame lui demanda cô qu'il aivoit,
Ce qu'il avoit.
— Je voudrais bien souper, madame,
— Soupe cadet, hardiment, Mon mary n'est pas céane(.
// est tant de gens, etc.
• Ogner signifie grogner, grommeler.
Quand le cadet eut soupe
Et il ognoit et il ogni^t*
La dame lui demanda ce qu'il avoitj
Ce qu'il avoît.
— Je voudrais bien rester, madame,
— Reste, cadet, hardiment, Mon mari n*est pas céans.
// est tant de gens^ etc.
Ballau», Le* Bondes» 1724.