‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 61 sur 154 · LE MOINE BLANC · texte numérisé non relu

LE MOINE BLANC

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Y a.vait un moin' sur Pes.ca . lier qui ri .

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.ait q\iï ri . ait^ La da.me lui a de.man.de ce qu'il a .

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.vait a ri. - .re. Je vou . drais bien en trer . chez

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VOUS, mais je h'o.se le dî . rc. En. (re, gros moine, bar. di .

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meut, .Mon. ma . ri nVst pas ce . ans. 11 y a tant de gens de

bien qui s'tre\ qui s'tre\ qui s'tr^ . mous. sent, Il y a

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tant de gens de bien qui sMre'. mouss' et qu'on n'dit rien.

Y avait un moin' sur l'escalier

Qui riait, qui riait.

La dame lui a demandé

Ce qu'il avait à rire.

— Je voudrais bien entrer chez vous.

Mais je n'ose le dire.

— Entre, gros moine, hardiment.

Mon mari n'est pas céans.

Il y a tant de gens de bien

Qui 5' tré, qui s* tré, qui s* trémoussent.

Il y a tant de gens de bien.

Qui 5' trémouss' et qu'on n' dit rien.

Et quand Je gros moin* fut entré

Il riait, il riait.

La dame lui a demandé

Ce qji'ij[..avq[it> rir^.

— Je voudrais souper avec vous,

Mais je n'ose le dire.

— Soupe, gros moine, hardiment,

Mon mari n!est pas céans.

Et quand le gros moin' eut soupe

Il riait, il riait.

La dame lui a demandé

Ce qu'il avait à rire.

Je voudrais coucher avec vous«.

Mais Je n'ose le dire.

— Couche, gros moine, hardiment,

Mon mari n'est pas céans.

Et quand le gros moin' fut couché"

Il riait, il riait.

La dame lui a demandé

Ce qu'il avait à rire.

— Je voudrais bien vous embrasser

Mais je n'ose le dire.

— Embrass', gros moine, hardiment

Mon mari n'est pas céans.

Et quand le moin' l'eut embrassée

Il riait, il riait.

La dame lui a demandé

Ce qu'il avait à rire.

— Je voudrais bien recommencer

Mais je n'ose le dire.

— Recommence, gros moine, hardiment,

Mon marî n'est pas céans.

Il y a tant de gens de bien Qui s* tré, qui s' fré, qui s' trémoussent^ Il y a tant de gens de bien Qui s' trémouss' et qu'on n* dit rien,

Rouen. — Poésies populaires de la France. Mph. de la Bibl. nat.. T. IV, ^» 254.

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Il (f . toit un ca.det blanc el -qui o . g^it et qui o .

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oit U.D« da . me loi de.man .da ce qo-il a . voit, ce qiitl a .

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- dethar.di . ment Mon Nia \. ry jî<esi pas ce- ans; fl est

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de gens de bien ^ qui st ri, quistri^qùi s^tri. moussent; il est

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t de gens de bien qui s tri«.moa$sent quon nen sçait rien.

Il étoit un cadet bliiqc

Et qui Qgnoit et. qui ognoit*.

Une dame lui demanda ce qu'il avoit.

Ce qu'il ;ayoit. ,

— Je voudrais bien'entrer, m&dame,

— Entre cadet, hardiment, Mon mary n'est pas céans..

// est tant de gens de bien

Qui s' tri, qui «' (ri*, qui S" trimoussent.

Il est tant de gens de bien

Qui 5' trifnouêsent qu'on n^en sçait rien.

Quand le cadet fut entré

Et il'Ognoit CFt il ôgnôit.

La dame lui demanda cô qu'il aivoit,

Ce qu'il avoit.

— Je voudrais bien souper, madame,

— Soupe cadet, hardiment, Mon mary n'est pas céane(.

// est tant de gens, etc.

• Ogner signifie grogner, grommeler.

Quand le cadet eut soupe

Et il ognoit et il ogni^t*

La dame lui demanda ce qu'il avoitj

Ce qu'il avoît.

— Je voudrais bien rester, madame,

— Reste, cadet, hardiment, Mon mari n*est pas céans.

// est tant de gens^ etc.

Ballau», Le* Bondes» 1724.

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