‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 92 sur 154 · LA BELLE DANS LA VIGNE · texte numérisé non relu

LA BELLE DANS LA VIGNE

Allegro.

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Dins lo bi.lo de cou Yo tant de be.los fiUlosChan.

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.tezierossignolet Dins )o biJo de coii Yo tantdebelos fil. los.

Dins lo bilo de Cou (Gahors)

Y 0 tan dé belos fillos Chantez le rossignolet Dins lo bilo de Goii

Y 0 tant de bélos fillos.

Lo pu belo que y o S'opélo Morgorido.

Lou fil del Rey lo set Lo set é lo comino.

Ne trob un bigneirou Que binabo so bigno.

Digas mé, bigneirou , Bous que binas lo bigno

N'aurias pas bis possa Morgorido mo mio ?

Nani, certo, moussu, L*aï bisto ni auzido.

Dounoriau centescuts Per beyré Morgorido.

Cent escuts n'est pas prou Per beyré Morgorido.

Né dounoriau très cent, Très cent, o may, très milo

Gountas, moussu, countas Et dintras dins lo bigno ;

Lo trouborez o bal, Sous un' aubi fiourido ;

Né fo de romelets

Dé blancos morgoridoç.

Lou fil del rey y bay Et lo trob* endourmido.

Lo boyado très cois Sons lo bello ré dire ;

0 lo quatriemo cot Soun tendre cor souspiro.

Dé que souspiraz bous, Morgorido mo mio?

Aï dé que souspira, Moun père rné morido

Mé donne on un biellard Que no lo barbo griso,

0 maï, encore maî Toute k) net rounquillo.

Doyssaz oquet biellard, Bdus sérés lo mio migo ;

Dé tré moulis que n'aï Bous sérés moulinièro.

Dé très costéls que nay Bous sérés lo prumlèro.

Traduction : Dans la ville de Cahors — il y a tant de belles filles — la plus belle qui y est s'appelle Marguerite. — Le fils du roi la suit, la suit et la recherche. — Il trouve un vigneron qui travaillait sa vigne. — Dites-moi, vigneron, vous qui travaillez la vigne, — n'auriez-vous pas vu passer Marguerite ma mie ? — Non, certes, monsieur, je ne Tai ni vue, ni entendue. — Je donnerais cent écus pour voir

Marguerite ! — Cent écus, ce n*eêt pas assez ^our voir Marguerite. -— J'en donnerais trois cent, trois cent et môme trois mille ! — Comptez, monsieur, comptez, et entrez dans la vigne. — Vous la trouverez là-bas sous une aubépine fleurie. — Elle fait des bouquets de blanches marguerites. — Le fils du roi y va et la trouve endormie. — Il l'embrasse trois fois sans la belle rien dire. — A la quatrième fois son tendre cœur soupire. — De quoi soupirez-vous, Marguerite ma mie ? — J'ai de quoi soupirer, mon père me marie. — Il me donne à un vieillard qui a la barbe grise, — et plus, encore plus, toute la nuit il ronûe. — Laissez là ce vieillard, vous serez la mienne mie. — De trois moulins que j'ai vous serez la meunière. — De trois châteaux que j'ai vous serez la première.

Qnerey. — > Poésies populaires de la France. Mu. d« la Bibl. aat., T. VI, f*» 383.

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Ah mon beMi Ja.bou.re or! (/>is) Beau la.bou.reor de

dgne.o lire o li.re; Beau la.boureor de vigne o lire o la.

Ah ! mon beau laboureur ! (bis) Beau laboureur de vigne

0 lire, 0 lire Beau laboureur de vigne, ô lire,o la.

N'a vous pas vu passer Marguerite ma mie?

0 lirCy 0 lire Marguerite ma mie, o lire,o la.

Je don'rois cent écus Qui diroit où est ma mie,

0 lire, 0 lire Qui diroit où est ma mie, o lire, o la.

— ii9 —

Monsieur, comptez les là, Entrez en notre vigne

0 lire, 0 lire Entrez en notre vigne, o lire, o la.

Dessous un prunier blanc La belle est endormie

0 lire, 0 lire La belle est endormie, o lire, o la.

Je la poussay trois fois Sans qu'elle osât mot dire

0 lire, 0 lire Sans qu'elle osât mot dire, o lire, o la.

La quatrième fois Son petit cœur soupire

0 lire, 0 lire Son petit cœur soupiré, o lire, o la.

Pour qui soupirez-vous, Marguerite, ô ma mie

0 lire, 0 lire Marguerite ô ma mie, o lire, o la.

Je soupire pour vous Et ne m'en puis dédire

0 lire, 0 lire Et ne m'en puis dédire, o lire, o la.

Les voisins nous ont vus Et ils iront tout dire

0 lire, 0 lire Et ils iront tout dire, o lire, o la.

Laissons les gens parler Et n'eq^ faisons que rire

0 lire, 0 lire Et n'en faisons que rire, a lire, o la.

Quand ils auront tout dit N'auront plus rien à dire

0 lire, 0 lire N'auront plus rien à dire, o lire, o la.

Baliard, Brunettes ou Petits air$ tendres, 1704.

N*as-tu pas vu passer

Gai, gai Marguerite ma mie?

Luron fonfon tire lire Marguerite ma mie ?

Luron fonfon tire lire.

Si je Tai vu passer;

Je Tai tnîuvée z'endormie

Trois fois je l'ai z'embrassée

Sans jamais me rien dire.

Quand elle fut réveillée

Son petit cœur soupire.

Pourquoi soupirez-vous?

Mon petit cœur me dit

Que vous m'avez embrassée.

EuTiroas de Lorient.

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