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Quand j'é - tais fill' chez mon pè - re,
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Pe-tit' till de qua-torze ans, Bra-ve, bra
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Pe - lit' till' de qua-torze ans, Bra - ve - ment.
Quand j'étais till' chez mon père, (bis) Petit' fill' de quatorze ans
Brave, brave, Petit' fill' de quatorze ans,
Bravement.
On m'envoyait garder les vaches Et les moutons en mèm' temps.
Dans mon chemin je rencontre Un cavalier fort galant,
Qui me demande : — La belle, Combien gagnez-vous par an ?
— Je gagne cinquante livres Et mon beau cotillon blanc.
— Venez avec moi, la belle, J' vous en donnerai autant.
Vous n'aurez rien à faire
Que ma chambre en me levant,
Et balayer ma chambrette Et j'ter la poussière au vent.
Chanson du Finistère communiquée par M. E. Guichoox.
Par der - rièr' not' mai -son- net -te, Il y
a un pi-geon blanc, Qui di - sait à
son lan-
ga - ge: Ma - riez -vous, car il est temps. La plu- Aï
zr
ne s'en vo-le, vo- le, La plu -me s'en vole au vent.
Par derrièr' not' maisonnette, Il y a un pigeon blanc, Qui disait à son langage:
— Mariez-vous; car il est temps.
La plume s envole, vole,
La plume s'envole au vent.
— Comment puis-je me marier, Je suis servante à présent.
— Combien gagnez-vous, la belle.
Combien gagnez-vous par an?
— Je gagne bien cinq cents francs, Une ceinture d'argent.
— Venez me servir, la belle, Je vous en donnrai autant.
Vous n'aurez rien à faire Qu'à cirer mes souliers blancs, A traire notre vachette A refaire mon p'tit lit d'camp.
Vous couch'rez avec ma mère, Avec moi le plus souvent.
— Je n' couch' point avec d'homm' Que j' n'épous' auparavant,
La couronn' dessus ma tête Devant Dieu, tous mes parents.
Konde des Ardennes recueillie par M. Nuzot eu 1856. — Pues. pop. de la France. Mss. t. IV, f«< 103.