‹ Recueil de chansons populairesChapitre 87 sur 98 · CLXXVI. LA CHEVRE EX JUGEMENT · texte numérisé non relu

CLXXVI. LA CHEVRE EX JUGEMENT

Il étoit une chèvre

Qui avoit de l'entendement,

Mon enfant, Oui avoil de l'entendement.

.Menée à la Justice

Tout devant le Lieutenant ;

Elle tichil ses deux cornes Dans le cul du Lieutenant

Je l'ai envoyée paître

Au jardin Jean Grand Jean.

Elle a uàtc un arbre

Qui valoit cinq cents francs.

Elle y fut assignée

Par quatre-vingts sergents.

Hélas ! quelle méchante bête Qui fait peur à ces gens !

Chansons gaillardes et sérieuses, Middelbonrg, 17ui in-12, p -7

Le Baillif prit la fuite Peur d'en avoir autant.

11 é - tait u-ue chèvre, Il é - tait u-ne chèvre, Qu'a-

vaitdTen-ten-denment, Mes enfants, Qu'avait dTen-ten-de-ment.

Il était une chèvre [bis Ou' avait d' l'entendement

Mes enfants Ou' avait d' l'entendement.

Quand elle fut dans la salle Elle s'assit sur un banc,

Les cornes sur la tète Semblable au Président.

Elle taisait la malade

Pour n'pas aller aux champs.

C'était pour aller paître Les choux à Dom Laurent.

Laurent la fil traduire Tout droit au Parlement.

Elle fil un pet au Juge Et trois au Président.

Chanson du Finistère communiquée par M. E. Goichocx.

C'est la chèvre à Dom Jean, Mes enfants, C'est la chèvre à Dom

Jean Qui a man-gé un chou Qui va- lait cinq-cents

francs, Elle a dTentendement, Ma chèvre, Ellea d'I'enten-dement.

C'est la chèvre à Dom Jean,

Mes enfants.

C'est la chèvre à Dom Jean Qui a mangé un chou Oui valait cinq cents francs, Elle a d' l'entendement,

Ma chèvre, Elle a d' l'entendement.

Et la queue d' une porée Qu'en valait ben autant.

Ma chèvre fut signifiée Par quatre-vingts sergents,

De se rendre eu personne Devant le Parlement

Elle retroussa sa queue Et s'assit sur un banc ;

Les cornes sur la tète Semblable au président.

Elle tit un pet au juge Ei trois au président.

Elle fit cinq cents crotte;- Pour payer les sergents.

Messieurs de la justice Xe lurent pas contents.

Chanson dn Finistère communiquée par M. E. Guiciiotx.

i — » ■■ * — ? — b — *~ i Quand j'é - ta ché mon pé - re, I par-le de long-

-fr N !V . -A- N

temps. Eu n'y ai- va ein' bique A - gée de qua-torze ans

Il é l'en-ten-de-ment, mé bique, 11 é l'en-ten-de-ment.

Quand jeta chez mon père I parle de long temps Eu n'y aiva eine bique Agée de quatorze ans.

// e X entendement, mé bique,

Il è V entendement.

Elle s'en l'ut aux choux

Aux choux chez Jean Bertrand.

Jean Bertrand qu' éto avare

N' éto pas trop coûtent.

Fit assigner mé bique Par quatre-vingts sergents.

Mé bique qu' éto tine So cheutit* su ein banc:

Fit un panier de crottes Po payer les sergents.

Il é fichu se cône Au eu du président.

En retirant se cône I rèmeune de l'onguent.

K'a po frotter les lè\res Ai tous les écoutants.

Beauue (Côte d'or). — Chanoon communiquée par M. F. Bohmabdot.

âmins

fi

Nous a-vions u-ne bi-que A-gée de quatorze an^

SÊE3S

El- le s'en fut aux choux Aux choux <le J eu n Bertrand

mm

3=3Efff^pft=f^^^

Elle a d' l'entendement, ma bi-que Elle a d'ienten-dement.

Nous a\ ions une bique Agée de quatorze ans Elle s'en fut aux choux Aux choux de Jean Bertrand.

Ma bique qui était Une Parut au jugement ; EU' retroussa sa queue Et s'assit sur un banc.

Elle ad' l'entendement, ma bique, ^e V(JUS ^ nn „et

Elle a d' l'entendement.

Jean Bertrand qui la \it

La prend, la flanque dedans.

Et la lit assigner

Par quatre-vingts sergents.

Au nez du président Et un panier d'crotles Pour tous les assistants.

Eli' enfonça sa corne Au eu du président.

Bonde des environs de Sedan (Ardennes) recueillie par M. Nozot. la France, Mss., t. VI, f« 10'J.

Pois. pop- de

Page 1