POUR LA MARÊGHALB DE SAINT-ANDR
P.%R DU BBLL4Y.
i Je ne puis dissimuler L'amitié que tant je prise, Aussi ne veux-je celer Qu*en prenant je ne sois prise.
Puisqu^ Amour m*a fait connottre Que THonneur en est le maître, Je n'ai crainte qu'on la voie, Et veux bien que chacun Foie.
Car ce qui est louable à le penser Ne doit point l'œil ni Toreille offenser.
2 Ce n'est folle affection Qui me tient en servitude, Mais une obligation Pour fuir ingratitude.
Ne pensez donc que je l'offense Ni moi ni ma conscience Quand un tel ami j'honore.
Ou plutôt quand je l'adore, Car sa vertu ne se doit moins aimer Qu'ingratitude accii«er ou blâmer.
5 Je laisserai donc parler
Ceux qui font de moi leur conte ; Un point me peut consoler Que ne puis recevoir honte, De leurs langues ne me garde Ayant Thonneur sous ma garde.
Celui qui aimer me daigne, Me conduit sous son enseigne.
Et à bon droit celui qui garde honneur, Car il est peint au vif dedans mon cœur.
CHANSONS
AUX BÈGNES DE CHARLES IX, DHENRI in ET D'HENRI IV.