‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 75 sur 181 · REFRAIN · texte numérisé non relu

REFRAIN

Au fan feyne Frerelelan, fatifan, feine

Frerelan, fan, Frère le lan bn ftinc fan l

Boutez selle,

Boutez selle,

Boutez selle ^

Boutez selle!

Avant, avant.

Gens d'armes, 9 cheval, Gens d*armes, 4 cheval.

Gens d'armes, à cheval, Tost à Teslendarl, tosl 9 Tistendarl,

Avant, avant.

Fan, fan, fan, bn, Fan, feyne, fan.

Frère le lan, fan, feyne.

Frère lan, fan, feine, fan. [ter.)

Farira, rirara, lala, farira ri, La, la, la, la, Tricque/lrac, tricque, trique, trac, Patac, tricque, tricque, trac.

Patîpatac, patipatac.

Alarme, alarme^ Choc, choc, pattpataç, patipatac.

Escampe toute frelore La tintelore frelore, Escampe toute frelore La tintelore frelore.

Escampe toute frelore, bigot I {ter. )

VU

!'• CHANSON

SUR LR SIÉGB DE MÉZIÈRES.

ihOGM DB BAYASD.

lei htmrgwy» de Miiiiret a«z bout capilainei et du diet Mizièret.

1 Dieu doint honneur et longue vie Aux bons protecteurs de Mézière, Qu'ils nous ont saulvé notre vie Tant par devant que par derrière.

Ceulx qui sur nous avoient envie Ont trouvé si forte barrière, Que maulgré leur dens et leur vie Furent contrainctz courir arrière,

2 On doibt bien avoir souvenance De Bayart, Montraoreau, Boucart, Larochepot, et leur vaillance. .

Bayart mordoit comme ung liepart; Moreau rua trop par oultrance, Lorge secourt, confort Bnucart.

Sans eulx le royaume de France Estoit en danger d'uug bon quart.

5 L*aigle ne sceut pas enfronter i^ochepot plus forte que pierre.

Nansot ne Poza confronter ; Maulevrier la broche tint serre.

Tous ensemble feirent troter Les fdulx Henouyers de grand herre.

Le roy les commanda froter A Bapaulme, dedans leur terre.

\ Et faut il mettre eu oubliance L*ardent et furieux eouraige Qu*avoit dlceulx toute aliance?

Piéton françoys disoit : J*enraige Que nous ne marchons eu deffense.

Brief n*y avott pas le bagaigé Qu^il ne voulsist mourir pour France ; Combien que soit ung dur passaige.

O très chrétien roy de France, Si vous sçaviez Tardent désir De batailler, et la vaillance, Les labeurs qu'ont voulu saisir Vos bons adventuriers de France, Tant qu^il en a fallu gésir, Leur donnez quelque récompense.

Se c*esloit vosire bon plaisir.

2* CHANSON

SUR LE SIÉGB DE MÉZIÈRES

la RépliqMe dft bourgoyt de Minières au eomtt de Nantot et à it» ffene.

i Comte Nansot, Félix, Francisque, Qui cuydés user de finesse, FaïUse nacion trop inique, Comment avez la hardiesse

Contrevenir au roi Frandiqu^?

Aditpartoydejeulilesse, Piiys qu'à luy voulié8 avoir ptcqu^ Qu'fl se vengeroil par rudesse. '

2 Vous avez bru» lé des vîllalges Qu'à vous fut grande villenle; Cestoyent voz nutritifz patsaiges Pour venir en France JoKe Quérir naraciaux bruvaiget, Des quclz voua faisiez vbèm ïye.

Fustea plus aotz qu'oiseaulx vollaiget D'avoir commis ceale follye.

5 Lors disiez que le roy couvoit, Puis qu'il ne venoit en défense, En son noble cueur concevoit La voslre folle oullrccuydance.

Contre vous guerre ne mouvoit, De sa foy n'avoll oubllance.

Quant a congneu qu'on le grevoît, S'est venu venger de roflfensc.

4 Vous veniez par une couverte Commencer la marche assaillir, Avoit encoires la main verte Contre vous ne vouloit faillir.

Voslre pensée fut ouverte Dedans Mouzon, et au saillir Toute trahison futaperte; Vérité ne peult défaillir.

» Combien que fussiés grosse armée, Gantoys, HespagnalU, Bourgqygnons, Guerre de paysans amassée, Lancequenetz et Brodions.

Henuoyers, coupeurs de ramée, Vous ne valiez pas dentx ougnons, Car v<>9lre avant- garde afTamée En vain gfcia tous ses canons.

6 Vous ne vouliez auoun dommaiiei Au royaulme do Frauon foire ; :iemb]oit â vostre doulx langaige Que n^estiez motifs de i*aiïaire.

D*ung faulx maulvais traistre couraigc Vous avez faict tout le contraire.

L'on 80 vengera du dommalge

£t s'on ne Vtteilt eomme vous faire.

7 Après que voelre aigle trop fiere Eut baiu Tair atBs povoir prandro La noibrt petite Méaière^

Craiognant moult fort la salamandre, Elle 8*envolla par derrière, Cuydant à Saint Qtfentiti descendre.

Le blanc lyon de sa grlffière Luy feit bien ses aelles descendre.

3* CHANSON

SUR LE SIEGE DE MÉZIÈRES

S'tnsujft une ballade.

Cheval fauveaii, au pied Wanc, demy mort. Fut à Mmtton aveugle, sans voir gowtle ; Honte le suyt <fiii le piqtie et le mort Comffie vieillard efféminé par goutte*

Bayart hanist et demande la jouUe; Bourgoigne fuyt, l'empire est en decours, France poursuyt, boiitereux ont eu cours, Lorrayne dort, Escosse est en escoutte ; Allemans ont peur, Metz les assauts redoui Flandres ymagine à recouvrer secours ; Les Henoyers se mutinent tousjours.

Espaignolz sont esbahiz sur tout homme; Bannys ne sont bien asseurez à Borne, Crainte conduict hors P^eapolitains, Gueldres en secret fait ouvraiges haallaîns On fait à tort grand oultraige à Guyse Qui est absent : son fer trempe, aguyse ; Mars brûle et art ses glaives de sang taies.

La salamand nourrist et s'y estainct; Quant du lyon assiz sur la terrasse Le cerf -voilant espérance conduict, De soy venger le tigre prent déduyt.

Promesse court entre France et Yenize; Pape est pensif, et Leuter prophétise.

Le Liège est tainct de rouge, espérant De faire Taigle à Millau impérant.

L'aigle a dueil de quoy son bien expire, Mais de deux maulx fault éviter le pire. Ne veult Murger plus de florins bailler. Ne Allemans sans argent batailler.

Suysscs plus prestz à manier la picque Que maistres aux arts recouvrer pragmatiqi Navarre entend à recouvrer le sien :

Quant de la Marche on n y entend plus riei

£n la balauce est la paix et la guerre Pour eu juger en mode d'£ngleterre ; Mais Luxembourg u'atcnd plus que hazart : TqI veult sans droict le bien d'autruy conquerre Qui du sien propre il pert la plus grand part.

4« CHANSON

SVn. LE SIEGE DE MÉZlàfiES.

Sur le ehani : H n'est chance qui me retourne.

1 L'empereur a faict une armée.

Monsieur de Nansolt, lieutenant ; n a monstre qu'il est meschant, Car il ne Ta pas bien menée.

2 Nous n*yrous plus à Yalenciennes, Car Tempereur s'en est allé;

Au départir il a plouré,

Car sa bource n'étoit pas plaine.

5 Chasteau Bouchain sur la rivière, Le roy passa le pont d'Aulgny, El là trouva ses enncmys; Il les a faict tourner arrière.

4 Millort Cambry a mis grand peine De pourchasser i\ip[)oinctemont; ^ous leur donnons trcsvrs ung an, C'est pour reprendre leur alleinc.

Nous n'yrous plus à Yaleocieiines, £n France uous fault retourner.

Nous garnisons nous (ault cherclier En attendant que Testé vienne.

5« CHANSON

SUR LE SIÈGE DE MÉZIÈRES

Chanion tU la folU tntreprUe det Henoyer» , dtuui k ci Cy congé prens de mes belles amours.

1 Le9 Henoyersy remplis d'ouUrecuydance^ Se sont en]oincU avec les Flamaiis , Pour venir faire le vendenger en France, Se sont partiz à tout grosse puissance Tant Barbansons, Namurois, Allemans.

Mais les dronquars, godalliers ignorans, Du boys torlu n'ont point gousté le ihiîct ; Sur Heuoyers les Françoys ont !e bruyl.

2 Ces quenteleurs ont fait plusieurs efforts Devant Mezières sans lui livrer assault, Disant ensemble : Nous sommes les plus for Mais aux portes sont venus les Françoys, Sont rués jus et mortz, le cueur leur fault, Mais ung Bayart leur fist fiaiichir leur sauU. Car devant luy toute 1 aruiéc h'enfuyt, b'ur Henoycr» les Françoys ont ie bniyt

5 Hz ont cherchez et ne sçavent trouver Le cueiir du roy très chrestien Françoy». Par leur follîé ils atoicnt mis couyeîr Picquarâ, Normans, Beauvoisins et François Qui sont esclotz drus, puissans, prins au choix, Desquelz de bref Henault sera dcstniict.

Sur Henoyers les Françoys ont le bruyt.

4 Povre Henault, regardez à Bapaulme, A Landrecy et Quesnay-le-Conte, Qui sont boutez à feu et flamme, Et n'y habite ne beste, homme ne femme. Il semble à veoir que vous n'en faictes conte ; Vous devenez avoir au cœur grand honte ; Vous enfuyés et Tarméc vous suyt Sur Henoyers les Françoys ont le bruyt.

5 Sotz Henolins, laxatiques droncquars,

Vous estes dignes que Ton vous maine paistre. Ne craindés vous ne Françoys, ne Piquars ? N'estes-vous pas bien glorieux coquars, De vous Jouer ainsy à vostre maistre Qui a puissance de vous tous i mort mettre £t de voz biens prandre ce qu'il luy duyt? Sur Henoyers les François ont le bruyt.

6 Marchez, truans, le passaige est ouvert^ Venez en France pour requérir voz veaulx ; Vostre grand orgueil est assez découvert, Povres sotars, vous estes prins sans vert. Nus et bastuz, on vous fera la moue ;

Tout est perdu, le ruy de vous se joue, Pour reconfort tout le peuple s'en rit. Sur Hnnotins le< Franrovs ont le brnvf.

Où est vostre prince, qui esloil si vaillant ? Je croy qu'il couve des sotz à la fuinée. Il est allé faire son ny à GancI ; O quel honneur pour piince sy puissant D'abandonner de sy loing son armée!

Il a rayson, car il craint la trouvée Du bon Françoys dont tout honneur reluyst. Sus, Hanotins ! les Françoys ont le bruyt.

6* CHANSON

SUR LB SIÉGR DE MÉZIÀRES.

I Chfinson nouvelle sur Madame a reçu le bont.

1 Parlons du comte de Nansolt

Et de sa grand folye ; Il s'est monstre ung très-grand sot Devant Mézières la jolye ;

Avoit cinquante mille Tous Hanouyers et Aliemans ; Les Bourguignons s'en vont fuyans.

2 Le roy catholique l'envoya A Mesière mener la guerre ; Le qu'il fist il se y en alla Pour cuyder grand honneur acqnerre.

Il n*y avoit nulz gens dedans ; Les Bourguignons s*en vont fuyant.

5 A Cedam point ne s'arresta Au-devant vouloit mettre le !»iége Car certes trop fort le trouva ; Demandez-le à ceulx du siège Qui a bien souvent payé le paie An cul d'une prison dedans;

*. Les Bourguignons 8*en vont fuyant.

4 Quand fut sans ce déclairer Au Françoys à mener guerres Mesiëre est venu assiéger Où il trouva des gens de guerres.

Et Iny, pensant t son affaire.

S'en est fuy comme meschant ; Les Bourguignons s'en vont fuyans.

8 Du roy estoit le lieutenant Monsieur de Bayart, dans la ville, Lequel c'est monstre bien vaillant Pour leur garder la bastille.

La Rochepot point je n'oublye, Et Monmoreau, Bayart et ses gens ; Les Bourguignons s'en vont fuyans.

6 Celuy qui a fait la chanson, II est du pays de l'empire ; Jamais ne fut en sa maison .* Aussi son cas trop fort empire Il a composé tous ces chantz.

Les Bourguignons ft'en vont fùyans.

CHANSON

SITR LES FLA)IANS HE50UYRh.S ET RAABAVROM

Sur le chnnl df : A vous, belle, je me complaina.

i Dieu si vueille garder de mal Le roy Françoys le premier de ce nom ; Il est hardy, franc, courtoys et loyal, A tous costez il baille son renom.

Il a cueur de lyon,

Puissance de griffon.

Contre les eunemys

Ressemble au pclicant

Qui son cueur va parsant Pour ses amys.

2 Quant nous TÎmsmes auprès de Cambresy, Pour mestre tous en nos subjeciions.

Ont apporté tous les clefz du pays De bourcz, de villes, de chateauU et dongoi

En demandant pardon,

Grâce et rémission

Au roy des fleurs de lis.

El les mestre eu rançon

Affin que de cueur bon

Mous garde leur pays.

5 De la ontreimses en Henault, Cuydant trouver les villaiiis Haiiotins,

V Landrccy baillismes troys a^saiilx Depuys nonne devant que vcspre vint; Mes les coquins

Devant qu'il fut matin

S en allèrent fuyant,

INe sçavons le chemin

Que tindrent les matins

^'ous aller eschapant.

4 Trois jours après trouvâmes Hanotins

Qui venoyent fort pour nous bailler le choc; ^iouii les trouvâmes arrengés au chemin, L'artillerie d'Efia les batoyt fort ;

Quand ils voient le fort

El aussy le confort

Du noble roy Françoys,

Nous tonrnirent le dos

Et s'enfuyrent tous

A Valenctennes droyt.

5 Bapaulme, Bouchain et la forte Boussin, Nous mismes tout en grand destruction ; Villes, chasteaux, auss^y f iltages plains. Nous mismes tous en feux et charbon.

Quel désolation.

Et quel perdition Tout partout le pays î Maintes femmes enceintes, Mains petits en fans sont Demoure2 orphelins.

«> Trembler feismes Valenlicïirtë, Douây, Aussi Arras et le pays voysin.

Et la vi'ismcs bailler un^ grand effroy ICi) U ville qu'on appelle TTcdin ; (iîu* h»s matin*».

Tons remplis de yenin Altendirent le choc.

Mais ils furent tous prins Et mis à povre fin, Puis pillez bas et hault.

!'• CHANSON

SUR LA PRISE D*HEffDÎN.

i L*autre jour je chevauchoie A Hcsdin la bonne ville, Rencontra y trois Bourguignons, Je leur dis mal advcnture.

Vive le roy î

3 L'artillerie du roy Françoys A troys lieues fut assiégée.

Du premier coup qu'il frappa, Fut au bordeau de la ville ; Kt du second coup d*après, Fut à Tentour de la ville.

Vive le roy î

5 Les advcnturiers françois Sont outrés dedans la ville.

Ils monièrent sur les murs

F.eur enseigne desploiée, En plantant la fleur de lis.

Eu criant : Ville gaignée!

Vive le roy !

À Les daines sont au carneaulz, Qui piteusement s^escrient :

Hélas ! monsieur de Bourbon, Voicy piteuse justice, De prendre ainsi noz barons, Mettre le feu dedans la ville.

Vive le roy !

5 Lancequenetz et Bourgoignons, Des pierres nous ont gettées; Se sont retirez au fons Et aux carrefours de la ville.

Les adventuriers françois En ont fait la boucherie.

Vive le roy I

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