‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 78 sur 181 · CO>TR£ LES PROTO.NOTAIRES · texte numérisé non relu

CO>TR£ LES PROTO.NOTAIRES

Brantôme commence aiu:»! son discoufs xxviij*, dans la f te des grands capitaines et hommes illustres français :

m Monsieur de l'Escun, frère de M. de Lautreq. fut ') un bon capitaine, mais pourtant plus hardy et vail- » lant que sage de conduite. 11 avoit esté desdié à la » robe longue, et estudia long temps à Pavie, du temps » du grand maistre Cbaumont,que nous tenions Testât *> de Milan paisible ; et rappelioit-ou le prothenotaire » de Fuix, mais je pense que c'esloit, comme dit i'Ë«pa- » gaol, un lelrado que no ténia muchas Utras, c'est- » à-dire un lettré qui it*avoit pas beaucoup de lettres,

— 8« — » comme estoit la consluitic de ce lemp>-là des pr » notaires, et inesmeti de ceux de bonne maken, de ii » gnèrcs sçavaus , mais de se donner dn bon te » d'aller à la ehaase, de jouer, de se pourmener^

» Pamour, et la plupart faire les psnvres g

• hommes qui estoiont à la guerre. Aussi, de ce tein » cliaiitoit une chanson d'une dame :

Passerez -vous fou«jours par cy (b(9), Prothenotaire sans soucy?

!'• CHANSON

SLR LA BATAILLE DE PAVIK.

La chanson nouvelle /aie lé jxir les avanluners eslan» a lajom de Pacie du noble roy de France, Sur Im choHi : UcdUI fleur de aoble^M;.

1 O noble roy de France Tant aymé et requis, Des nobles la substance, De vaillance le prb.

Ung chacun te guémente, En te plaignant très fort.

Pi^ends du cas passieuce Eu prenant reconfort.

2 Se fut devant Pavie, Là se fist la journée ; IVEspaiguolz treille mille, Il avoit 10(1$ armé.

Des Laiisciuenel?. graut Hiyte Il furent amené (Jullre ceulx de Pavie Oui dessus ont donné.

3 Dessus les bons Franroys Se sont venus getter, Préparant leurs hamoys Pour du tout les grever.

£n usurpant leurs droys, Qu*avoyent en la duché, Dieu souffrant et courtoys Le leur vendra bien cher.

 Le roy en la bataille Si n'a point reculé, Frappant d'estoc et de (aille Sans nully espargné.

Mais alBn que ne faille, Je vous dis vérité, Trois chevaulx de paraige Soubz lu y furent tués.

5 Dieu vueille avoir Tàme Des nobles trespassez Qui ont passé la lame Dont leurs {oars ont flnez.

Sa este sans difTame, Car bien si sont portez.

Prions Dieu, Noî^lre Dame Qui les vueille saulver.

6 La fleur de noblesse Il monstra soo eiïect

Si treiïort qu'en la presse Ont estez prins de fect.

Mauldit soit qui ne cesse Procurer trahison ; Cest d'envie le sexe Qui promet ce guerdon.

7 Qu'a faicte la chansonnette, Ce sont gentilz galans, Qu'estqyent en la deiïaicte Bien marris et dolens, Voyant le roy leur maistre Combattre vaillamment; Mais par gens deshonneste Fut laissé lâchement.

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