CHANSON NOUVELLE DR DA NOBIS
Sur le chaut : Si j'avois fait.
i Et Da nobiê
ïu es bon compaigtion, [bUi Tu as promis
Au noble roy Francjois
De ta simple pei sonne
Désire prêt à partir
Si le tabourin soiuie, Hélas ! se le tabourin sonne.
2 El Da nobis
Tu es bien ahiiê; (bis) Et les Normans
Te oiU icy apporté
Uti merveilleux libelle
De le faire mourir
Se tu n'y mclz remcde, Hélas! se tu n'y melz remé'Ic.
IIÀ NOBIS.
5 Mon lieulenant
M'avoil sa foy promis ; (bia) Mais maintenant
M*a joué d'un faux tour,
M'a joué de finesse.
Las! il a tint huit jours
Mon cueur en gnuit tristesse, Hélas! mon cueur en grand trislesse.
4 Adieu Rouen,
1^ ville d'où je suis, (bit)
Sus Teschaffaud Il m'y convient mourir.
Finer me fault la vie^ J'ay regret à mourir, Pour Tamour de m'amye, Hélas! pour Famour de m'amvf'.
5 P.ossignolet,
Qui chaule au bois joliy,
Va à Rouen, A ma femme et luy dy Que ne se desconforle, Que je m'en vois mourir.
Qu'on me baille la corde, Hélas! fpron me baille la conle.
CHANSON NOUVELLE
DR» OALLOn ET PaOVKNCEAULX ODI 80>T PARTIS DE DEVANT LA VILLE DE RODEN,
«11- « ckanu ,Mr U chant d, : Kt D» Nobta.
1 Adieu Bouen, Et les filles aussi î (bis)
Soudainement II nous convient partir De Rouen, bonne ville, Par un grand desplaisir, Diieil et mélencolye.
Hélas! dueii et mélencolye.
2 Les grands rcgretz Des filles de Rouen, (bît)
Qui de pacquelz Ont porté longuement Par devant et derrière; Car ils avoient argent En bource et gibecière, Hélas! en bource et gibecière.
5 Les Provenceaulz Et les soudars aussi, (6t>)
D'habitz nouveaulx Tousjours estoient jolys
Pour complaire à ces filles :
Leur baillant de Targent Pour avoir des coquilles, Hélas! pour avoir des coquilles.
4 Rouen ! Rouen !
Tu ty dois resjouyr : {bis)
Car lu as veu Tes ennemys fuyr ; Les enfants de misère Qui t'ont voulu occir, Faire grand vitupère, Hélas! faire grand vitupère.
5 Un nombre grand
Sont courus après eulx {bis)
£n souspiraut £t essuyant leurs yeulx, Ptorant à grosses larmes, Marris et bien honteux, Sans tenir autres termes, Hélas ! sans tenir autres termes.
a Les plus braves £t les mieulx armés {bis)
Courant après En portant leurs souliers Estant à grosse alaine, En leur disant : Adieu, J'avons perdu noz peines, •
Hélas! j'avons perdu noz peines.
7 Celuy qui fist Cesle jolye chanson, (bis) Un cuisinier,
Oui cstoit de Lyon, Cuisinier en gaUére, En tialKiiit Taviron Tousjotirs en grand mmre, II<'l;«sî tcusjonrs en grand misère.