ISRAËL
s'ensuit la rencontre et DESCONPITrRE
DES HENNOYERS
FAICTE SNTIIS RAINCT POL ET BEnfU^CS.
 la journée de Fin Fafcte den Hennoien Par no8 gens mia à fin
Et moult fort anoyez.
1 Hennoyers, gros paillars, Venéfl auprès Péronne, Pour faire les pîllars, L'on vous donera l^aumosne.
La cloche ung petit sonne Quant on vous voit venir ; Dieu veult et droit Tordonne Qu'on vous vueille pugnir.
â Droigt à ung vendredy, Devant Pasques flories, Yinstes à Cartigny A. grosse compaignie, Vous n'en r'alastes myc, Sans estre bien esconx ; Par bataille rengie Le butin fut escoux.
3 Quant vint au premier sauU, Vous attendiez bataille, Mais on vous fist assault D'une terrible taille^
Vous ]>atlant plus que paille, Fuslcs lues ou pris.
Il iry a nul qui vaille De vous pour avoir pris.
4 Vous tournastes le dos, £11 craindaut Tadventure, Et sans trouver le bos.
Auprès mis en cousture.
Mis à desconfiture Eussiez esté treslous, Mais en saison future Ëncores y viendrés-vous.
5 Ung cent de vos amys Sont couchez sur la terre A jamais endormis Comme gens qu'on enterre, Ment auUres sont grant erre Plongez en noz prisons, S'on ne les vient requerre Bien peu nous vous prisons.
6 Se sembloit troppeaulx Devant la bergerie, Liez de leurs drappeaulx Pour Tensanglanterie.
De la coquinerie
Et la povreté d*eulx On faisoit mocquerie.
Les menant deux à deux.
7 Ce faict fut mis à fin.
Je vueil bien qu'on le sache, Tout droit auprès de Fin, Estoil du sang la trache ;
Kl niiprès ceste place, Tronic ans il n*y a point, Voz gens par ficrc audace.
Et pourtant, Bourguignon», Se vous venez plus courre, Couvres bien voz lignons Qu'on ne les fasse escourre. Vous vous ciiidoz escourre De ce qu'avés perdus ; Tel cuide aultruy secourre, yui luy-mesme est perdu.