‹ Recueil de discours préparés [microforme]Chapitre 18 sur 31 · CAMARADES · texte numérisé non relu

CAMARADES

La cordiale réception que vous venez de nous offrir, n’est pas une surprise pour nous. Nous nous y attendions, connaissant l'hospitalité fameuse du... régiment ; cependant nous ne pouvons manquer de vous en remercier bien chaleureusement. En mon nom et au nom de mes compagnons d'armes, je dois vous dire que votre bienveillante courtoisie est reçue avec toute la cordialité qui l'inspire. Nous n'avons pas, entre militaires, le goût des froides formalités. Elles n’ont pas raison d’être entre deux corps militaires dont le seul désir est de resserrer les liens d'amitié qui les unissent. Nous sommes avant tout et par-dessus tout des camarades.

Nous pouvons lire sur vos visages la sincérité de votre bon accueil et nous suivrons votre avis, nous allons nous mettre parfaitement à l'aise. Nous capitulons, nous nous rendons sans conditions, nous n’exigeons ps même d’être prisonniers sur parole,

Pour la fête d'un ami.

Messieurs,

Nous sommes réunis ce soir pour fêter un joyeux anniversaire. Notre excellent ami, au moment d'atteindre une nouvelle étape de sa carrière, nous a conviés à nous joindre à lui pour célébrer ce joyeux jour. A son appel, nous avons rejeté loin de nous le harnais des affaires et des préoccupations et nous sommes venus, le cœur sur la main, le féliciter d’avoir aussi heureusement parcouru cette longue route et lui souhaiter un bonheur constant pour l’achever. On me dit qu'il existe une formule spéciale pour la circonstance, formule que nous avons tous entendu bien souvent débiter; mais je veux sortir du chemin battu. Puisque nous sommes entre amis, je ne veux pas m’en tenir à des prescriptions strictes, je veux que ce soit le cœur qui parle. Nous sommes tous heureux de voir notre hôte tenir si gaillardement sa place dans la grande bataille. Connaissant sa force et son énergie, nous ne doutons pas qu’il puisse lutter longtemps encore contre le vieillard camus qui,

la faux à la main, se promène dans nos rangs. Tout ce que nous lui souhaitons, c’est de beaux et vigorifiants éclats de soleil sur sa route, c’est de ne pas rencontrer d’écueils et, pour de longues années encore, de pouvoir rencontrer ses amis et fêter avec eux chacun des chiffres qui s’ajoutent à ses longs états de service dans la s0ciété.

Je crois, messieurs, répondre aux désirs et aux sentiments de tous en vous priant de boire à la santé de notre ami, à sa prospérité et à sa longue présence parmi nous.

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Réponse.

MESSIEURS

Si j'étais un orateur, j’essaierais de répondre aux sentiments que vient d'exprimer notre excellent ami, et qui sont, je le sais, ceux de chacun d’entre vous. En tout cas, je vous remercie de ces bons souhaits et soyez convaincus que je vous les rends au centuple. C'est toujours une grande joie de retrouver sur sa route de bons et

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