‹ Recueil de discours préparés [microforme]Chapitre 7 sur 31 · JEUNES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

JEUNES ÉLÈVES

L’hommage que vous me faites de votre respect, de votre confiance et de votre affection est

le plus Précieux présent que vous pouviez m'offrir. Votre estime a pour moi plus de valeur qu'aucun autre Cadeau, et si j'accepte cet élé- &ant objet, c’est Parce qu’il est pour moi une Preuve de cette estime. Bien des gens regardent l'éducation de la jeunesse comme une ti-

ce à la discipline scolaire, vous m’avez quelquefois, Peut-être, trouvé un Peu sévère, mais vous

du succès. La démocratie est Je Souvernement des “ grands enfants ”:; avant que l’homme puis. se exercer sa Souveraineté, il lui est indispensable de subir une période d’absolutisme. Mais

le témoignage de ma propre conscience, ma plus précieuse récompense. Je vous remercie du fond du cœur, et fais pour votre avenir tous les souhaits de bonheur que vous pouvez désirer de votre professeur et ami.

Sesete

Speech pour une personne visitant une école et s'adressant aux enfants,

Més ENFANTS,

Ce n’est pas dans un simple but de curiosité que j'ai tenu à vous voir à votre travail: évidemment, comme il était de mon devoir de le faire, j'ai voulu m’enquérir de la façon dont vous profitez des bonnes leçons qui vous sont prodiguées, et constater le soin avec lequel vous est départi ce grand bien de l'instruction. Vous êtes assez grands maintenant pour qu’il ne soit pas nécessaire de s'étendre devant vous sur la nécessité et limportance de l'éducation. Les exemples que vous avez autour de vous suffisent

Pour vous montrer qu'aujourd'hui il n'y a plus de place pour l'ignorant et que dans la grande € pour la vie, les derniers à l’école sont sûrs de rester en arrière sur Je chemin.

Mais j'ai tenu à vo

ays. Il importe que

la jeunesse sorte bien outillée des écoles pour

lement défendre son nom et sa patrie, c'est-à-dire, le patrimoine que nous lui laisserons.

L'éducation est une nécessité nationale et patriotique, et Personne ne peut s’en désintéresser.

Je suis heureux de constater que vous êtes de bons travailleurs, des élèves studieux et appliqués.

Je vous en félicite comme j'en félicite votre maître, en vertu de l'adage “ te] maître, tel élève.”

Tout ce que je vous demande, c'est de persévérer, de toujours vouloir plus savoir, car on ne sait jamais trop et même jamais assez.

Apprenez, étudiez et vous ferez des citoyens patriotes et utiles,

Présentations pour offrir un service d'argenterie 4 un employé public.

Monster,

Au nom d’un comité de vos concitoyens qui

représente la masse de vos admirateurs et amis, j'ai été prié de vous offrir ce service d’argenterie, comme gage du prix qu'ils attachent à votre zèle, à votre fidélité et à l’exquise courtoisie dont vous avez fait invariablement preuve dans l'accomplissement de vos fonctions. Le métal Pur est bien ce qui convient aux vertus solides, c’est ce qui explique pourquoi le témoignage de notre estime et de notre respect prend cette forme brillante: l’argent pur est le type exact de la confiance sans mélange que nous re-

Posons dans votre intégrité et votre habileté. Je n'énumérerai Pas sur quoi se base cette confiance. Il me suffira de dire que le travail ac- Compli par vous ou sous vos ordres est le vrai livre où se lisent vos états de service; lorsque Vous passerez en revue vos actes, vous n'aurez Pas à rougir de vous mème, et vous pourrez regarder en face votre image reflétée dans le poli de ces somptueuses pièces. Le vil métal fut quelquefois le prix de Ja trahison; mais en dépit de cet emploi indigne, il demeure sous la main de l’ouvrier qui le travaille dans son état de virginité native l'emblème de Ja valeur exempte de souillures, C’est à ce titre que nous vous offrons ce cadeau; nous y joignons les vœux de ceux qui ont eu amplement l'occasion d'estimer sincèrement votre caractère et votre talent, et qui vous souhaitent santé, bonheur et prospérité,

Béponse.

MoNSIEUR,

Bien que j'ignore si j'ai réellement mérité ce magnifique souvenir de la bonne opinion professée à mon égard par les amis que vous représentez, je l’accepte avec fierté et reconnaissance. L'accomplissement fidèle d’une charge publique n’est que l'exécution d’un devoir; je dois cependant admettre qu'il est très agréable de recevoir des gages d'approbation de la part de ceux dont on a cherché à conquérir l'estime.

Je suppose que la valeur intrinsèque de ce somptueux présent est considérable; mais toute sa valeur consiste pour moi dans l'intention et l’idée des donateurs. Leur but était, je pense, de rendre plus facile encore pour moi, à l'avenir, l'exécution de mon devoir, en me montrant avec tant de générosité qu'ils étaient satisfaits de ma conduite passée. Je les en remercie. Le travail dans ces conditions devient un plaisir. Une seule chose pour moi serait à redouter en face

de ces indices de partialité trop évidente de mes concitoyens, ce serait de m'enorgueillir et d'évaluer mes services au prix qu'ils y attachent au lieu de leur valeur réelle qui est bien peu de chose. Alors, j'espère que vous voudrez bien me rappeler sans ménagement à Ja réalité. En tout cas, je vais essayer d’enrêner solidement ma vanité que votre présent et vos éloges pourraient rendre rétive. Plaire à tout le monde n’est pas le don de tous les mortels, et je dois Compter, suivant la règle, des amis et même des ennemis; mais fort de ma conscience, je puis

faire peu de cas des ennemis que l’impartialité Constante crée tout aussi facilement que Ja partialité momentanée. Soyez assez bon, monsieur, d'accepter pour vous et de transmettre à tous ceux qui ont participé avec vous à ce gracieux cadeau, l'expression de ma plus chaude reconnaissance.

Présentation de cadeaux à un employé public qui prend sa retraite.

MoNSIEUR,

Un grand nombre de vos amis m'ont confié l’agréable mission de vous exprimer combien ils apprécient les services que vous avez rendus au public dans l'exercice de vos importantes fonctions et de vous assurer qu’en rentrant dans la vie privée, vous emportez toutes leurs sympathies accompagnées de vœux sincères pour vo-

tre bonheur et votre prospérité dans l’avenir. Ils m'ont également chargé de vous prier d’accepter ce gage de leur constant souvenir, destiné à bien montrer combien ils admirent votre probité et votre dévouement aux intérêts du public, sans oublier les hautes qualités personnelles qui distinguent en vous l’homme et le citoyen. Je me joins avec la plus grande cordialité au désir qu’ils éprouvent de rendre hommage à votre caractère public et privé, et je vous prie d'accepter ce témoignage de notre amitié, non pas tant comme un compliment à la fermeté et à l’hon-

nêteté de vos convictions politiques, mais encore comme la preuve de la sincérité et du désintéressement de notre estime.

Stecce

Réponse.

Monsreur,

Je ne crois pas que le citoyen le plus modeste puisse se refuser à accepter un témoignage, si flatteur qu'il soit, lorsqu'il vient du cœur de

ceux qui ont été le plus à même de se former une idée juste de son caractère en général; bien que souvent leur bienveillance puisse les pousser à apprécier trop favorablement son habileté et ses capacités. C’est avec le plus vif plaisir que j'accepte votre cadeau et je le conserverai toute ma vie comme un souvenir inoubliable et comme un certificat durable de la bonne opinion d'hommes dont le jugement doit avoir pour moi le plus de valeur. Le proverbe dit que les égoiïstes ne saluent jamais le soleil couchant; dans ce cas, il est impossible de donner une fausse inter

prétation à votre démarche vis-à-vis d’un serviteur public qui rentre dans la vie privée. Je vous remercie, bien cordialement, monsieur, ainsi que ceux dont vous êtes l'interprète, pour cette haute manifestation d'approbation et d’estime, É

.+e< Présentation d’une montre à un chef politique. Monsieur,

Un axiome politique veut que toute chose ar.

tive à son heure et que chaque homme vienne à son temps; aussi avons-nous cru qu'il n’était pas d'expression plus sûre que le cadeau que nous vous offrons pour démontrer combien nous apprécions le rôle éminemment patriotique que vous jouez parmi nous. Pénétrés de cette idée et désireux de donner une forme tangible à leur admiration, un comité de nos concitoyens m’a chargé de vous remettre, avec ses meilleurs souhaïts, ce magnifique chronomètre d’or. Les rouages en sont ausi compliqués que ceux de l’or-

ganisation politique que vous savez si heureusement manipuler, et le moindre obstacle, tout comme dans la machine politique, peut entraver le fonctionnement de tout le système. Si les mouvements sont réguliers et cadencés, tout va bien; mais si les écrous se relâchent, rien ne va plus. Il nous a donc paru qu’un présent de ce genre était dans l’ordre, comme emblème de la régularité et de l'harmonie dont vous vous êtes toujours montré l’adepte en arrêtant toute tentative de discorde et de rupture dans les rangs dont vous avez la charge,

Le vaillant concours que vous avez si souvent prêté à la bonne cause méritait cette reconnaissance opportune que nous vous manifestons sous cette forme utile. Nos adversaires s’a- Percevront sans aucun doute de l’heure qu'il peut être lorsque nous les rencontrerons aux polls et, dans l'intervalle, l'aiguille infatigable enregistrera fidèlement les heures qui nous séparent de la victoire. Et maintenant, monsieur, peimettez-moi de vous exprimer combien tous vos amis espèrent que vous pourrez porter long-

temps le modeste gage qu’ils vous offrent aujourd’hui de si grand cœur,

te<eece

Réponse, Monsreur,

Il existe, je crois, des formules banales et sè-

ches pour répondre aux compliments que vous venez de m'adresser pour votre pari et au nom de ceux qui se sont joints à vous. Mais je préfère m'abstenir de toute espèce de vieux clichés et répondre suivant mon cœur plutôt qu’au gré des formules admises. Nous avons tous travail- 1é ensemble dans l'arène politique, et rien n’exige, entre de vieux amis comme nous, un déploiement de cérémonies qui ne fut jamais nécessaire lorsque nous faisions côte à côte les luttes du grand parti auquel nous sommes fiers d’appartenir. Vous me faites grand honneur en m'offrant comme gage de votre approbation de mes humbles services le beau cadeau qui vient de m'être remis, accompagné des paroles aimables

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et bienveillantes qui vous venez de prononcer et qui en rehaussent la valeur à mes yeux. Je ne puis croire que la noble tâche que je m'étais imposée avec vous pour le triomphe de la bonne cause méritait un tribut aussi éclatant, mais je suis fier de recevoir votre délicat témoignage. Lorsque mes regards se dirigeront vers le bijou élégant et utile que vous venez de me remettre, je me rappellerai constamment tous les amis auxquels je le dois. Je sais qu'ils sont aussi solides que l’acier qui en compose le grand ressort; aussi sûrs que les heures portées sur son cadran, et j'espère que nos calculs seront toujours aussi justes que l'heure qu’il indique fidèlement.

LEE] Cadeau d'une bague avec diamant, ou épinglettte en diamant, ou canne à pommeau d’or à un politicien éminent.

MonstEur,

Le comité au nom duquel j’ai l'honneur de parler vous a invité à nous rencontrer ici ce soir

pour l’accomplissement d’un devoir plaisant et amical. Nous venons au nom de ceux qui ont travaillé avec vous au succès de ce qu’ils croyaient être le vrai intérêt du corps politique, vous offrir un gage modeste de notre approbation et de notre confiance. Nous vous prions d'accepter ce petit cadeau, non pas en récompense de vos services politiques — car cette reconnaissance vous la possédez sûrement dans la conscience du devoir accompli — mais en souvenir de l’estime que nous professons pour vous. La fidélité aux principes est le joyau intime des âmes patriotes, son emblème précieux se trouve dans cette pierre (...ou ce métal) immaculé et c'est la raison qui l’a fait choisir par vos amis politiques comme témoignage convenab:e de l'estime dans laquelle ils tiennent leur fidèle et vieil ami politique. Nous savons que tout ce qui fait le charme de ce présent, ce sont les circonstances et non pas sa valeur intrinsèque. Il représente des sentiments et des pensées qui ne peuvent ni se ternir ni disparaitre pas plus que le temps ne peut atténuer l'éclat de ce pur diamant. Qu'il indique longtemps encore l'estime

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dans laquelle vos concitoyens vous tiennent à la fois comme citoyen et comme homme privé | En même temps que ce modeste hommage, nous vous remettons des résolutions amicales adoptées dans une réunion de vos concitoyens, et nous sommes heureux de vous assurer en leur nom comme au nôtre, que ce présent est un témoignage spontané d’añfection et d'estime.

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Réponse à la présentation d’une montre ou d’un diamant à un politicien.

MESssrEuURs,

Un brillant présent, accompagné comme dans le cas actuel d’un brillant discours exige une brillante réponse. Mais je suis bien modeste, mon imagination est restreinte, ce ne sont pas là des conditions favorables pour un déploiement d’éloquence. Cependant si ma bouche pouvait exprimer ce que ressent mon cœur, les mots ne me feraient pas défaut pour vous exprimer ce que je pense. Je laisserai pour le mo-

ment parler mon cœur et mes paroles n’en seront que plus sincères. En disant que je remercie mes amis et mes concitoyens de ce gage de leur estime et de leur confiance, je vous prie d'inclure dans ces quelques expressions tout ce que vous pouvez concevoir de cordiale et d’anxieuse émotion. Veuillez dire, monsieur, à ceux que vous représentez que je leur rends de tout

cœur l'affection dont ils font preuve à mon

égard, que je suis fier d’être leur allié politique et leur ami personnel, et que pour longtemps encore j'espère travailler avec eux, la main dans la main, au triomphe des principes que nous soutenons ensemble et me réjouir en leur compagnie de bien des victoires encore.

Je ne puis, monsieur, admettre avec vous que ces bijoux éclatants soient l'emblème de qualités dont je sois doué. Je préfère comparer leur poli et leurs reflets à l’avenir du parti av-uel nous appartenons les uns et les autres. Piusset-il être lui aussi toujours sans tache et sans défaut; s’il en est ainsi, son succès est certain, car dans un pays comme le nôtre, le vrai seul sub-

siste ei triomphe. C'est avec une grande fierté que je porterai le magnifique souvenir dont m'ont gratifié mes amis; j'en serai fier, pas tant à cause de sa propre valeur, mais parce que c’est l'indice de la confiance politique et de l'estime personnelle dont m’honorent des gens que je respecte et avec les idées desquels je sympathise le plus cordialement du monde dans toutes les questions politiques.

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Présentation d’une coupe au vainqueur d’une course à la rame.

MonsIEur,

Appèlé à vous décerner le prix que vous avez remporté dans le dernier concours nautique, j’éprouve un vif plaisir à vous remettre cet élégant trophée. Tout le monde a admiré les excellentes qualités de votre jolie embarcation et l’habileté avec laquelle elle a été manœuvrée et je suis sûr qu'aucun de vos rivaux moins fortunés ne jalousera une récompense si justement

méritée. Le grand moteur à la mode, la vapeur et ses dérivés, n’ont pas encore tué la voile et tant que nos infatigables constructeurs consacreront leurs veilles et leur savoir au perfectionnement des lignes et de la voilure de nos rapides chaloupes, c'est-à-dire tant que nos rivières continueront à laisser couler leurs ondes bienfaisantes et hospitalières, les tournois aquatiques comme celui auquel nous venons d’assister charmeront le goût du public. La navigæ tion à vapeur n'offre pas autant que la course sur les flots à voiles déployées, l’occasion de mettre à profit l'adresse et le jugement. Les courants contraires et les marées adverses sont domptés par la force brutale qui annihile l’espace et le temps: mais, sous la toile, tout dépend de l’habileté et du calcul de l’homme. Les succès de la voile sont des succès intellectuels et seront toujours plus glorieux que des triomphes dus à une force mécanique et qui n’ont pour limite que sa quantité ou son mode d’application. Aux compliments que mérite votre victoire, je me permettrai d'ajouter l'espoir que

nous assistions pour de longues années encore aux joûtes viriles de la voile et de l’aviron.

Monsreur,

Vous me permettrez, en recevant le prix magnifique décerné à mon bateau pour la victoire qu’il a remportée dans la dernière joûte, de vous remercier des termes flatteurs dont était accompagnée la remise de ce trophée. Le (nom du bateau) a l’heureuse fortune d'être vainqueur aujourd’hui; une autre fois, la prochaine peut-être, le destin changera. Si ce cas se présente, je n’en ressentirai aucun chagrin et j'espère prendre ma défaite d’aussi bon cœur que les amis vaincus dans le tournoi amical d’aujourd’hui. Nous avons, je crois, entre navigateurs, assez d’esprit de corps pour nous réjouir de nos succès mutuels et pour prendre un intérêt commun aux <ourses accomplies par nos embarcations <t nos équipages nationaux.

Naturellement je suis fier de mon bateau. Je ne serais pas, sans cela, un vrai marin. Mais je sais aussi que ce n’est pas toujours le navire le plus rapide qui gagne la course et que les circonstances favorables sont pour beaucoup dans les courses à la voile. Quant à ce splendide trophée, je dois dire qu'il me rappellera longtemps la cordialité qui a caractérisé la joûte d’aujourd’hui, et dont les remarques que nous venons d’entendre sont f’heureuse expression; je lui donnerai la place d’honneur parmi mes souvenirs les plus précieux, et sa vue me causera toujours un plaisir sans mélange.

LEr TE) Présentation d’un sabre à un officier.

CoLoNEL,

Je sais qu'il y a certaines règles et diverses formules à observer dans une occasion comme celle-ci; mais je crois assez connaître les dispositions et le caractère de l'officier auquel j'ai l’honneur de m'adresser, pour considérer qu’il préfère la franchise au formalisme et quelques

mots qui partent du cœur, aux compliments de convention. Vos amis, colonel (ou plutôt une portion de vos amis, car la totalité comprendrait tout ceux qui ont le plaisir de vous connaître), vos amis m'ont prié de vous remettre ce sabre en souvenir de leur estim: personnelle et en reconnaissance du zèle, du dévouement et de l'énergie qui ont marqué votre carrière de militaire. Le plaisir que j'éprouve à remplir la tàche qui m'est confiée est bien légitime; je vous salue, au nom de tous vos concitoyens qui ont voulu me choisir pour porte-parole et j'exprime en leur nom et au mien l'espoir que vous vivrez longtemps pour porter et pour tirer au besoin, dans de longues années à venir, l'arme que nous commettons à votre garde. Vous n’aurez peutêtre jamais d’autre occasion de mettre cette flamberge au vent que dans des revues ou dans d’autres circonstances pacifiques. Nous ne souhaïitons pas qu’il en soit autrement, car tous les bons citoyens — et j'ajouterai, tous les soldats chrétiens — aiment la paix et déplorent la guerre. Mais nous connaissons l’homme à qui nous

nfions cet acier, nous savons qu'au besoin il le sortira du fourreau Pour défendre les intérêts du pays et l'honneur du drapeau, ou pour faire observer la loi et l'ordre. Nous savons que jamais bonne arme ne fut placée dans des mains plus loyales ni plus patriotiques, dans des mains où elle est plus sûre de rendre un. service plus efficace Pour les causes justes.

Réponse de l'officier.

Auis ET CAMARADES,

Je ne m'enorgueillirai pas de ce superbe présent, pas plus que des paroles aimables qui l’ac- Compagnent, car bien que je les sache parfaitement exagérées, eu égard à mon faible mérite, votre idée n’était pas de vous livrer à une simple flatterie. Mais, je Puis vous assurer que j’apprétie hautement ce cadeau et les sentiments de ceux qui me l’offrent. Tout homme, si faible que soit sa vanité, serait heureux de recevoir de ses concitoyens une pareille marque d'estime. J'ac-

cepte avec tous les remerciements possibles votre cadeau martial, qui possède à mes yeux une double valeur, celle d’un gage d’estime et d’amitié d’abord et aussi celle d’ustensile professionnel. Je le conserverai toute ma vie comme un de mes plus chers trésors et comme un souvenir inoubliable.

Dans les temps anciens, le candidat aux honneurs militaires ne recevait son sabre et ses éperons qu'après les avoir conquis par quelque action d'éclat. Je suis plus heureux que cela. La récompense de mon mérite militaire m'est remise d'avance, sans avoir été gagnée et il me reste à prouver les titres que j'y puisse avoir. Je vous avoue que ce n’est pas le bon vouloir qui me manque et que si vous avez pu vous faire illusion sur mes aptitudes, vous n’avez pas exagéré mon zèle martial. Vous avez raison de considérer la guerre comme un grand fléau et le sabre comme un outil dont la place est au fourreau, si on peut l’y conserver avec honneur. Vous avez bien fait aussi de dire que l'arme dont vous me faites don serait prompte-

ment tirée pour la défense de notre patrie, pour venger sa constitution et ses lois. En vous re merciant encore, vous et vos amis, pour ce jol cadeau, je vous souhaite tout le bonheur et toute la prospérité que vous méritez et que vous pouvez désirer. :

ttececs

Présentation à un Directeur ou Surintendant de chemin de fer qui quitte la Compagnie.

Monsieur,

En vous offrant ce témoignage d’estime à l'occasion de votre départ de la Compagnie, les employés qui ont eu l'avantage de vous aider à vous acquitter de vos devoirs vis-à-vis le public, de collaborer avec vous au transport et à la sécurité des passagers sur la ligne de... désirent vous exprimer tout le regret qu’ils éprouvent de voir cesser si vite les excellentes relations qui ont toujours existé dans notre service commun. Ils se plaisent à rendre hommage, par mon entremise, à votre énergie et à votre zèle, à votre

habileté et à votre prévoyance qu’ils ont constamment pu apprécier.

Dans quelque champ nouveau que vous exerciez à l’avenir vos facultés, nous vous souhaitons l’entier succès dont nous vous savons digne. Puissiez-vous rouler sans secousse sur la grande voie de la vie, pour toucher enfin au grand terminus avec un chargement complet d'années et d’honneurs; puissent vos voyages futurs être toujours aussi exempts de collisions désagréables que l'ont été vos rapports avec les employés de la ligne du... depuis que vous avez assumé les responsabilités de la charge que votre départ fait aujourd’hui retomber sur un digne successeur.

Se+Lcece

Réponse.

Méssreurs,

Bien que la seule exécution conscienci.um des devoirs qu’entraîne une position de confiance ne justifie certainement pas un compliment

spécial — nuisque c’est simplement l’accomplissement d'une obligation — je suis cependant très heureux, en quittant la ligne du... de recevoir l'expression de la cordiale amitié et de bienveillance intime des hommes qui ont concouru d’une façon efficace à la bonne exploitation de la ligne. J'accepte avec plaisir ce gage de votre estime et du fond du cœur, je vous rends les excellents souhaits qui l’accompagnent. Vous connaissez tous cette fable ancienne du faisceau de baguettes. Prises une à une, les plus solides se brisent facilement, mais liées ensemble elles peuvent supporter l'effort le plus vigoureux. Il en est de même en toute chose et les peines que je me suis imposées pour rendre la ligne du... digne de la faveur du public auraient été perdues sans l'assistance dévouée et infatigable que vous m'avez prêtée. Les plans, si bien conçus qu'ils soient, restent lettre morte si les détails n’en sont pas exécutés convenablement. Ce soin vous incombait à vous, messieurs les employés de la ligne, à vous et à vos collègues, et je dois dire que vous vous en êtes acquittés d’une façon digne des plus grands

éloges. Si nous avons réussi ensemble, notre mérite est commun, la tête n’est rien sans les mains, la bonne administration n’aboutit à rien sans l'énergie et la fidélité pratiques. La plus grande valeur que j’attache à votre souvenir ce sont les excellents rapports qu’il me rappelle et je suis fier de laisser à mon successeur un corps aussi remarquable d'hommes habiles et éprouvés qui s'empresseront, j'en suis certain, de lui apporter leur entier concours pour faire de la ligne du... une ligne modèle à tous les points de vue.

eéteset

Présentation d’un prix au vainqueur d'une course à la rame.

MESSIEURS

La victoire ayant favorisé vos efforts dans la course émouvante à laquelle nous venons d’assister, j'ai la satisfaction d’avoir été choisi pour vous présenter le prix que vous avez si loyalement gagné par votre adresse et votre énergie.

DISCOURS Il n'y a pas, je crois, Plus excitant que la

; €n somme, mieux le faire, vous avez

au gouvernail, m honnêtement et

se présente toujours dans l'existence une marée dont les flots mènent à la fortune, et n'oublions Pas que la marée n’attend personne: soyons toujours prêts à en profiter promptement en nous aidant de toute notre énergie et notre persévérance. Messieurs, vous avez bien mérité votre récompense ; et en vous la remettant, je vous félicite encore une fois et vous souhaite pour l’avenir de nouveaux succès à la rame et dans toutes vos entreprises,

Réponse,

Monsreur,

Je vous remercie sincèrement, en mon nom et au nom de mes camarades du “ même bateau” des compliments que vous nous avez adressés dans votre cordiale mais trop flatteuse présentation. La tâche a été rude et il a fallu tous nos efforts pour décrocher ce prix contre les vaillants concurrents qui nous le disputaient. Une autre fois notre bonne fortune sera la leur.

Dans des luttes de ce &enre un véritable homme de sport ne doit Pas être animé par d’autres sentiments que ceux d’une généreuse émulation.

Aucun rameur ne doit considérer la défaite Comme un déshonneur: notre objet commun est de porter notre art au Plus haut degré de Perfection et de faire que les canots manœuvrés par des bras canadiens, comme les yachts portant des voiles Canadiennes, soient les plus rapides du monde. Nous sommes fiers du trophée qui nous est offert, mais nous manquerions cer tainement de franchise si nous ne rendions pas justice à l’habileté et à la vigueur de ceux qui ont si solidement mis notre énergie à l’énreuve dans la course qui vient de se terminer,

Adresse au Capitaine d'un steamer à l'achèvement du voyage,

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