FLANDRE, HAINAUT ET CAMRRÉSIS
Gouverneur général : Charles-Eugène-Gabriel de la Croix, marquis de Castries, maréchal de France, chevalier des ordres du Roi.
Signature : Le m"' de Castries.
[Gouvernement comprenant les ressorts de : Lille, Douai, Baiileui, Valenciennes (ville), le Quesnoy, Vaienciennes (prévoté-le-comte de), Saint-Amand, Mortagne, Bouchain, Condé, Avesnes, Agimont ou Givet, Maubeuge, Bavay, Fumay, Revin, Cambrai. (Arch, nat., B', 45.)
Le maréchal de Castries est ainsi qualifié sur un brevet de gendarme conservé dans les papiers d'Emmery (Bibl. nat., mss. nouv. acq. fr. , f" 2633) : wNous, maréchal de Castries, comte d'Alais, premier baron-né des Etats du Languedoc, chevaher des ordres du Roi, gouverneur général de la Flandre et du Hainault, des vilie et citadelle de Montpellier, ville et port de Celte, capitaine-lieutenant des gendarmes écossais, commandant général et inspecteur du corps de gendarmerie, ministre d'État, certifions,'» etc. Un décret du 97 mars 1791 accorda au maréchal de Castries rrla somm'e de 260,000 livres pour le montant du brevet de retenue, à lui accordé le 20 avril 1788, sur le gouvernement général de la Flandre et du Hainault, avec les intérêts à compter du 26 janvier dernier».
Une lettre non signée, adressée au maréchal de Castries et datée de Dunkerque le 17 octobre 1789, contient en particulier les passages suivants : crLe maréchal de Soubise avait la grande patente de commandant quoiqu'il ne parût jamais dans la province. En 1787, après voire nomination, Monsieur le Maréchal, au gouvernement de Flandre, M. le prince de Robecq a été nommé conunissaire, soit parce qu'il a obtenu à cette époque la grande patente qu'il n'avait pas pendant la vie de M. de Soubise, soit parce que vous ne vous étiez pas fait recevoir encore au parlement de Douai, ou pour mieux dire reconnaître. M. le prince de Robecq a reçu les mêmes pouvoirs en 1788.'» (Arch. de la Guerre.)]