LORRAINE
Commandant en chef : Claude-Antoine-Cleriadus , marquis de Choiseul La Baume, lieutenant général des armées du Roi et des provinces de Champagne et Brie, gouverneur des ville et citadelle de Verdun.'
Signature : Ckoiseul.
[Une lettre de Puysegur, ministre de la guerre, datée de mars 1789, est adressée à irM. le comte de Choiseul La Baume, commandant en chef en Lorraine». (Aff. étrangères, France, i4o5.)]
Commandant en second : Joseph-Louis-Bernard, comte de Clairon d'Hadssonville, de Moissy, de Bronne, de Montagu, chevalier des ordres du Roi, lieutenant général de ses armées, commandant en second dans les duchés de Lorraine et de Bar, commandant en chef la première division de Lorraine, gouverneur de Mirecourt, bailli d'épée de ladite ville, seigneur de la baronnie d'Haussonville (1).
Signature : D'Haussonvîlle.
[Le traitement du comte d'Haussonville était de 26,000 livres. crNancy donne 3,600 livres pour le logement.» (Arch. de la Guerre, 1776 , I.)]
Commandant en chef: Charles-Claude Andrault de Langeron, chevalier, marquis de Maulevrier ^'^\ lieutenant général des armées du Roi, chevalier de ses ordres, gouverneur des ville et fort de Briançon.
Signature : Le M. de Langeron.
[Les lettres qui nomment le marquis de Langeron commandant en chef en
(') Nom, titres et qualités relevés au du P. Anselme, le marquis de Langeron
procès-verbal de la noblesse de Mirecourt. est qualifié en outre «Comte de Gabrieres,
W Ces titres et qualités sont relevés au baron de Duzev. Le procès-verbal de l'as-
procès-verbal de l'assemblée des notables semblée des notables indique, au lieu de
(novembre 1 788 ). Dans la Maison de France cette qualification, celle de baron d'Oyé.
Franche-Comté ont été enregistrées au Parlement le 5 février 1789. (Lettre de de Grosbois , président du parlement de Besançon , Arch. nat. , 0', 587^ p. 1 79 ''^ •) Né le 7 septembre 1720, brigadier en 17^7, maréchal de camp en 1768, lieutenant général en 1769, gouverneur des ville et château de Brest de 1765 à 1790, le maréchal de Langeron mourut le k septembre 1792. (Anselme, op. cit.)]
Commandant en second : Claude-Anne de Montbleru, marquis de Saint-Simon, maréchal de camp, grand d'Espagne de première classe, gouverneur des ville et citadelle de Saint-Jean-Pied-de- Port, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, membre de l'Association militaire et américaine de Cincinnatus.
Signature : Saint-Simon.
[Né en 1743, brigadier de cavalerie en 1770, maréchal de camp en 1780. (Arch. de la Guerre.) Le marquis de Saint-Simon passa ultérieurement au service de l'Espagne. Son traitement fut ramené de 28,848 livres à 22,000 par l'ordonnance de 1788. (Arch. de la Guerre, 1776, I.) Il fut élu député aux États généraux par la noblesse d'Angouléme.]
Commandant en chef : Jules-Charles-Henri , duc de Clermont-Ton- NERRE, pair de France, chevalier des ordres du Roi, premier baron, connétable, grand maître héréditaire du Dauphiné, premier commis-né des États en cette province, lieutenant général des armées du Roi et son lieutenant général et commandant en chef en cette province.
Signature : Le duc de Tonnerre.
[Le premier président du parlement de Grenoble avait le titre de commandant-né de la province. Le duc de Tonnerre fut remplacé , à la suite des troubles survenus en Dauphiné en juin 1788 , par le maréchal de Vaux '*\ mais celui-ci
(') Note conservée aux Archives de la Guerre (1776, F): ffi4 novembre 1788.
On propose au Roi de nommer au commandement en chef de la province de Franche-Comté, vacant par la mort du maréchal de Vaux , M. le marquis de Langeron, commandant de la division de Flandres. » De la main du roi : Bon.
W «9 juillet 1 788. A M. le duc de Ton-
nerre. Le Roi ayant pesé dans sa sagesse. Monsieur le duc, quelle est la position actuelle de la province du Dauphiné, a jugé à propos d'y envoyer M. le maréchal de Vaux, pour y prendre le commandement supérieur, sans quitter cependant celui de la province de Franche-Comté», etc. (Lettre du ministre de la guerre, Arch. nat., B*, 63.)
tomba malade aussitôt arrivé en Dauphiné et mourut peu de temps après. Le duc de Tonnerre reprit alors son commandement. La correspondance relative à ces événements est conservée aux Archives nationales (B', 43 et 44, passim).]
Commandant en second : Louis-Philippe, comte de Durfort d'Eymb,
lieutenant général des armées du Roi.
Signature : Durfort.
[Né en lySS , brigadier en 1761 , maréchal de camp en 1769 , lieutenant général en 1781. (Arch. de la Guerre.) L'ordonnance de 1788 ne modifia pas le traitement du comte de Durfort qui était de 36,000 livres; la province donnait 3,600 livres pour le logement. ( Arch. de la Guerre, 1776, L) Une lettre du comte de Durfort, datée du i3 février 1789, contient des appréciations sur le rôle du liei*s état. (Arch. nat. . AA, 5o, i4i6.)]
PROVENCE
Commandant en chef: Victor-Maurice de Riqcet, comte de Caraman, lieutenant générai des armées du Roi et de la province du Languedoc, grand-croix de Saint-Louis.
Signature : Le comte de Caraman.
[La commission de commandant en chef en Provence, pour le sieur comte de Caraman , en remplacement du comte de Thiard , nommé en Bretagne , est conservée en copie aux Archives nationales, en 1787, sans date précise (vraisemblablement juillet ou août 1787 ). (0\ 169 , p. 168. ) Le décret du 26 avril 1791 alloua au comte de Caraman une somme de 9 5o,ooo hvres, à titre de remboursement d'un brevet de retenue de pareille somme sur la ci-devant lieuténance générale de la proxince de Languedoc portar^t la date du i5 février 1775, avec les intérêts à compter du 8 février 1791.]
Commandant en second : Joseph-Roger de Verdusan, marquis de Mi-
RAN , lieutenant générai des armées du Roi. Signature : Miran.
[Né en 1732, lieutenant général le 1" janvier 1784. Le marquis de Miran avait 26,000 livres de traitement, avant comme après l'ordonnance de 1788; la province donnait 3,i5o livres pour le logement. (Arch, de la Guerre, 1776, L)]
CORSE
Commandant en chef : Armand-Charles, vicomte de Barrin, lieutenant général des armées du Roi.
Signature : Barrin.
[Le vicomle de Barrin avait un traitement de 82,000 livres, plus un (rtraitement de 10,000 livres sur la caisse civile de l'île et 1 2,000 iivres chaque fois que les États se tiennent». (Arch. de la Guerre, 1776, I, année 1788.)]
Commandant en second : Philibert, comte Du Rosel-Beacmanoir,
lieutenant général des armées du Roi.
Signature : Du Rosel-Beaumanoir.
[ffNé le 17 avril 1716 , brigadier en 1761 , maréchal de camp en 1768 , lieutenant général en 178^, employé comme commandant en Corse depuis 1769 jusqu'en 1788 qu'il s'est retiré; 56 ans de service, plus 1 0 campagnes, secours de 1 1 ,895 livres. i> [Second état des pensionnaires âgés de plus de soixante-dix ans, décret du 24 mars 1791.) H mourut le 16 mars 1806. — Vhtat militaire de 1789 indique encore le comte Du Rosel-Beaumanoir ; c'est à ce titre que nous le mentionnons ici; mais il avait du quitter effectivement son commandement en 1788. Les Commandants de province (Arch. de la Guerre, 1776, 1) contiennent cette note : ffll n'y a point de commandant en second.'»]
Commandant en chef: Gabriel-Marie de Talleyrand-Pkrigord, comte DE Perigord, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur et lieutenant général de la province de Picardie et pays reconquis.
Signature : Le comte de Perigord.
[Le comte de Perigord figure au chapitre III de cette même partie au titre de gouverneur général de la province de Picardie. Il est désigné comme commandant en chef de la province de Languedoc, dans des lettres patentes d'août 1787 qui lui permettent «de nommer les collégiats et chapelains du collège de Perigord à Toulouse». (Archives de la Haute- Garonne, B, i858.) D'après l'ordonnance de 1788, le comte de Perigord devait avoir 82,000 livres de traitement; une note des Archives de la Guerre indique qu'avant l'ordonnance, son traitement était de 35,242 livres, et que de plus «il a pour la tenue des Etats une somme
annuelle de 96,000 livres siu* le département de la guerre et une soàime de 90,000 livres sur celui de la maison du Roi; il touche en outre de la province 59,39 1 livres, tant pour son logement que pour d'autres objets». (Arcb. de la Guerre. 1776, 1.)]
Commandant en second : Jacques-Xavier- François-Régis-Ignace,
comte DE Cambis d'Obsans, lieutenant général des armées du Roi. Signature : Cambis TfOrsan.
[Le vicomte de Cambis n'avait, aux termes de l'ordonnance, que 99,000 livres de traitement. Il avait e'tc nommé commandant en second en Languedoc le 1 1 octobre 1779 et lieutenant général des armées le t" janvier 178^4,]
ROUSSILLON
Commandant en chef : Augustin-Joseph de Mailly, comte de Mailly, maréchal de France, chevalier des ordres du Roi et grand-croix de l'ordre de Malte, gouverneur d'Abbeville, lieutenant général du Roussillon et commandant en chef dans cette province.
Signature : Le M"' de Mailly.
[Les titres et qualités que nous donnons ici ont été relevés au procès-verbal de l'assemblée des notables de 1787. 11 y aurait lieu d'y ajouter ceux de : marquis de Haucourt et de baron de Saint-Amand, qu'indiquent les meilleurs auteurs. Voici un résumé des états de service du maréchal de Mailly, d'après la Maison de France, d'Anselme (op. ciV.), et le Dictionnaire de la noblesse, de La Chesnaye-- Desbois : trNé le 5 avril 1708 et entré au service en 1796 en qualité d'enseigne, dans le régiment de Mailly-infanterie , a eu du Roi le guidon de la compagnie des gendarmes de la Reine avec commission de lieutenant-colonel par brevet du 3i mars 1733, a été fait sous-lieutenant de la compagnie des chevau- légers de Rerry le 5 mars 1734 avec commission de mestre de camp du 95 du même mois, capitaine-lieutenant des gendarmes écossais le 11 janvier 1769, brigadier de cavalerie le 9o février 17^3, fut fait maréchal de camp pendant la campagne de Flandre, gouverneur d'Abbeville après la bataille de Plaisance, lieutenant général des ai'mées le 9 mai 17^8, pourvu l'année suivante de la lieulenance générale du Roussillon et du commandement en chef de cette province , maréchal de France en 1783.1 — On conserve aux Archives nationales deux lettres du maréchal de Mailly; dans la première, datée du A mars 1791, il demande pour son fils wM. de Mailly, maréchal de camp, une prolongation d'absence pour se rendre à Aix en Savoie» (C, 197); dans la seconde, datée du 99 juin 1791, on relève le passage suivant : (f Je regrette que l'élat de ma santé me mette hors d'état de
«nriiatiii aiTieaiLs
liU CONVOCATION DES ÉTATS GÉNÉRAUX.
suivre mon zèle dans ie commandement de la 1 4* et 1 5" division qui m'avait été confié. Je suis obligé, M. le Président, d'en remettre ma démission. Ma seule consolation sera au moins d'avoir rempli pendant soixante-sept ans et sans relâche tout ce que je devais à ma patrie et parvenu à quatre-vingt-cinq ans ''^ de lui avoir encore offert mon dévouement dont malheureusement ma santé me met hors d'état de lui donner des preuves.* (Arch. nat., G, 71, dossier 702.)]
Commandant en second : Godefroy-Ernest de Chollet, maréchal des camps et armées du Roi.
Signature : Chollet.
[Né en 1739 , brigadier de dragons en 1768, maréchal de camp en 1780, lieutenant général en 1791. (Arch. de la Guerre.) Après l'ordonnance de 1788, de Chollet eut un traitement de 18,000 livres; antérieurement il recevait 4,000 hvres de traitement et iril a, comme heutenant de Roi à Perpignan, 10,843 livres; la province paye 1,900 livres pour le logement». (Arch. de la Guerre, 1776, 1.) En 1789, Chollet rempUssait en réalité les fonctions de commandant en chef; sa correspondance est conservée aux Archives nationales (B-, 67).J