Evêque : Antoine-Félix de Leyris d'Esponchez
[Né à Alais le ai décembre 1760 '^', nommé evêque de Perpignan le 28 septembre 1788, installé le i3 mars 1789, élu député aux États généraux en 1789 par le clergé du Roussillon, mort h Campolongo, diocèse (fUdine, le i3 juillet 1801. — MM. Robert et Cougny {op. cit., 1. 111, p. i53) ont écrit au sujet de cet evêque : rSur cette dénonciation (1 2 février 1 79 1), il fut arrêté et traduit devant la Haute Cour d'Orléans. Transféré à Versailles, il périt dons le massacre des prisonniers devant la grille de l'Orangerie, le 9 septembre suivant.» Ces lignes ne peuvent être que le résultat d'une confusion. D'Esponchez s'était retiré à Home dès 1792. M. l'abbé Torreilles, dans son Histoire du clergé dtrns le département des Pyrénées-Orientaleg , p. 563 et suiv., raconte très longuement les incidents qui marquèrent les dernières années de cet evêque; les détails donnés en particulier page 587 ne peuvent laisser aucun doute sur la date précise de sa mort en t8oi. — Avant la réunion du Roussillon h la France, l'évêque d'Elne était suj/ra^ant de Tarragone. Quelques auteurs du xviii* siècle indiquent à tort que cet étal de choses existait encore h réj)oquc où ils écrivaient. On trouve les lignes suivantes dans un ouvrage plus récemment publié : «rLe diocèse d'Elne est beaucouj) plus vaste aujourd'hui qu'il ne l'éLiit autrefois puisqu'il comprend tout le département
'*> Le V. Sean {op. cit.) donne 8 juillet. clergé dans le département des Pyrénéts-
'** 17^3 d'après YAlm. royal de 1789. Orientales pendant la Révolution française)
''^ M. l'abbc Torreilles (Histoire du iodique iy5t.
des Pyrënëes-Orientalesetque, même sous l'ancien régime, il fallait distraire de la province de Roussillon, où il e'tait renfermé, la Gerdagne et la vallée de Carol, le Capsir, Tantaveli et Vingrau, qui dépendaient d'autres diocèses, sans compter vingt piroisses sur lesquelles les abbés d'Arles, de Saint-Michel et de Saint- Martin exerçaient une juridiction quasi-épiscopale, » ( Catalogue biographique des cvêques d'Elne, par M. Puiggari. Perpignan, iSia, in-8% p. i3o. Bibl. nat., Lk 3/3 1 a.) Ces données sont en contradiction absolue avec Expilly. (Voir ci-de-sus, p. 477, note Q , ce que nous avons dit à propos du ressort de Tarragone en France.) La Gerdagne et les autres villes que l'auteur indique ici comme n'étant pas, sous l'ancien régjme, du diocèse d'Elne, sont données par Saugrain {op. cit.) et par Expilly {op. cit.) comme étant du ressort de ce diocèse. — D'après Gams {op. cit.), l'archevêque de Tarragone , en 1789, se nommait François de Armaiîa; il avait été transféré de Lugo le 3o mai 1785 et mourut le 4 mai i8o3.]
XVÏ