VILLE, PRÉVÔTÉ ET VICOMTE DE PARIS
Gouverneur et lieutenant général : Louis-Hercuie-Timoiéon de Cossi, duc DB Brissag, pair de France, maréciial de camp, capitaine-colonei en survivance des Cent-^uisses.
Signature : Le doc de Brissac.
[Pour la convocation, le ressort de ce gouvernement 8*étendit k la ville et faubourgs de Paris (Paris intra muros) et kU prévMé et vicomte de Paris hors les murs (Paris extra murot); les bailliages secondaires de Versailles, Meudon, Yincennes et Choisy-le-Roi étaient enclavés dans la prévôté et vicomte de Paris.
Un décret du 97 mars 1791 accorde au duc de Rrissac irla somme de 100,000 livres pour le montant d'un brevet de retenue à lui accordé le la fêvrier 1775 sur le gouvernement-Iieutenance générale de la ville ci-devant prévôté et vicomte de Paris, avec les intérêts , à compter du 8 C^vrier dernier (^^>.
Les provisions du lâ février 1775, dont il est ici question, devaient être en survivance ; nous ne les avons pas retrouvées. Jean-Paul-Timoléon de Cossé, dac de Rrissac, pair, maréchal et grand panetier de France, avait été pourvu, à ia date du ai octobre 1 77 1 , «^de la charge de gouverneur et notre lieutenant géoéral de notre bonne ville, prévôté et vicomte de Paris, vacante par le décès de notre
or. HuHaiill et Magoy, Dictionnaire hiitoriqne de la vUlé de Pàriâ, 1. 10, p. 179*
GOUVERNEURS GÉNÉRAUX MILITAIRES. m
très cher et bien-aimë cousin le dac de Chevreuse /C. . . pour l'avoir, tenir, exercer, en jouir et user .aux honneurs, pouvoirs, autorités:, prérogatives, prééminences, rang, séance et voix délibérative en notre Cour de Parlement de Paris, logement, gages, pensions, droits, fruits, profits, revenus et émoluments y appartenant, tels et semblables qu en a joui ou dà jouir notredit cousin le duc de Cheyreuse, et qu*en jouissent les autres gouverneurs y dont les chai^ges dépendent immédiatement de Nous ^^U. Il mourut le 17 décembre 1780; son fils, qui est ici rapporté, hérita à cette date de la pairie-duché de Brissac et de la charge de gouverneur de la ville, prévôté et vicomte de Paris. Il reçut en outre, par le décret du lâ juin 1791, une indemnité de 34,176 livres sur ses appointements et traitemients de 1788 et 1789, en justifiant du payement de sa capitation pour 1 788 , à raison de 390 livres par an.]
COLONIES
[Les gouverneurs des colonies relevaient directement du ministère de la marine ; ieur situation à ce titre n'avait été réglée ni par Tordonnance de 1776, ni par celle de 1788. Ils étaient pourvus, non de 4)rovi8ion9, mais de simples commissions, et leur position à ce point de vue était assimilable à celle, non des gouverneurs des provinces, mais des commandants en chef. Ces titres, d'ailleurs, étaient quelquefois confondus. Les fréquentes mutations survenues dans ces emplois et le rôle effacé que jouèrent tes colonies au début de la Révolution, puisqu'dles avaient été systématiquement exclues de la convocation des États généraux, nous ont amené k ne donner qu une liste très sommaire des gouverneurs et commandants des colonies en 1 789. Qudques commandants dés colonies remplissaient en même temps les fonctions d'ordonnateur. Voir, comme complément à ce •chapitre, le dernier article concernant les intendants, même partie, chap. VI, p. 473.]