GUYENNE
Commandant en chef : Joseph, comte de Funâi, lieutenant général des
armées du Roi.
Signature : Le 0* de FumêL
[Maréchal de camp en 1769, gouverneur du Château-Trompette en 1778, commandant en second de Guyenne en 1777, lieutenant générai en 1780, grandcroix en 1781. (Arch. de la Guerre.) D'après la correspondance conservée anx Archives nationales (B*, &&), le gouvernement de Guyenne et Gascogne était divisé on deux ressorts distincts, à la tète desquels se trouvaient de Fomél et d*Eqparbès; le ressort de de Fuma comprenait les bailliages ou sénéchaussées ci-après : Ageo, Nérac, Casfelmoron, pays de Soûle, Tarbes, Bazas, Bordeaux, Condom, libonme, Bayonne, Saint-Sever, Montrde-Marsan, Pérîgueux, Bergerac, Sariat, Dax.
Un Tableau des commandante , daté de 1 788 , conservé aux Archives de la Guerre, contient la note suivante : «Guyenne. Le commandement est vacant depuis le 1** juillet 1 788. M. le comte de Fumti a eu des patentes pour commander en dief en Basse-Guyenne et M. le comte d'Esparbès en a eu pour commander en Haute- Guyenne; le premier, qui n'a que le traitement des commandants en second, demande celui de commandant en chef dont il a rempli les fonctions depuis le
(>) Si Ton 8*en tenait strictement à cette indication, la date de 1708, donnée plus haut comme celle de la naissance du maréchal de Mailly, ne serait pas exacte.
90 octobre 1787.^ Oa voit, en effet, le comte de Fumil porte, dans le même docament, comme commandant en second avec un traitement de 99,000 livres, conformément & l'ordonnance de 1788. Antërienrement il recevait 98,000 livres, plus 6,000 livres de la ville de Bordeaux.]
Commandant en second ^^^i Jean-Jacques, comte n'EsPARBis. *
Signature : ffEsparbès.
[D'après la correspondance conservée (B*, iA) , le ressort du comte d'Esparbès comprenait , pour la convocation, les bailliages ou pays suivants : Bëam, Navarre, Comminges et Nëbouzan, Couserans, Rivière-Verdun et pays annexés, Bigorne, sénéchaoBsées d'Auch, d*Armagnac & Lectoure, de Villefranche-de-Rouergue, de Rodea, de Cahora. — Par Tordonnance de 1788, le traitement du comte d'Esparbès fut réduk de 98,000 à 99,000 livres. (Arcb. de la Guerre, 1776, 1.)]
POITOU, SAINTONGB ET AUNI8».
Cooimandant en chef : Jean-Frédéric d« la Toua nu Pir-Paulin, lieutenant général des armées du Roi.
Signature : La Tour iu Fin.
[Nous n'avons pu retrouver la date exacte ni le texte de la commission de La Tour du Pin conune commandant en chef du Poitou. Son prédécesseur était Pierre-Louis de Ghastenet, comte de Puysegnr<'\ nommé secrétaire d*État au département de la guerre le 3o novembre 1788 ; ce dernier est désigné dans les provisions de cette charge conune oonunandant en chef dans le pays d^Aunis.
Voir ci-dessus, département de la guerre, p. 36o.]
Commandant en second : Charles-René db Mailla La TooB-LANBRr,
baron d'Entbaiimis, lieutenant général des armées du Roi. Signature : MailU La Tour Landry.
[Né le 5 octobre 1789 , maréchal de camp le 3 janvier 1770, lieutenant général des armées le 1*' janvier 1 78A , duc et pair en janvier 178& , commandant en se-
<>> «11 y a en Guyenne dehx commandants ploi en remplacement du baron de Monten second, Tun en Basse-Guyenne, Tautre morency, par commission en date du 9 julien Haute-Guyenne. 9 ( Arcb. de la Guerre , let 1 7 8 À . H était , dans ce document , nommé 1776,1.) «commandant en chef dans la province
(*) Le ressort du commandement s^éten- d*Aunis, lie de Ré, Brouage, lie d^Oléron
dait aussi sur TAngoumois. et autres places adjacentesn. (Arcb. nat.,
(') Puysegur avait été nommé A cet cm- • 0^ i56, p. 5t8.)
/i36 CONVOCATION DES ÉTATS GÉNÉRAUX.
oond en Aonis le 7 dëeembrc 1788, ^commandement vaeant par la promotion de M. le comte de la Tour da Pin au commandement en chef de cette provioee*. (Areh. de la Guerre.)
Avant comme après Tordonnance de 1788, le duc de Maille jouissait d'un traitement de 96,000 livres. «rLa province paye 3,58o livres.n (Arch. de la Guerre,
Commandant en chef : Henri -Charles de Thiard-Bissy, comte de Tbiard, lieutenant général des années du Roi, gouveraeur des viiic et château de Brest et des tles d'Ouessant, commandant pour Sa Majesté dans sa province de Bretagne, premier écuyer de M'' ie duc d'Artois îi^
Signature : Le C* de Thiard.
[Antérieuremoit à l'ordonnance de 1 788 , le comte de Thiard touchait 36,ooo livres de ti^itement, plus, de la province pour chaque tenue des Étefs, i5,ooo livres, et pour fourrages i6,i95 livres. (Arch. de la Guerre, 1776, I.) — La commission de commandant en chef en Bretagne pour le comte de Thiard, en remplacement du comte de Montmorin de SaintrHerem, démissionnaire, porte la date du 17 février 1787. (Areh. nat, 0\ iSg, p. t Ai.)]
Commandant en second : Alexandre*Nicolas^laude-Hector Andrault DB Maclevribr, comte de Langeron, lieutenant général des années du Roi.
Signature : AndrauU de Maulevrier C* de Longeron.
[Né le 9 novembre 1783, marchai de camp le 3 janvier 1770, lieutenant gênerai le 1" janvier 178Â , commandant en second en Bretogne le 90 juillet 1788. (^rch. de la Guerre.) — L'ordonnance de 1788 ne modifia pas le traitement da comte de Langeron, qui ^it de 96,000 livres. «La province paye 1,800 livres pour le logement quand le commandant en chef est présent et 3,/ioo livres quand il est absent. )» (Areh. de la Guerre, 1 776 , 1. ) On trouve , à la date du 9 7 avril 1 789 , les lettres de relief du serment prêté par le comte de Langeron entre les mains de M. de Catuelan, premier président du parlement de Rennes. (Arch. nat, 0\ 587-.)]
<*) «r Premier écuyer de noire très cher et très aimé cousin le duc d'OHéans, premier prince de noire sang.i» (Commission dn 17 février 1767.)