AVIGNON
29. Archevêque: Jean-Gharies-Vincent-Gaspard-Gonstantin-Antoine Giovo.
[Ne à Përouse le 5 avril 1739, sacre le 8 octobre 1778 , mort à Rome le la octobre 1793.
D'après Waroquier (op. ctV.), trie diocèse d'Avignon comprend dnqiiaate-cinq
(*> Les diocèses de celte province £uBaient partie , en 1 789 , d'un territoire dont la souveraineté appartenait k un prince étranger, mais les conditions mêmes de cette souveraineté, que nous ne pouvons étudier ici, ne permettaient pas, en raison de certains privil^;es, de l'assimiler à une terre étrangère. Ces diocèses payaient s séparément , ou bien conjointement avec les Etats de leur province, leur don gratuit». (Almanaeh royal de tjSg, p. 67.) On certain nombre de paroisses de Provence, du Languedoc et du Daupbiné étaient de leur ressort. Bien que Tes évéques fussent nommés non par le roi, mais directement par le pape, et qu'ils n'eussent, comme quelques autres diocèses, aucune part au gouvernement temporel du clergé de France, nous avons cm devoir, sons ces réserves, les assimiler aux autres évéchés.
On lit cette note dans Waroquier : «Les diocèses d'Arignon, de Carpentras, de Cavaillon et de Vaison ont des eitensions dans ie royaume, qui font partie du clergé de France ; c'est pourquoi nous allons les placer ici.9 (Op, ctt., t. I, p. 5&7.)
Saugrain a consacré dans son Dictionnaire univertd {op, dt,, t. III, p. 9^8) les lignes suivantes k Avignon : «Cette ville et son territoire forment un pays séparé du Gomtat quoiqu'ils obéissent au même maître. Son
diocèse ne se renferme pas dans les terres papales seuiemenl; il s'étend aussi dans le comté de Provence, au delà de la Durance, où il confine avec celui d'Aries, et dans le Bas-Languedoc, de Fautre côté du Rhône, où il est borné par celui d'Uiès. Ces deux dernières parties ne reconnaissent pas le pape pour le temporel, parce que la partie située au delà de la Durance a toujours été des dépendances du comte de Provence, et celle située en deçè du Rhône de celle des comtes de Toulouse. Il est i remarquer que tout le cours du Rhône dans toule la partie qui arrose Arignon, son territoire et tont le Comtat est à la France, n Le même auteur ajoute, à l'article Comt^ Venmoiin : ff Les habitants sont estimés regm'eoles et ne payent point le droit d'aubaine en France; ils sont d'un asses bon naturel. La rigueur de Finquisition n'y souffre point dé protestants ni de calrinistes, mais elle n'y empêche point la débauche outrée; c'est même le refuge des libertines des prorinces voisines.»
Voici enfin ce qu'on lit dans le Point du Jour du 10 juillet 1789 , i propos des débats souleva à FAssemblée nationale pour Félection des évêques de Tournai et d'Ypres : (rOn citait en leur faveur, entre autres autorité, l'exemple du comté d'Avignon , et l'on disait que, quoique ce comté fût soumis de
ptroiMes, dont vingt-deax en Provence, quinte en Langnedoe, une en Dauphioë et les autres dans les États d* Avignon; il est du ressort des parlements, mallrises des eaux et forêts d*Aix, Toulouse et Grenoble*. — irCette ville a été érigée en siège métropolitain par Sixte IV Tan liyS. Quoique celte ville soit considérable, elle n*est point la capitale du Comtat, c*est Garpentras.» (Saugrsin, ùp. cà., L I, p. 918.) Avignon faisait partie de TÉtat d* Avignon distinct du comtat Venaisân.]