Evéque : Antoine-Félix de Leyris d*Esponchez
[Né à Alais le 91 décembre 1780 ^^\ nommé évéque de Perpignan le 98 septembre 1788, installé le i3 mars 1789, élu député aux États généraux en 1789 par le clergé du Roussillon, mort à Gampolongo, diocèse d'Udine, le i3 juillet 1801. — MM. Robert et Cougny {op. cit., t III, p. i53) ont écrit au sujet de cet évéque : <r Sur cette dénonciation (1 9 février 1 79 1), il fut arrêté et traduit devant .la Haute Cour d^Oriéans. Transféré à Versailles, il périt dans le massacre des prisonniers devant la grille de TOrangerie, le 9 septembre suivants Ces lignes ne peuvent être que le résultat d'une confusion. D'Esponchez s'était retiré à Rome dès 1799. M. Tabbé Torreilles, dans son Histoire du ekrgé dans le département des Pyrenies-Orientaks , p. 563 et suiv., raconte très longuement les incidents qui marquèrent les dernières années de cet évéque; les détails donnés en particulier page 587 ne peuvent laisser aucun doute sur la date pi^ise de sa mort en 1801. — Avant la réunion du Roussillon à la France, Tévéque d'Elne était suffragantie Tarragone. Quelques auteurs dn xviu* siècle indiquent à tort que cet état de choses existait encore à fépoque où ils écrivaient On trouve les lignes suivantes dans un ouvrage plus récemment publié : «Le diocèse d'Elne est beaucoup plus vaste aujourd'hui qu'il ne Tétait autrefois puisqu'il comprend tout le département
Le P. Jean {op. cit.) donne 8 juHUu ekrgé dans le départêmmU dès Pyrénéêt' tyaS d'après VAIm. royai de 1789. Onsntalêi pendant la Béeelutimi française)
<') M. Tabbé Torreilles {HisUnrs du imfique 1761.
ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES. 505
des Pyrénées-Orientales et que, même sons l*ancien r^ime, il Edlait distraire de la province de Roussilion, oit il était renfermé, la Cerdagne et la vallée de Caroi, le Capsir, Taotavell et Viograu, qui dépendaient d'autres diocèses, sans compter vingt paroisses snr lesquelles les abbés d* Arles, de Sain^Miche} et de Saint* Martin exerçaient une juridiction quasi-épiscopale. « {Catalogue biographique des éviques d^Elne, par M. Pniggari. Perpignan, 18&9, in-8% p. i3o. Bibl. nat., Lk 3/a 1 a . ) Ces données sont en contradiction absolue avec Expilly . (Voir ci-dessas , p. &77, note 9 , ce que nous avons dit à propos du ressort de Tarragone en France.) La Cerdagne et les autres villes que Tanteur indique ici comme n'étant pas, sous Tancien r^me, du diocèse d*Elne, sont données par Saugrain {op. cit.) et par Expilly {op. cit.) comme étant du ressort de ce diocèse. — D après Gams {op. cit.), Tarchevéque de Tarragone, en 1 789 , se nommait François de Annana; il avait ét^ transféré de Lugo le 3o mai 1785 et mourut le à mai i8o3.]