LA TABLE
M.—Dans notre dernière leçon, je vous ai entre des chaises, des bancs, des fauteuils.
Vous n’avez pas oublié ce que c’est qu'un banc. Un autrs meuble que vous Connaissez tout aussi bien, c’est la table. Vous en avez une devant vous, et chaque
jour, vous vous asseyez avec vos parents autour de ce meuble, qui, comme vou
très varié dans ses formes
cenus
$ avez pu le remarquer, est
— Qui d’entre vous me dira de c au moins, une table est composée ?
E.— De deux parties.
ombien de parties,
M.—Nous allons voir, N oMmmez ces deux parties.
E.--Les pials et la feuille,
me cela se fait salon.
ncore, comme ans, les cau.
es pliants, les de luxe que terons de les afection,
al entretenus
n banc, Un si bien, c’est » et chaque utour de ce arquer, est
de parties,
parties, ‘
M.—Et vous croyez que ces deux parties formeraient une table solide? Je ne vous conseillerais pas
de manger sur une table de cette espèce, car votre diner roulerait souvent à terre.
E.— Monsieur, il faut que les pieds soient reliés par des traverses.
M.—Evidemment! Ce sont les traverses qui donnent de la solidité à la table. Nous avons donc dans une table trois parties au moins: les pieds, les traverses, et la feuille ou table proprement dite.
—À quoi servent les pieds ?
E.—A élever et à soutenir la table à la hauteur né- Ccessaire,
M.— Vous venez de dire que les traverses servent à réunir les pieds, à les rendre plus solides ; elles forment avec ces pieds ce qu’on nomme l'assemblage de la table.
— À quoi sert là troisième partie ?
E.— A couvrir l'assemblage ét à former ce que l’on appelle généralement la table.
M.—Le tiroir, qui est ajouté à la plupart des tables de cuisine, en forme-t.il une partie essentielle ?
E.—Oh! non, M. car une table sans tiroir n°
en serait pas moins une table complète,
reliés par des traverses ?
E.— Non, monsieur.
M.— C'est parce que vous n'avez pas encore bien observé comment le menuisier fait l'assemblage de deux pièces de menuiserie. La chose est cependant bien
simple, quoiqu’elle puisse être variée de plusieurs m4nières.
D'abord, l’une des pièces qui, dans la table, est un des pieds, est entaillée au moyen du ciseau et du maillet, pour former ce que l'on nomme une mMmortlaise ; l'autre partie, qui est ici la traverse, est amincie À l'excrémité pour devenir ce qu'on appelle un tenon, et ce tenon, qui entre exactement dans la mortaise, y est a fermement retenu par des chevilles en bois, qui les | traversent tous les deux.
EEE — D'après cela, dites-moi tons les outils qu'un me- 1 nuisier doit employer pour faire une table.
E.— D'abord, la scie pour couper les planches ; la varlope et le rabot pour les dresser, les unir et les polir ; puis le ciseau et le maillet pour faire les tenons et les mortaises: le sergent pour joindre et serrer les planches; enfin la vrille ou le vilebrequin pour faire les trous, et le marteau pour chasser les chevilles.
M.— Voilà qui est bien Compris, ce me semble.
—Dites-moi maintenant si toutes les tables ont la même forme.
ul E.— Non, M, il yena < AI ENESS ou rectangulaires :
L il | - M.—Ce sont là,
qui sont carrées, oblongues d'autres sont rondes ou ovales,
en effet, les différentes formes qu’on
as encore bien nblage de deux ‘pendant bien plusieurs m4-
, table, est un au et du mailine mortaise ; est amincie à Un {enon, et iortaise, y est bois, qui les
ls qu'un meplanches : la y unir et les ire les tenons et serrer les n pour faire he villes.
semble,
ables ont la
, Oblonçues an ovales.
ormes qu’on
eur dünne; mais ce que vous’ onbliéz de dire, c’est qu'il y en a dont les pieds, au lieu d’être carrés, sont Mtonds, tournés ou sculptés.
—-La feuille de la table est-elle toujours en bois ? E.— Non; elle peut être en marbre, comme les tables We salon.
D M Ces sortes de tables n’ont généralement qu’un pied, qui est sculpté et divisé en bas en trois griffes, | —Qu'est-ce qu’une table à coulisses ?
E. —C’est une table ronde qui peut s’allonger, 7 M.—Oui, parce que les traverses, dans deux côtés 4 bpposés sont mobiles, en plusieurs parties glissant l’une sur l’autre, et soutenues par des pieds mobiles aussi. La Mfeuille, dans cette sorte de table, s'agrandit au moyen à d'allonges, qu’on enlève quand on veut que la table Mise resserre, D Les tables à coulisses sont très utiles dans les salles WA manger, quand elles doivent servir à un grand nombre Aide personnes.
| —Qu'est-ce qu’une table guéridon, ou simplement un guéridon ?
E.— C’est une petite table dans un coin.
M.—On fait aujourd’hui, comme meubles d’ornement, de jolis guéridons en laque, incrustés de figures D chinoises, très recherchés des amateurs, et dont la feuille
peut se rabattre de côté à l’aide d’un mécanisme en fer, On en voit dans la plupart des salons.
se D
—Dans les chambres à coucher, n’y a-t-il pas aussi
un meuble qui porte le nom de table ?
E.— Oui, M., c’est la table de nuit.
M.—Elle à son utilité comme toute autre, Les pieds
ront reliés par de hautes traverses ou panneaux, pour |
former une espèce d’armoire.
— Mais vous ne me dites rien de la table pupitre. Elle vous est cependant bien utile à l’école. Comment est-elle faite ?
E.— a table pupitre varie beaucoup en longueur, Elle est faite pour deux, quatre, et quelquefois même pour six élèves. Cette dernière est la moins commode parce qu’elle occasionne de fréquents dérangements. Elle a quatre ou six pieds reliés en haut par des traverses et fixés en bas sur des semelles, autres traverses qui la rattachent au banc.
M.—Les tables pupitres varient presque dans chaque école. Les plus solides et les mieux disposées pour la commodité des élèves quand ils écrivent, sont évidemment les meilleures,
Pour en finir avec les tables, j’ajouterai que les bouchers, les marchands, ont des tables spéciales pour y étaler leurs marchandises : que certains artisans, tels que les serruriers, les menuisiers, les horlogers, etc., travaillent devant des tables épaisses, très solides, qu’on nomme éablis; qu'il y a aussi des tables à jeu, des
a-t-il pas aussi
tre. Les pieds
inneaux, pour |
able pupitre,
le. Comment À
en longueur, juefois même ins commode sements, Elle des traverses raverses qui
dans chaque osées pour la sont évidem-
que les bouales pour y rtisans, tels logers, etc.
lides, qu’on à jeu, des
} connues,
«bles à ouvrage, et que, dans les jardins, on voit des
sables de diverses natures, en fer, en pierre, à treillis,
dont le pied n’est quelquefois qu’une pierre enfoncée
| dans la terre.
Quoique tablette soit le déminntif de table, comme banquette est celui de banc, le mot tablette s'applique à beaucoup de choses d' fférentes, dont la plupart vous sont Ainsi, vous savez ce que c’est que là tablette tre, d’une cheminée, et encore mieux sans doute, ce que c’est qu’une tablette de chocolat.
d’une fené
Tâchez de me donner un bon résumé de cette leçon 27 la prochaine fois.