‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 51 sur 101 · LL · texte numérisé non relu

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; Ce sera la bonté res de la

mbes, les

pas tout à poule, Je poin-

tue, mais point de dents. La partie du haut s'appelle méchoire où mandibule supérieure.

On ne lui voit point d'oreilles, et pourtant le pigeon entend.

E.— Mais, monsieur, il ne peut entendre sans oreilles,

M.— Vous êtes étonnés, vous avez raison de l'être. Votre surprise me fait plaisir, car elle prouve que vous faites attention et que vous réfléchissez,

Les oreilles du pigeon sont à l'intérieur de la tête. =) Pensez-vous qu’un homme à qui l'on aurait coupé les oreilles, comme saint Pierre fit à Malchus dans le Jardin des Oliviers, pensez-vous, dis-je, que cet homime ne pourrait plus entendre ?

E.—T1 n’entendrait pas ausst bien.

M.—Non, mais il entendrait, car la partie de l'oreille avec laquelle nous entendons est dans la téte. C’est l'oreille intérieure qui entend et non l'oreille extérieure, Le pigeon a deux oreilles intérieures.

—Comment le pigeon a-t-il les yeux ?

E.— I] les a petits et ronds.

M.—Oui, et cependant il voit très bien, Il voit “de loin l’oiséau de proie (le vautour, l'é pervier, etc.) ; lorsque, dans le haut des airs, il ne paraît encore que comme un point noir, il s’empresse de se mettre à l'abri de ses atteintes,

Le cou est rond, long et très mobile,

trouve le dos, la poitrine, le ven/r-

Le jabot placé en avant de 1. 1e, est une sorte de poche dans laquelle l'oiseau met les aliments avant de les faire passer dans l'estomac (gésier).

—Comptez les plumes de Ja queue,

E.— Il en a douze.

los flancs.

M.—Oui, lorsqu'il n’en manque ) q que p

as, il ÿ en a toujours douze,

—Que peut faire le pigeon avec sa queue ?

E.—I1 peut l’étendre et la fermer.

M.— I] y a aussi des pigeons qui peuvent en faire une roue comme le paon. Le paon est unc espèce de pigeon.

Comme cette leçon est «

(jà longue, je réserve pour la prochaine fois ce qui me r

este à vous dire sur le pigeon.

(A suivre)

TRENTE-SEPTIÈ:'E LEÇON

LE PIGEON (Suite)

M.— Nous allons continuer notre leçon ur pigeon,

Les ailes servent pour voler comme les pieds servent pour marcher ; les uns et les autres servent à

Le tronc est la plus grande partie du corps. On y

com pal marche quand couples mére, € () 1, — M.— moyen verture choirs.

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s mouvoir. La jambe est couverte de plumes, les pieds sont nus,

—Montrez et nommez les parties des pieds.

E.— Voici les doigts du pied; ilyena quatre ; trois sont dirigés en avant, et un en arrière (le pouce).

M.— Voyez, les pieds avec leurs doigts et le bec de notre pigeon sont noirâtres, chez d’autres, ils sont rougeûtres.

Les doigts sont garnis de petits ongles que l’on peut comparer aux ongles de vos doigts. Le pigeon peut marcher avec ses pieds ; rarement il saute, et seulement quand il rencontre un obstacle. Les pigeons vivent par couples; les petits se nomment pigeonneaux, et leur mère, colombe,

— Qui sait me dire le nom de l'habitation des pigeons ?

ä.—Pigeonnier ou colombier,

M.—Le pigeonmcr a une ouverture qui se ferme au moyen d'un clapier : c’est la sortie, Devant cette ouverture se trouvent ordinai: ment deux bâtons ou perchoirs. Les pigeons s’habis..ent aisément À leur habitation, surtout lorsqu'ils sont nombreux ; ce sont des oiseaux sociables. Ils ne c aignent pas l’homme: ils descendent volontiers des toits, où ils aiment à se percher, quand il les appelle ou qu’il siffle d’une certaine manière connue d'eux, ils savent qu'on va leur donner à manger. Îl en est qui se laissent facilement approcher ou saisir. Ce sont des animaux doux, apprivoisés, donestiques,

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Le pigeon est fort attaché à son at home. Si on le

lui ôte, quand même on l'emporterait très loin et qu’on le garderait plusieurs mois, aussitôt qu'il est mis en li. berté, il y revient, à moins qu'il n’ait couvé dans l’intervalle, Rien de plus intéressant que de voir un pigeon à qui on rend sa liberté après une longue détention, Il s'élève très haut dans l'air, tournoie pendant quelque temps pour s'orienter, et se dirige ensuite, d’un vol sûr et rapide, vers l’endroit d’où il a été primitivement enlevé,

Cet instinct du pigeon, de retourner toujours au colombier qui l’a vu naître, rend de très grands services en temps de guerre.

Lorsqu'une ville est assiégée, pour communiquer avec l'extérieur, en emmène, en ballon, quelques-uns de ces oiseaux, qu’on a eu soin d'apprivoiser à l'avance, et lorsqu'on a franchi les lignes ennemies, on ‘enquiert des nouvelles à transmettre aux assiégés. Alors on écrit les dépêches sur du papier très léger, qu’on enroule autour du cou de ces fidèles messagers. On les lâche ensuite, et après quelques heures, les nouvelles sont rendues à leur destination. Ce mode de communication a été pratiqué sur une grande échelle, en 1871, pendant la guerre franco-prussienne.

Il y a aussi des pigeons sau ages qu'on appelle r«mers (tourtes). Cet excellent gibier était si abondant autrefois, qu’on le tuait à coup de bâton, et il se vendait

à très bas prix. Aujourd’hui, il est devenu rare et se

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| vend très cher ; c’est, pour ainsi dire, un mets de luxe,

puisqu’une douzaine se tend de nn à deux dollars. On le trouve dans la forêt.

Les pigeons mangent toutes sortes de graines,des vescesg et des pois : ils sont granivores, Ils ne peuvent ni gratter ni frapper d’une manière sensible ; ils ne font de mal à personne ; ce sont des êtres inoffensifs, Ils restent souvent des heures entières sur les toits à arranger leurs plumes ; s'ils y aperçoivent une tache, ils vont vite à l'eau et s'y baignent jusqu’à ce qu'ils soient propres. Ils ne souffrent aucune malpropreté sur leur plumage. Imitez-les en cela. La même propreté ne règne pas dans leur pigeonnier, ni dans leurs nids. En cela il n@ faut pas les imiter. Leurs nids sont très simples ; ils sont faits de paille ou de foin.

Les pigeons pondent tous les mois deux œufs blancs ils ont donc tous les mois des petits, qui s'appellent..…..? E. — Pigeonneaux.

M.— Les pigeons ne quittent jamais leurs nids quand ils ont des œufs ; la mère est toujours assise dessus, Savez-vous pourquoi ?

E.—Oui, les œufs doivent rester chauds constamment ; s'ils se refroidissaient, il n'en sortirait pas de petits, M.—On appelle cela couver (incubation),

Les petits oiseaux sont d'abord entièrement nus; peu à peu il leur vient du duvet, puis de petits tuyaux qui S transforment en plumes. Les jeunes, uourris par les

Parents, croïssent rapidement ; ils quittent parfois le nid, essayent à marcher, et enfin à voler. Un grand nombre sont alors tués, car c’est à ce moment qu'ils sont très bons à manger, et sont une excellente nourriture pour les personnes faibles ou malades, Les personnes bien Portantes s’en accommodent aussi fort bien.

M.-— Qui a déjà vu comment on t

E.— On les presse sous les ailes, tête.

M.—C'est un terrible moment 8eons, et cela fait mal à voir.

— Est-il permis de tuer les animaux ?

- E— Oui, monsieur,

ue les pigeonneaux ?

où on leur coupe la

pour les pauvres pi-

M.— Pourquoi ?

E.—Parce que leur mort nous est utile.

M,—Mais s’il est permis de tuer les animaux, il n’est jamais permis de les lourmenter inutilement. Ne l’oubliez pas, mes chers enfants,

Jusqu'ici nous:n’avons ‘étudié que l'extérieur, le dehors du pigeon ; Yoyons un peu ce qu'on trouve dans l'intérieur de son corps.

—Lorsqu’on coupe-la-tête d’un du cou quelques gouttes rouges.

E.—Du sang,

M.—Le sang est Touge et chaud :

Li entretient, ainsi que les plumes, la chaleur dans le corps än pigeon.

“OS Mmengeons là chair, qui n’est pas très abondante,

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Les plus gros morceaux se trouvent ici, voyez aux ailes

et aux jambes. (On insistera sur ce fait pour faire: com=.

prendre aux élèves plus avancés la force et la puissance du vol). La chair est attachée aux os. Les os sont petits, minces, légers ; le plus grand est en avant de la poitrir.s, ici, voyez ; il est mince mais tenace. — Posez la main sur votre poitrine ; que sentez-vous ? E.—La poitrine monte et descend.

M.—Cela est l'effet de la respiration.

Vous pouvez observer ce mouvement sur le cheval, sur la vache, etc. Regardez maintenant attentivement ce pigeon; vous Voyez un mouvement semblable; ce mouvement est le plus sensible, le plus fort ici, où se rencontrent les deux ailes. —Pour abréger, le maître POUxTa se contenter de dire : u

Vous respirez avec les poumons qui se trouvent dans votre poitrine ; de même le cheval, la vache, etc. Vous savez maintenant que le pigeon respire aussi ; il doit donc avoir des Poumons. Cela n’est pas très logique, et encore moins scientifique ; mais nous parlons à de jeunes enfants à qui il suffit pour le moment de savoir que les poumons sont les Organes de la respiration,

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Continuons. Nos Poumons sont dans la poitrine, vers le haut, ici (mettez la main comme moi), où la respiration est la plus sensible, la plus forte, Chez le pigeon, la respiration est la plus forte ici, regardez, sous les “les; là se trouvent leurs poumons, Si l'on pressait

trop notre poitrine, nous ne pourrions plus respirer et nous étoufferions ; mais étouffer, c'est cesser de vivre, c'est mourir.

C’est ainsi que le pigeon étouffe, meurt quand on presse, serre, comprime sa poitrine, c’est-à-dire quand on le presse fortement sous les ailes. Et maintenant, mes chers enfants, vous expliquez-vous pourquoi le pigeon meurt quand on le presse sous les ailes ?

E.— Oui, monsieur, on l’étouffe.

(De la même manière et toujours par comparaison, le maître fera comprendre aux enfants que le pigeon a des nerfs, des organes de digestion (jabot, gésier), et surtout un Cœur.)

M.-—Le pigeon à aussi une voix comme les autres animaux. Ilroucoule, Le cri du pigeon, ce cri doux et tendre, s'appelle roucoulement,

respirer et 7 de vivre,

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