‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 76 sur 101 · LECON DE BOTANIQUE · texte numérisé non relu

LECON DE BOTANIQUE

Le maître écrit sur le tableau noi. le mot botanique.

—Mes chers amis, je crains fort de vous effrayer par ce mot, car la science qu’il désigne a été, et est encore l'objet d'études profondes de la part des savants; mais rassurez-vous ; j'espère pouvoir mettre À votre portée les chose: que je veux vous apprendre,

Tous les êtres dans la nature se divisent en trois grandes clas &s : les an imaux, les minéraux et les végétaut ; la botar ne s'occupe de l'étude de ces der. niers. |

(Le maître donne aux élèves des pois, des fèves, des pépins de pomme, et quelques grains de blé et d'avoine

Examinez bien ces différents grains, et essayez de les ouvrir,

(Après quelques instants.)

—Bien, trouvez-vous quelque diftérence entre ces grains ?

E.— Oui, monsieur : le pois, la fève ct le pépin s'ouvrent en deux, tandis que le blé et l'avoine ne sont formés que d’une seule pièce,

M.—C'est Juste, et les graines de toutes les plantes que Vous pourrez voir ont l’un ou l’autre de ces deux cäractères, c’est-à-dire qu'elles sont formées d’une ou de deux pièces,

C'est pourquoi on a divisé la plus grande partie des plantes en deux grandes classes : inonocotylédonées et dicotylédonées, 11 ÿ à une troisième classe appelée gcol'ylédonée, comme les fougères, les champignons, &e. mais nous ne nous 9CCuperons que des deux premières.

Les cotylédons sont les parties de la graine qui enveloppent le germe (plantule).

Maintenant voici des tiges de blé, d'avoine, et des feuilles de pommiers et de lilas. Examinez-les bien et dites-moi, si la feuille du blé ou celle de lavoine est semblable à celle du pommier ou du lilas.

E.—-Non, monsieur : la feuille du blé à les côtes

presque parallèles, et celle de la feuilles du pommier sont ramifiées.

M.—Et c'est un des caractères qui font distinguer les plantes monocotylédonées des plantes dicotylé-

donées. Mais ce que vous appelez des côtes se nomment Nervures, retenez bien ce mot.

et

ice entre ces

pépin s'ou- 2: ne sont for-

s plantes que deux cärac- : ou de deux

e partie des ylélonées et 1ppelée acognons, &c., * premières, lé qui enve-

ïine, et des -les bien et l’avoine est

les côtes u pommier

nt distins dicotylénomment

—Examinez bien attentivement VOYez-vous encore ?

E.— Elle est creuse,

M.— Voilà encore un caractère Connaître les plantes monoc lédonées n’ont pas la tige centrale.

— Maintenant nommeznées ? |

E.— Le frêne, le bouleau, le lilas, &c.

M.— Pourquoi ?

E.— Parce que ces plantes ont de ] et que leurs feuilles ont les nervures ramifiées,

M. --Nommez quelques plantes Monocotylédonées,

E.—Le blé, l'orge, le seigle, le foin.

M.— Pourquoi ?

moi des plantes dicotylédo-

a moelle centrale,

E,— Parce que ces plantes ont la ti nervures de leurs feuilles sont presque parallèles, M.—Bien., Voici une fleur des ch stellaire. Je vais écrire au table vous tâcherez d'apprendre, et sur

ge creuse et que les

amps appelée au quelques noms que tout de retenir,

(Le maître écrit :) pédoncule, calice, corolle, étaumines, pistil,

—La partie de la fleur que je tiens dans ma main s'appelle pédoncule, et non la queue de la fleur,

Nous allons étudier les différentes parties de cette

la tige du bk, Qu'y

qui sert À faire reotylédonnées, car les dicotycreuse et ont de la moelle

nt Late semeerer den

fleur, en commençant par l'extérieur. Cette partie verte que Vous voyez se nomme calice ; il est formé d’une ou de plusieurs petites feuilles vertes qu'on nomme sépales.

Quand il est formé d’une seule pièce, il est dit monoscpale, quand il est formé de plusieurs, polysépales. pur —Combien y en a-t-il dans celui-ci ?

dot

| E.— Cinq. fé M.—La partie colorée de la fleur se nomme corolle, dat

et les pièces qui la composent Pélales ; selon que la ( corolle est formée d’un seul ou de plusieurs pétales, dr elle est dite mono ou polypétale. l'ar — Combien cette fleur en a-t-elle ? din E.— Elle en a autant que de sépales, c’est-à-dire cinq. ] M.—C’est donc une fleur. Elu.

E.— Polypétale. feu:

M.—Que reste-t-il maintenant que j'ai enlevé le ca- : \ lice et la corolle de cette fleur ? la c E.—I]l reste de petits filets à tête jaune. | L M.— Bien, ces petits filets n’ont pas tous le même " nom ; les uns portent le nom d'étumines et les autres E celui de pistils.

Les étamines ont deux parties : ce que vous appelez preu une petite tête jaune se nomme anthère, et le support, Che: filet. Cette fleur en a dix. (Le maître enlève les éta- E mines.) M

— Que reste-t-il à présent ?

artie verte é d’une ou ne sépales, t monosé- )ales.

le corolle, on que la s pétales,

dire cinq,

evé le ca-

le même

les autres

s appelez Support, e les éta-

E.— TI reste encore trois petits filets.

M.—Ce sont les pistils, dont chacun a trois partiés : en commençant par le bas, l’ovaire, le style et le stigmate, qui est l'extrémité supérieure de cet organe.

Avec les quelques notions que je viens de vous donner, nous allons essayer d'analyser ensemble cette fleur. (Le maître distribue aux élèves quelques petites fleurs de lilas.)

Ouvrez la Flore canadienne, et cherchez dans la clef, afin de trouver les caractères de cette fleur et ceux de l'arbre qui la porte. Voyons d’abord. -Est-ce que cette fleur vient d’une plante mono ou dicotyiédonée ?

E.--Elle vient d’une plante dicotylédonée, parce que la tige à de la moelle centrale et que les nervures des feuilles sont ramifices.

M.— Cherchez maintenant dans les différents titres de la clef,

E.—Je trouve : Dicotyledones-polypétales.

M.— Est-ce cela ?

E.—Oui, monsieur, elle a quatre pétales.

M. - Vous vous trompez, elle n'en a qu’un, et la

preuve, c'est que je puis l'enlever d’une seule pièce, Cherchez plus loin.

E.—Je trouve : Dicotylédones-monopetales, M.—C'est cela ; lisez,

L'élève lit :

Etamines 2 ou 4, moins nombreuses que les lobes de la corolle, 86.

M.--Combien a-t-elle d'étamines et combien la corolle a-t-elle de lobes ?

E.—Elle n’aque deux étamines, et la corolle a quatre lobes,

M.—C'est donc ce numéro qui convient à cette fleur,

E.—Que veux dire le chiffre 86.

M.—I1 veut dire qu’il faut que vous alliez au nu-

méro 86, pour lire ce qui s’y trouve et continuer votre analyse,

E.— Mais il y a deux numéros 86.

M.—Lisez-les tous les deux, et prenez celui dont les caractères conviennent le mieux à votre fleur,

L'Elève lit :

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