SOIXANTE-DEUXIÈME LEÇON
LES ARBRES IMRULITIERS
M.—Mes jeunes amis, nous allons nous-occuper aujourd'hui des arbres fruitiers. Vous savez qu'on nomme ainsi ceux qui portent des fruits bons à manger. Croyez-vous qu'ils né soient pas plus faciles À reconnaître que les arbres forestiers, ou ceux d'ornement ?
E.—Oui, parce qu’on les voit chaque jour dans les jardins et les vergers.
M.— Et pourquoi les distingue-t-on aisément les uns des autres ?
Dccuper auavez qu'on Is à manger, les à reconnement ?
ur dans les
lent les uns
E,— Par leurs fruits.
M.—II est évident que quand on voit deux arbres chargés de fruits, tels que le pominier et le prunier, par exemple, il n’est guère possible de les confondre.
Mais, outre la différence qui existe dans la forme, la grosseur, la qualité et la couleur de leurs fruits, ces deux arbres se distinguent encore par des caractères relatifs à leur taille, à leur écorce, à leurs feuilles et à leurs fleurs.
— Pourriez-vous me dépeindre quelques-uns de ces caractères ?
E.—Le prunier est beaucoup plus petit que le pommier, l’un donne des fruits à pépins et l’autre à noyaux. Les fleurs ne sont pas de la même couleur, et les feuilles ne $e ressemblent pas non plus.
M.— Voici une pomme ; nous allons l’examiner ensemble. Quelle forme a-t-elle ?
E.—Elle à la forme d’une boule, un peu aplatie des deux côtés.
M.—Comment se nomme la partie qui tient la pomme attachée au pommier ?
E.— C'est la queue.
M.—Et le point du fruit où elle est attachée porte le nom d'ombilic. La partie opposée à l’ombilic est l'œil.
— Quelles sont les autres parties de la pomme ?
E.—La peau ou pelure, la. chair ou pulpe, et les
pépins.
M.—Les pépins se trouvent du centre, dans cinq pe.
tités loges écailleuses. Ils'sont la graine qui peut four. nir de nouveaux arbrés.
— Qu'est-ce qu’une pépinière ?
*E.— C'est un lieu planté dé petits arbres qu’on élève pour les transplanter.
M.—Et un pépiniériste ?
E.—C'est celui qui fait commerce des petits arbres qu'il cultive.
M.—N'y a-t-il pas un moyen fréquemment employé pour obtenir sur un sauvageon ou pommier sauvage l'espèce de pomme que l'on désire ?
E.— Oui, monsieur, ce moyen employé est la greffe,
M.— Vous avez sans doute déjà vu greffer un arbre,
Faites connattre comment cela se pratique de.la manière la plus ordinaire.
E.— Pour greffer un arbre, on le coupe d’abord à urie certaine hauteur, au moyen d’une scie ; puis on y pratique ane fente dans laquelle on place un jeune scion d’un arbre cultivé, muni d’un ou de deux bourgeons, taillés en forme de coin, et dont on'fäit éoïnéider l'écorce avec celle du sujet à greffer:… Après. cela, il: ne vèste plus: qu'à lier la greffe, pour l’empêchier déisé déranger, et à la recouvrir à.sa base de terre glaise ou. de mastic, pour éviter lé contact de l'air. |
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ans Cinq peii peut four.
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écusson, &c. Sauf qu'on élague les arbres fruitiers pour en éclaircir les branches et les tenir à une certaine hauteur, ou qu’on les émonde pour les dépouiller des branches inutiles ou nuisibles, on laisse les gros arbres pousser librement, c’est-à-dire en plein vent.
—Qu'appelle-t-on verger ?
E.— C’est un lieu planté d'arbres fruitiers.
M.— Voilà, mes enfants, à peu près tout ce que nous pouvons dire de notre principal srbre fruitier, car, à part le prunier, dont nous avons déjà parlé, la rigueur de notre climat ne nous permet guère d’en cultiver d’autres avec avantage, à moins que ce soit dans des serrescraudes.
—Qui peut me dire quels arbres on cultive dans les serres-chaudes ?
E.—On y cultive les orangers, les péchers, les abricotiers, et même la vigne.
M.— Mais vous ne m'avez pas parlé du noyer ni du groseiller.
E.—Le noyer est un gros arbre, qui fournit les noix, dont l'enveloppe se nomme brou. Le groseiller est un arbuste cultivé, quoiqu'il existe aussi dans les haies et les bois à l’état sauvage. IL y a des groseilles rouges, et des groseilles blanches ; il y en a même de très grosses dont on fait des confitures.