L'été
L'été brûlant arrive et vient jaunir nos plaines. Je chanterai sa gloire, à Tombre des forêts, Sur les bords arrosés par les eaux des fontaines, Tandis que dans l'espace il fait voler ses traits '. L'alouette, en chantant, monte vers la lumière *; Le lièvre, ami des blés\ s'abandonne à ses jeux; Le cerf léger bondit le long d'une clairière *, Et regarde souvent le berger matineux *, Qui sort, avec la paix % de son humble chaumière, 0 tranquilles vallons! solitaires berceaux! Campagnes dont l'éclat réjouit ma pensée! Qui peut dormir encor, quand la fraîche rosée. Quand l'aube * radieuse anime vos tableaux?
Quelle magnificence I elle étonne mes yeux Trop faibles pour saisir cette immense étendue. Peindrai-je de ces monts les groupes lumineux, Que le soleil enflamme au travers de la nue ; Ces vallons ombragés de bois majestueux ; Ce fleuve qui se roule en replis sinueux, Et renvoie aux rochers des clartés ondoyantes ' ; Ce vent doux qui frémit sur les vagues brillantes; Ce long tapis de fleurs déployé sur les prés;
réfléchie qn'api^B qu'elle est tombée sur le rnlssean. Lee deux derniers vers présentent nne image plus vraie et plus heureusement rendue.
1. Ditque. La lune présente la forme d'un disque, espèce de palet ar^^Wfli en usage etaes les anciens.