‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 123 sur 466 · L'orave · texte numérisé non relu

L'orave

On voit à l*faorizon, de deux pointe opposés. Des nuages monter dans les airs embrasés; Oa ki& voit s'épaissir, s'élever et s'étendre ; D'un tonnerre éloigné le bruit s'est fait enUmd^d : Lee flots en ont frémi, l'air en est ébranlé, Et, le long du vallon, le feuillage a tremblé. Les monts ont prolongé le lugubre murmure Donl le son lent et sourd attriste la nature * ; 11 succède à ce bruit un calme plein d'horreur, Et la terre, en silence, attend dans la terreur. Des monts et des rochers le vaste amphithéâtre

1. Un (iront satu couleur. Les fleurs qui survivent à la flu de raatomne ont peu d'<$elat.

3. iiéimcoUe* Disposition de l*&me à la tristesse, tristesse doutie et rètevm,

8. J'exilerai t'owbie ekérie. Je lappeUerai dans ma mémoire IHmage chérie, J'éroqueral le souvenir. Le mot ombre est employé pour image, par aUvsion à la la croyance des poëtes anclons, qui représentaient l'tilysée ou le séjour des morts peuplé d'ombres sans réalité, mais présentant l'apparence ou les traits des personoes dont elles étalent les ombres.

4. Vers d*ttn bel effet comme harmonie imltatiye. Même remarque stir plusieuri des vers qui suivent.

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Disparaît tout à coup sous ud voile grisâtre <; Le nuage élargi les couvre de ses flancs; Il pèse sur les airs tranquilles et brûlants. Haiâ des traits embrasés ont sillonné la nue, Et la foudre, en grondant, roule dans retendue : Elle redouble, vole, éclate dans les airs; Leur nuit est plus profonde, et de vastes édairs En font sortir sans cesse un jour pâle et livide >• Du couchant enflammé s'avance un vent rapide ; 11 tourne sur la plaine, et rasant les sillons, Enlève un sable noir <fu*il roule en tourbillons. Ce nuage nouveau, ce torrent de poussière Dérobe â la campagne un reste de lumière. La peur, Takain sonnant*, dans les ten^Ies sacrt^s Font entrer à grands flots les peuples égarés. Grand Dieul vois à tes pieds leur foule consternée Te demander le prix des trtivaux de Tannée. Hélas l du ciel en feu les globules glaoés * Écrasenft, en tombant, les épis renversés. Le tonnerre et les vents déchirent les nuages. Le fermier de ses champs contemple les ravages, Et presse dans ses bras ses enfants effrayés. La foudre éclate, tombe ; et des monts foudroya Descendent à grand bruit les grafviers et les ondes, Qui courent en torrents sur les plaines fécondes. O récolte î ô moissons * ! tout périt sans retour : L'ouvrage de Tannée est détruit dans un jour.

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