Il Utni M éùtker des apparence
J'étais, un jour, dans ma jeunesse, passager à bord d'un petit sloop * qui descendait la Delawère *. Gomme il n'y avait pas de vent, nous fûmai obligés, après la marée *, de jeter l'ancre et d'attendre la marée suivante. La chaleur du soleil était excessive sur le bâtiment; les passagers m'étaient étrangers, et leur société ne me plaisait pas. Jè crus voir, près du rivage, une belle prairie verte au milieu de laquelle s'élevait un grand arbre donnant beaucoup d'ombrage. Je m'imaginai que je pourrais aller m'asseoir sous son abri et y passer^ à lire, quelques moments agréables, jusqu'au retour de la marée. J'obtins donc du capitaine qu'il me fît conduire à terre. Une fois débarqué, je reconnus que la plus grande partie de ma prairie n'était réellement qu'un marais; en le traversant, pour arriver à mon arbre, j'enfonçai dans la boue jusqu'aux genoux ; et je n'étais pas établi depuis cinq minutes sous son ombrage, que mille insectes fâcheux, venant fondre sur moi, attaquèrent mes jambes, mes mains, ma figure, au point qu'il me fut impossible de lire et de tenir en place. Je regagnai donc le rivage, et j'appelai pour que la chaloupe me ramenât à bord du sloop, où j'eus à endurer cette
1. Au»si/ôt fait que dit. GalUclsme d'expression, comme U 7 en a on de eon- Itruction dans ce qal suit : U balancier jeté, etc. Remarquer la rapidité et l'agrément que les gallicismes donnent an style et l'image si vraie du dernier rera*
9. Lu îoi$^ PauiorUé. Les lois et Tautorité reUgieuses, comme lea lois et Vaatoritë civiles, aident h réprimer les passions, ot font le saint de la société.
8. Sloop, Vaisseau do petite dimension, d'une forme particnUëre.