Êbope. Auteur grec qui a laissé un recueil de (ubles
tlVBB 11. 423
Le lièvre et la perdrix, concitoyens d'un champ, Vivaient dans un état, ce semble, assez tranq\i*l»e ;
Quand une meute •, s'approchant, Oblige le premier à chercher un asile : n s'enfuit dans son fort », met les chiens en défaut »,
Sans même en excepter Briffaut *.
Enfin il se trahit lui-même Par les esprits » sortant de son corps échauffé. Miraut ♦, sur leur odeur a ya^t philosophé «, Conclut que c'e^ son lièvre, et d'une ardeur extrême , Il le pousse : et ftustaut *, qui n*a jamais menti,
Dit que le lièvre est reparti.
Le pauvre malheureux vint mourir à son gîte.
La perdrix le raiUe, et lui dit :
« Tu te vantais d'être si vite ' !
Qu'as-tu fait de tes pieds? » Au moment qu'elle rit, Son tour vient; on la trouve. Elle croit que ses ailes La sauront garantir à toute extrémité ;
Mais là pauvrette • avait compté
Sans l'autour aux serres • cruelles.
La FOSTAINB.