Judas, Saint-Pierre
LIYRR III, U9
4. — Dlco Buuilfetté par l'e&trème petitesse cemme par iMnanle ffrandear.
Considérons les merveilles qui éclatent également dans les plus grands tx)rps et dans les plus petits. D'un côté je vois le soleil tant de milliers de fois plus grand que la terre ; je le vois qui circule dans les espaces , en comparaison desquels il n'est luimême qu'un atome brillant. Je vois d'autres astres \ peut-être encore plus grands que lui, qui roulent dans d'autres espaces encore plus éloignés de nous. Au delà de tous ces espaces, qui échappent déjà à toute mesure, j'aperçois encore confusément d'autres astres qu'on ne peut plus compter ni distinguer'. La terre où je suis n'est qu'un point par proportion à ce tout où l'on ne trouve jamais aucune borne. Ce tout est si bien arrangé, qu'on n'y pourrait déplacer un seul atome sans déconcerter • toute cette immense machine; et elle se meut avec un si bel ordre, que ce mouvement même en perpétue la variété et la perfection. Il faut qu'une main à qui rien ne coûte ne se lasse point de conduire cet ouvrage depuis tant de siècles, et que ses doigts se jouent de l'univers *, pour parler comme TÉcriture.
D'un autre côté, l'ouvrage n'est pas moins admirable en petit qu'en grand. Je ne trouve pas moins en petit une espèce d'infitii qui m'étonne et qui me surmonte *. Trouver dans un ciron • , comme dans un éléphant ou dans une baleine, des membres parfaitement organisés; y trouver une tête, un corps, des jambes, des pieds formés comme ceux des plus grands animaux ! 11 y a dans chaque partie de ces atomes vivants des muscles, des nerfs, des veines, des artères, du sang; dans ce sang des esprits ^ des parties rameuses et des humeurs ; dans ces humeurs, des gouttes