‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 178 sur 466 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Enfin, lâchant sa proie, il fuit, lorsqu'une balle L'atteint, et les bergers, en marche triomphale, De hameaux en hameaux promènent son corps mort.

Bbbidz.

H. — L'aeeaell da chien.

Le chien seul en jappant s'élança sur mes pas*,

Bondit autovr de moi de joie et de tendresse.

Se roula sur mes pieds enchaînés de caresse,

Léchant mes mains, mordant mon habit, mon soulier,

Sautant du seuil au lit, de la chaise au foyer,

Fêtant toute la chambre et semblaet aux murs même,

Par ses bonds et ses cris, annoncer ce qu'il aime,

Puis sur mon sac poudreux * à mes pieds étendu

Me couYa d'un regard dans le mien suspendu.

Me pardonnerez-vous, vous qui n'avez sur terre

Pas même cet ami du pauvre solitaire?

Mais ce regard si doux, si triste de mon chien.

Fit monter de non cœur des larmes dans le mien '.

J'entourai de mes bras son cou gonflé de joie;

Des gouttes de mes yeux roulèrent sur sa soie* :

« 0 pauvre et seul ami, viens, lui dis-je, aimons-nous!

Car partout où Dieu mit deux cœurs, s'aimer est doux I »

Lahabtivb.

i% ^ Le clpeval «s talaUie.

Vois ce coursier! son pied frappe et creuse la terre, Son regard lance au loin la flamme et la fureur; Son fier hennissement, émule du tonnerre,

Inspire la terreur.

De son robuste cou, sa mouvante crinière Et s'agite, et bondit, et retombe à longs flots : Il vole avec orgueil, et sa fougue guerrière

S'indigne du repos.

Son belliqueux essor court au-devant des armes. Il se rit de la peur, et d'audace brûlant,

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