‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 345 sur 466 · Le Tendredl safnt · texte numérisé non relu

Le Tendredl safnt

LB DEBHIKB SOUPIB DE L* U0UU2-DIKU

C'est l'heure où la nature à son sauveur unie , Et qui sembla du Christ partager l'agonie, Dans un saisissement d'horreur et de respect,

Suspendit ses lois, à l'aspect

De celte douleur infinie ; Où , déchiré d'un coup*, le rideau du saint lieu ,

Que d'invisibles mains tirèrent , Des combles au pavé s'ouvrit par le milieu ; Où du mont Golgolha les rocs , qui s'ébranlèrent,

Jusqu'en leurs fondements tremblèrent

Sous le dernier soupir de Dieu^.

C'est l'heure où la lumière aux ténèbres fit place, Où des formes sans nom traversèrent l'espace ; C'est l'heure où le soleil, du crime épouvanté,

Se roula* dans l'obscurité,

Un voile sanglant sur la face ; Où je ne sais quel froid glaça l'air et les vents

Quand les sépulcres se fendirent , En laissant s'échapper de leurs débris mouvants

1. On dirait aujourd'hui sur terre. En tetre pr^Jsonte un autre bcus.

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