Le Tendredl safnt
LB DEBHIKB SOUPIB DE L* U0UU2-DIKU
C'est l'heure où la nature à son sauveur unie , Et qui sembla du Christ partager l'agonie, Dans un saisissement d'horreur et de respect,
Suspendit ses lois, à l'aspect
De celte douleur infinie ; Où , déchiré d'un coup*, le rideau du saint lieu ,
Que d'invisibles mains tirèrent , Des combles au pavé s'ouvrit par le milieu ; Où du mont Golgolha les rocs , qui s'ébranlèrent,
Jusqu'en leurs fondements tremblèrent
Sous le dernier soupir de Dieu^.
C'est l'heure où la lumière aux ténèbres fit place, Où des formes sans nom traversèrent l'espace ; C'est l'heure où le soleil, du crime épouvanté,
Se roula* dans l'obscurité,
Un voile sanglant sur la face ; Où je ne sais quel froid glaça l'air et les vents
Quand les sépulcres se fendirent , En laissant s'échapper de leurs débris mouvants
1. On dirait aujourd'hui sur terre. En tetre pr^Jsonte un autre bcus.