‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 463 sur 466 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Il fasse, au coup de ses nageoires, Une tempête ' sur les eaux.

Quand rhydre aux mille anneaux dans les plaines rampante' Roule d'énormes chars un convoi qui serpçnte*, Lorsqu'au loin dans le ciel * sa tête rouge a lui, A sa masse, à son bruit de lave souterraine,

On dirait un volcan qui traîne

La chaîne des monts après lui^.

Et le monstre, docile aux caprices de l'homme, Se plie aux vils travaux de la bête de somme ; Naguère il poursuivait le mobile horizon. Il va, bientôt, aveugle et le mors dans la gueule.

Tourner une incessante meule

Dans Tatelier, morne prison.

Ou bien, près du cratère où la fonte s'allume, De son bras de Cyclope il fait sur une enclume Bondir, à temps égal, les noirs et lourds marteaux; OU; puisant au milieu de la lave qui coule,

Il sait dans les contours du moule

Pétrir du doigt les durs métaux.

Il a tourné la roue et mû Tagile rame;

Sur le métier soyeux où Técharpe se trame

Il conduit la navette, et^ des fibres du lin,

La vierge aux doigts légers, qu'à sa lèvre elle mouille, Sur le fuseau de sa quenouille Forme un fil moins souple et moins fin.

Y. DB Lapbape.

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