Sobre. Expression prise ironiquement
Se racontaient un jour leur vie infortunée. « Àh ! disait la brebis, je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de noti^ destinée. Toi, l'esclave de rbomme, adorant des ingrats^
Toujours soumis, tendre et fidèle,
Tu reçois pour prix de ton zèle
Des coups, et souvent le trépas.
Moi, qui tous les ans les habille ', Qui leur donne du lait, et qui fume ^ leurs champs, Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille
Assassiné par ces méchants.
Leurs confrères les loups dévorent ce qui reste.
Victimes de ces inhumains.
Travailler pour eux seuls et mourir par leurs mains,
Voilà notre destin funeste * !
— 11 est vrai , dit le chien : mais crois-tu plus heureux
Les auteurs de notre misère?
Va, ma sœur, il vaut encor mieux
Souârir le mal que de le faire *. »
Flosiav.