‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 79 sur 466 · Liottceau, Diminutif de lion: petit Jeune lion · texte numérisé non relu

Liottceau, Diminutif de lion: petit Jeune lion

3. Le léopard est plus petit que le lion, mais U a k peu prte les mêmes formes et la m6me robe.

4. On trouve Tours dans la plupart des montagnes de l'Europe. Il est de la taille > d'un petit ftne, mais lourd, massif et couvert de loijgs poils roux ou noirs. II y en

a aussi de blancs.

5. L'éléphant est le plus gros et le plus grand des quadrupèdes. Il vit )k Vétat sauvage en Afrique et en Asis. Il est remarquable par sa lourde masse, ses grosses Jambes, ses longues défenses blanches et la trompe flexible dont il se sert adroitement pour prendre tout ce dont il a be60in.

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ressembler à rhomme, je puis m*en vaoter aussi. Tu nt lui ressembles que par ton laid visage et par quelques grimaces ridicules : pour moi, je lui ressemble par la voix, qui est la marque de la raison * et le plus bel ornement de Thorame. — Tais-toi , maudit causeur, lui répondit le singe : tu parles, mais non pas comme Tbomme; tu dis toujours la même chose, sans entendre ce que tu dis. » L'assemblée se moqua de ces deux mauvais copistes de l'homme, et on donna la couronne à l'éléphant, parce qu'il a la force et U sagesse, sans avoir ni la cruauté des bétes furieuses, ni la sotte vanité de tant d'autres qui veulent toujours paraître ce qu'elles ne sont pas;.

FteKLOV.

BS. — Le MêoBler de Smis-SomL

Sur le riant coteau par le prince > choisi, S'élevait le moulin du meunier Sans-Sotici Le vendeur de farine avait pour habitude D'y vivre, au jour le jour, exempt d'inquiétude ; Et, de quelque côté que vînt souffler le vent, ^ Il y tournait son aile et s'endormait content ^ Fort bien achalandé ^, grâce à son caractère, Le moulin prit le nom de son propriétaire; Et des hameaux voisins, les filles, les garçons. Allaient à Sans-Souci pour danser aux chansons.

Hélas ! est-ce une loi sur notre pauvre terre,

Que toujours deux voisins auront entre eux la guerre;

Que la soif d'envahir et d'étendre ses droits

Tourmentera toujours les meuniers et les rois?

En cette occasion, le rot fut le moins sage;

Il lorgna* du voisin le modeste héritage...

1. La marque de la roiâon* Ia toIx on plntftt \t langitge, la paroto qui sert h énoncer la pensée distingue Thonune de tons les antres animaux.

3. Frëdëric, roi de Fmsse, qui, voulant se construire une retraite k la campagne, avait choisi le coteau oh se tronvait le moulin de Sans-SùtieL

8. // y tournait son aile. La meule qui écrase le grain dans un mo«ain & vent est mise en action par le mouvement de grandes ailes extérieures que le vent fait tourner. Ces ailes peuvent être changées de direction suivant la direction dn vent qui souffle. De ïk il y tournait ton aile, Uauteur fait aussi allusion au caractère de meunier de Sans 'Souci.

4. AchaUmié. Fréquenté par les chaland*^ par les gens qui y portaient leurs grains )t moudre. Remarquer T^i^Ioi peu correct du pronom «on, dans ami earae» tère^ que la construction régulière a l'air de faire rapporter k moulin.

5. Lorgna. Regarda avec envie. Ce mot, de la même (amille que lorgoo», locgnette , ae prend souvent en mauvaise part.

On avait fait des plans, fort beaux sur le papier,

Où le chétif enclos se perdait tout entier.

Il fallait sans cela renoncer à la vue,

Rétrécir les jardins et masquer * Tavenue.

Des bâtiments royaux l'ordinaire intendant'

Fit venir le meunier; et d'un ton important :

« Il nous faut ton moulin; que veux-tu qu'on t'en donne?

— Rien du tout; car j'entends ne le vendre à personne. Il vous faut est fort bon... Mon moulin est à moi... Tout aussi bien, au moins, que la Prusse est au roi.

— Allons, ton dernier mot, bonhomme, et prends-y garde.

— Faut-il vous parler clair? — Oui. — C'est que je le garde. Voilà mon dernier mot. » Ce refus effronté

Avec un grand scandale au prince est raconté.

Il mande auprès de lui le meunier indocile;

Presse, flatte, promet : ce fut peine inutile.

Sans-Souci s'obstinait « Entendez la raison,

Sire, je ne puis pas vous vendre ma maison :

Mon vieux père y mourut, mon Gis y vient de naître.

C'est mon Postdam * à moi. Je suis tranchant < peut-être ;

Ne l'êtes-vous jamais? Tenez, mille ducats*,

Au bout de vos discours *, ne me tenteraient pas :

Il faut vous en passer; je l'ai dit, j'y persiste. »

Les rois malaisément souffrent qu'on leur résiste.

Frédéric, un moment par l'humeur emporté :

a Pardieu ! de ton moulin c'est bien être entêté \

Je suis bon de vouloir t'engager à le vendre :

Sais-tu que sans payer je pourrais bien le prendre?

Je suis le maître. — YousI... de prendre mon moulin?

Oui, si nous n'avions pas des juges à Berlin *. »

Le monarque, à ces mots, revint de son caprice;

Charmé que sous son règne on crût à la justice.

Il rit; et, se tournant vers quelques courtisans :

« Ma foi, messieurs, je crois qu'il faut changer i:os plans;

Voisin, garde ton bien, j'aime fort ta réplique. »

Andrieuz.

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