‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 11 sur 676 · TRAUMATISME · texte numérisé non relu

TRAUMATISME

a. La commotion cérébrale se manifeste par des phénomènes diffus : perte de la connaissance, de la sensibilité et du mouvement; ralentissement du pouls et de la respiration, coma en somme sans paralysies ni contractures. Ces symptômes décroissent et disparaissent plus ou moins rapidement.

p. La compression cérébrale d'un hémisphère s'accusera par du coma avec hémiplégie et respiration stertoreuse ou s'accompagnant de convulsions plus ou moins généralisées.

Cette compression aura le plus souvent pour cause :

Soit un enfoncement facilement constatable des os du crâne ; les accidents sont immédiats et d'emblée à leur maximum ;

Soit un épanchement sanguin intra-cranien ordinairement sus-dure-mérien ; les accidents sont plus tardifs (quelques heures après l'accident) et progressifs.

Y. La compression ou la contusion de la zone circumrolandique se manifestent par des paralysies, des convulsions, des contractures localisées, et il est souvent bien difficile de dire lequel des deux processus, contu-

sion ou compresssion, il faut incriminer, d'autant qu'ils coexistent le plus souvent.

B. Les accidents sont plus tardifs, quelques jours après

LE traumatisme.

Le plus souvent il s'agit de :

a. Méningo-encéphalite. Elle présente d'ordinaire deux périodes.

Période d^ excitation : agitation, convulsions, soubresauts, hyperesthésie, fièvre élevée, pouls dur et fréquent, congestion de la face. Elle dure en général quarantehuit heures. Le malade peut mourir dans cette période, au milieu d'un délire et d'une agitation extrêmes d'ordinaire.

Une fèriode de collapsus lui succède, pendant laquelle on voit survenir du relâchement des sphincters, des paralysies plus ou moins localisées, dustertor, du coma dans lequel le malade meurt du troisième au huitième jour.

D'autres fois, la maladie évolue par poussées avec des périodes de rémission plus ou moins longues, mais la mort est la terminaison fatale.

Dans d'autres cas il s'agit de :

p. Contusion restée latente depuis l'accident et se manifestant au bout d'un certain temps par des paralysies, des secousses musculaires, des convulsions, des contractures localisées. Souvent, d'ailleurs, ce n'est que le début d'une méningite mortelle à marche plus ou moins rapide.

Y. Les abcès cérébraux sont rares et beaucoup plus tardifs, ils sont exceptionnels dans les traumatismes sans plaie. Leur diagnostic est 'toujours incertain. Ce n'est le plus souvent qu'une trouvaille d'autopsie.

ô. Enfin on sera quelqueiois amené à faire le diagnostic rrtrospectif de fracture du crâne avec compression actuelle du cortex chez des malades qui, ayant subi à une époque parfois fort éloignée un traumatisme crânien, présentent au moment de fexamen ou des troubles paralytiques, ou de l'épilepsie jacksonnicnne, ou des troubles sensilifs, ou des troubles de l'intelligence.

Page 1