La région postérieure : espace stylo-vasculaire
B. Espace glandulaire.
Cet espace contient la parotide, son canal excréteur, et difTérents vaisseaux et nerfs qui cheminent au milieu de la glande elle-même.
a) La parotide^ la plus volumineuse des glandes salivaires, ne répond pas à une forme géométrique. Mal contenue par un tissu Jàche qui ne constitue pas une membrane d'enveloppe, elle s'étale sous les tissus. Elle comprend une série de prolongements dont les principaux sont : 1° un prolongement antèro-exierne qui accompagne le canal de Sténon est séparé du masséter par le plexus veineux massétérin ; 2° un prolongement antéro-interne situé pour Bourgery entre l'os et le ptérygoïdien interne, pour Sappey entre les deux ptérygoïdiens. 'filiaux n'admet pas ce prolongement; 3° un prolongement interne, phargngien, situé en avant de l'apophyse slyloïde et qui n'est pas constant. Entre le maxillaire et la face antérieure de la glande existe du tissu cellulaire lâche qui peut se convertir en bourse séreuse (bourse de Cruveilhier). La face postérieure de la glande adhère intimement, en arrière, au périoste de l'apophyse mastoïde, à l'aponévrose des muscles sterno-cléido-mastoïdien et digastrique. Le sommet déborde en dehors l'articulation temporo-maxillaire et remonte en arrière de la conque auriculaire. La base longe la bandelette d'insertion faciale. La parotide a une couleur gris jaunâtre^ un poids de 2o à 30 grammes. Elle présente la structure des glandes en grappe, réunion d'acini aboutissant au canal intra-lobulaire et formant des lobules, cellules polyédriques volumineuses reposant sur une membrane basale et remplies de granulations qui cachent le noyau à l'état de repos de la glande (granulations ptyalogènes).
b) Le canal excréteur de la glande. — Canal de Sténon, naît au milieu du prolongement antérieur de la
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parotide, se dirige en haut et en avant sur la face externe du masséter, à 2 centimètres de l'arcade z) gomatique. A ce niveau il est côtoyé par une ramification importante du nerf facial et par l'artère transverse de la face qui lui sont supérieures. Un peu avant le bord antérieur du masséter le canal se coude légèrement en bas, contourne le masséter, chemine le long de la face externe du buccinateur, en traversant la boule de Bichat, traverse obliquement le buccinateur en se dirigeant en avant et en dedans, chemine sous la muqueuse buccale, puis la perfore en biseau et s'ouvre au niveau du collet de la deuxième molaire. Sa lumière est très étroite, ses parois très épaisses, il roule sous le doigt comme un fil de fouet. 11 est formé par une tunique adventice qui entoure une tunique propre conjonctivo-élastique sans fibres musculaires lisses. Sur cette paroi on remarque une membrane basale et deux rangées de cellules, parmi lesquelles la rangée profonde est formée de cellules polyédriques, la rangée superQcielle de cellules cylindro-coniques.
c) V artère carotide externe pénètre sous la glande, chemine le long de sa face interne et reste libre jusqu'à la moitié de sa hauteur. A ce niveau, ou bien elle continue à longer la face interne de la glande (exceptionnel), ou bien elle se creuse sur cette face une demigouttière (rare), ou bien elle pénètre dans la glande et s'y bifurque, Pendant son trajet intra-parotidien elle émet l'artère auriculaire postérieure qui se termine en arrière, près du conduit auditif, par les branches myomastoïdienne et temporale. Elle émet aussi d'autres branches artérielles : le rameau stylo-mastoïdien, des rameaux auriculaires, des artérioles musculaires et parotidiennes. Au niveau du col du condyle elle donne ses deux branches terminales ; la temporale superficielle qui quitte la parotide pour gagner la région temporale, la maxillaire interne qui remonte entre les deux ptérygoïdiens, croise la face externe des nerfs lingual et dentaire inférieur, passe par la fente ptérygo-maxillaire, puis s'engage entre les deux faisceaux d'insertion du ptérygoïdien externe.
d) La veine jugulaire externe^ réduite au rôle de gros canal de sûreté, accessoire à la jugulaire interne, et étendue de l'angle de la mâchoire à la base du creux sus-claviculaiie, est remplacée en haut, dans la région parotidienne, par un gros tronc veineux que l'on appelle la veine faciale postérieure et qui est tout à fait diiïérente d'elle. Celte dernière est formée en haut parla réunion des veines temporales et maxillaires internes, s'enfonce dans l'épaisseur de la glande et reçoit les veines parotidiennes, Iransverses de la face, auriculaires antérieures, s'abouche en bas avec la faciale antérieure et se termine dans la veine jugulaire
• interne. Elle est accompagnée quelquefois d'un tronc veineux plus grêle qui est la veine commune des régions occipitale et auriculaire. Lorsque celle-ci ne se jette pas dans la faciale postérieure, elle se jette dans la veine jugulaire interne au niveau d'un point où une grosse veine superficielle qui vient de la partie inférieure du cou déverse le sang de cette région également dans la veine jugulaire interne. Celte grosse veine superficielle est la jugulaire externe qui a eu un rôle important chez le fœtus lorsqu'elle ramenait le sang du cerveau et de la tète au cœur par l'intermédiaire du canal de Cuvier ; mais qui a perdu ce rôle dès que la jugulaire interne, qui a progressé de bas en haut, est arrivée au niveau du trou déchiré postérieur. La jugulaire externe proprement dite n'appartient pas à la région parotidienne ; elle naît au niveau de l'angle delà mâchoire, et constitue une anastomose jetée entre la jugulaire interne et la veine sous-clavière. Ce qui existe comme gros tronc veineux dans la parotide, c'est la veine faciale postérieure.
e) Le nerf facial, après son long trajet intra-cranien qu'il faut décrire et pour lequel nous renvoyons à la question N. Facial, sort par le trou stylo-mastoïdien, s'infléchit en avant et en dehors, chemine dans la parotide d'arrière en avant et se divise en deux branches terminales au niveau du bord postérieur de la mâchoire. Plus il s'éloigne du trou stylo-mastoïdien, plus il devient superficiel. 11 est impossible de disséquer la parotide
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OU d'extirper une tumeur de la parotide sans le léser. Le nerf est placé sur un plan extérieur intra-parolidien, par rapport à la veine faciale postérieure et à la carotide externe. La branche terminale temporo-faciale forme avec les rameaux nerveux venus de l'auriculotemporal le plexus parolidien supérieur. La branche cervico-faciale après anastomose avec la branche auriculaire du plexus cervical, forme le plexus parotidien inférieur. Avant son entrée dans la parotide, c'est-àdire tout de suite après sa sortie du trou stylo-mastoïdien, le facial a donné ses cinq branches collatérales extra-craniennes, qui sont : le rameau anastomotique du giosso-pharyngien, le rameau auriculaire postérieur, le rameau digastrique, le rameau stylo-hyoïdien, le rameau stylo-glosse et glosso-staphylin.
f) Les ganglions intra-parotidiens forment quatre groupes :
1. Le groupe supérieur (quatre ganglions situés au sommet de la glande) ;
2. Le groupe antérieur reçoit les lymphatiques malaires et sourciliers ;
3. Le groupe interne est accolé à la carotide (trois ganglions qui reçoivent les lymphatiques de la cavité nasale et du voile du palais) ;