II. Racines postérieures
a) Origine apparente. Elles émanent du sillon collatéral postérieur sur lequel elles sont disposées en série parfaitement linéaire. Le nombre des radicules qui les forment s'élève à six ou huit, leur volume est de un demi-millimètre. Les radicules des nerfs cervicaux sont les plus nombreux et les plus volumineux.
b) Origine réelle. Chaque fibre d'une racine postérieure nait d'une cellule du ganglion spinal, puis se dirige dans la moelle qu'elle pénètre.
Partie du sillon collatéral postérieur, la racine postérieure monte obliquement dans le sillon, et presque immédiatement chaque fibre se divise
SOUS un angle de 150 à 160 degrés en deux branches terminales l'une descendante, l'autre ascendante. La branche descendante suit le faisceau de Burdach et se porte vers la partie delà moelle sous-jacente ; après un trajet très court elle se courbe à angle droit et se termine par arborisation dans la corne postérieure. La branche ascendante monte dans le cordon postérieur et suit un trajet plus ou moins long. Les branches de long trajet montent jusqu'au bulbe (noyaux de GoU et de Burdach) ; les branches de court trajet, après 5 ou 6 centimètres, se terminent dans la corne postérieure correspondante. Toutes les tiges radiculaires forment autour de la tète de la corne postérieure un amas de fibres qui forment deux groupes.
oc. Le groupe inieime correspond à la moitié interne de la substance de Rolando en plein faisceau de Burdach.
p. Le groupe externe à fibres grêles fait face à la moitié externe de la substance de Rolando et occupe la zone marginale.