‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 167 sur 676 · Guérison · texte numérisé non relu

Guérison

Rapide, assez brusque, « dans l'espace d'une nuit » (Dieulafoy) ;

Graduelle, par résolution, chute de la fièvre, disparition de l'exanthème, quelquefois légère desquamation ;

2. Mort rare ; lorsqu'elle survient elle est due à une complication.

B. Erysipèle des muqueuses.

Ou bien il peut être primitif, soit qu'il conserve son autonomie, soit qu'il atteigne secondairement la face ;

0 a il peut être secondaire et n'atteindre les muqueuses qu'après la face. Dans ce cas on pourrait le considérer comme une véritable complication.

Il peut atteindre :

a) La muqueuse buccale : angine et stomatite.

L'angine est plus fréquente que la stomatite, elle est caractérisée par la rougeur pourprée de la gorge et la violence de la douleur et de la dysphagie. Elle peut se compliquer d'abcès rétro-pharyngien.

h) Les fosses nasales : rhinite.

Coryza fort douloureux pouvant envahir les sinus de la face.

c) Les voies respiratoires. Elles peuvent être touchées dans toute leur étendue.

a. Larynx : laryngite avec œdème de la glotte et troubles dyspnéiques plus ou moins intenses.

p. Bronches et lobules : hronchopneumonie succédant à l'érysipèle de la face le plus souvent et d'une gravité fort grande. Mosny y a constaté quelquefois l'existence du streptocoque.

La gravité de l'érysipèle ders muqueuses est

ERYSIPELE 2265

plus OU moins grande suivant que cette affection est primitive ou secondaire. « L'érysipèle qui rentre est plus grave que l'érysipèle qui sort ».

Page 1