III. Diagnostic
A. Positif.
La constatation d'une tumeur indolore, réductible, frémissante, présentant un souffle continu avec renforcement, permettent de faire aisément le diagnostic d'anévrysme artérioso-veineux.
L'anévrysme artérioso-veineux Iraumatique se différenciera de l'anévrysme spontané par la présence d'une blessure antérieure et la constatation d'une cicatrice.
B. Différentiel.
a) Anèvrysme artériel.
a. Souffle intermittent ;
p. Frémissement ou nul ou intermittent, isochrone aux pulsations artérielles.
Y. Evolution rapide.
b) Anèvrysme cirsoïde.
Quelquefois embarrassant mais :
a. Il siège en des régions comme au cuir chevelu, aux doigts, où la phlébartérie est exceptionnelle.
p. Il est généralement spontané.
y. A son pourtour les artères sont volumineuses, ampullaires, serpentines.
Mais il faut savoir que l'anévrysme cirsoïde pré- Sente un souffle continu avec renforcement sys- • tolique, qu'un thrill est perceptible à son niveau comme dans l'anévrysme artérioso-veineux. D'ailleurs, pour Michon, les anévrysmes cirsoïdes ne sont autre chose que des anévrysmes artériosoveineux multiples.
c) Varices.
On ne pourrait guère se tromper que dans les cas exceptionnels où, comme le signale Porter, on
ANÉVRYSMES ARTÉRIO SO-VE INE UX 2369
trouve un frémissement et un bruissement dans les veines dilatées. Mais alors la pression exercée immédiatement au-dessous de la tumeur en suspend les battements qui persistaient après nne pression exercée au-dessous.
d) Tumeur située au-devant d'une artère.
Soulèvement mais pas expansion.
e) Tumeurs malignes pulsatiles.
Pourraient prêter à la confusion par leur souffle, leurs mouvements expansifs, le développement plus abondant des veines tégumentaires. Mais : a. Ce sont de gros néoplasmes.
p. Ils adhèrent aux tissus profond» ; Y- Ils ne sont pas réductibles ; 8. L'évolution est toute différente.
/) Enfin, il est des cas où certaines conséquences de l'anévrysme artérioso-veineux, comme Vœdème par exemple, prennent une telle importance, qu'elles font faire un faux diagnostic, comme dans le cas de Duménil, où l'œdème avait fait penser à l'éléphantiasis.