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IV. Pathologie. Hypertrophie de la prostate

FASCICULE XV I. .\ >!!; Enveloppes du testicule. 1 III. Anatomie. Structure du testicule. H, I Hydrocèle vaginale. IV. Pathologie. Tuberculose du testi-

cule.

Bibliographie : Charpy. Art. in Anatomie humaine de Poirier. — Van Gehuchten. Anatomie du système nerveux. — P. Marié. Maladies de la moelle épinière. — H. Berdal. Histologie humaine. — Marinesgo. Localisations sensitives et motrices dans la moelle épinière (Semaine médicale, l»"" juillet 1896). — Viault et Jolyet. Physiologie.

DÉVELOPPEMENT (Voir Racines rachidiennes et Cordons postérieurs).

ANATOMIE I. Conlîguratîoii générale.

Sur une coupe perpendiculaire à l'axe de la moelle la substance grise se présente comme formant dans chaque moitié latérale une sorte de croissant à concavité externe, croissant dont les deux extrémités antérieure et postérieure, appelées corne antérieure et corne postérieure^ sont toutes deux renflées. Les deux croissants latéraux sont réunis transversalement par la commissure grise à la partie moyenne de laquelle on trouve le canal de Vépendyme. La séparation toute fictive des deux cornes est représentée par une ligne transversale passant par le canal de Tépendyme.

a) Corne antérieure.

Elle est séparée de la surface de la moelle par un manteau de substance blanche surtout épais en avant et en dehors.

Elle est volumineuse, arrondie. Son étendue dépasse toujours celle de la corne postérieure, en sorte que la substance grise a plus exactement la forme d'une grosse virgule à tête antérieure que celle d'un croissant. Au point de vue topogra-

phique on lui distingue une partie antérieure ou tète, une partie postérieure ou base.

Elle affecte une forme différente suivant les régions considérées ; arrondie, globuleuse à la région lombaire, elle s'amincit et s'allonge à la région dorsale, elle s'élargit de nouveau à la région cervicale et prend une forme triangulaire.

b) Corne postérieure.

Elle est séparée de la surface de la moelle en

dedans et en dehors par une épaisse couche de

• substance blanche. En arrière, au contraire, elle

s'etfile et atteint la surface extérieure. C'est elle

qu'on aperçoit au fond du sillon collatéralpostérieur.

Elle est plus petite, plus mince, plus allongée que la corne antérieure, de plus, elle est coiffée à sa partie postérieure par une substance particulière d'apparence gélatineuse : substance gélatineuse de Rolando, affectant suivant les régions la forme d'un U ou d'un V à sinus antérieur.

On distingue à la corne postérieure :

Une région antérieure, étroite, pédiculiforme : c'est le col ou la base ;

Une région moyenne renflée, plus large : c'est la tête ;

Une, région postérieure mince et effilée : c'est la pointe.

Au niveau des renflements cervical et lombaire, les cornes postérieir^res s'élargissent considérablement à leur partie moyenne et présentent ainsi une tète beaucoup plus volumineuse que dans les autres régions.

Pour en linir avec la configuration générale, il nous reste à décrire la région de la commissure et deux productions spéciales à certaines régions : la corne latérale et la formation réticulaire de Deiters.

c) Commissure grise.

Elle unit les deux croissants latéraux de la substance grise ; elle est visible au fond du sillon médian postérieur ; elle est séparée du fond du sillon

médian antérieur par une petite bandelette blanche transversale : la commissure blanche.

Au centre de la commissure on voit le canal de V épendyme flanqué de deux veines longitudinales latérales, les veines de la commissure grise. Le canal de l'épendyniB commence à l'angle inférieur du quatrième ventricule, suit toute la moelle, pénètre même dans le filum terminale, là où la substance grise a disparu et atteint le cul-de-sac dorsal chez le fœtus. Très large chez l'embryon humain, il se rétrécit beaucoup dès le milieu de la vie fœtale ; chez Fadulte il ne mesure guère que de 1/iO à 1/20 de millimètre de diamètre ; encore est-il souvent obstrué par places et affecte, suivant les niveaux des formes variées ovalaire, triangulaire, etc. Il est souvent renflé à son extrémité terminale en un renflement ovalaire à grand axe vertical : le ventricule terminal de la moelle de Krause, fermé en arrière par une paroi fort mince. Le canal de l'épendyme renferme' normalement un peu de liquide céphalo-rachidien.

d) Corne latérale.

Sur une coupe transversale pratiquée dans la région cervicale inférieure ou thoracique supérieure, on voit de la partie postéro-latérale de la corne antérieure se détacher un prolongement triangulaire désigné sous le nom de corne latérale, corne moyenne, tractus intermedio-lateralis de Carke. Dans les autres régions la corne latérale disparait, mais ses éléments nerveux persistent dans la partie postéro-latérale de la corne antérieure.

e) Formation réiiculaire de Deiters.

Dans les régions cervicale et thoracique supérieure, la substance grise située en arrière de la corne latérale au lieu de présenter un bord net, parfai tement distinct de la substance blanche , envoie dans cette substance blanche des trabécules et des filaments gris qui, s'anastcmosant entre eux, forment un réseau dont les mailles renferment de

petits îlots de substance blanche : c'est la production réticulaire de Deiters.

Considérée dans son ensemble, la substance grise s'étend du bulb,e au filum terminale, elle affecte la forme d'une colonne profondément cannelée, présentant quatre gouttières profondes : une antérieure pour les cordons antérieurs ; une postérieure pour les cordons postérieurs ; deux latérales pour les cordons latéraux. Elle est creusée en son centre d'un petit canal, canal de l'épendyme, partiellement oblitéré chez l'adulte. Dans son ensemble, elle augmente de volume de bas en haut et présente deux renflements appréciables, l'un au niveau de la région lombaire, l'autre au niveau de la région cervicale. Nous avons vu enfin les modifications régionales d'une coupe de l'axe gris suivant la forme et le volume des cornes, l'existence ou l'absence de corne latérale et de formation réticulaire.

IL Structure de l'axe gris.

A. Eléments constitutifs.

Trois éléments : cellules nerveuses, c'est l'élément noble ; fihi^es nerveuses, prolongement de cellules nerveuses intra ou extra-médullaires ; névroglie, qui est le tissu de soutien, la charpente^

a) Névrfi^ii^'yCjf^ ijlle est constituée par des cellules et des fibres

absolument semblables à celles que l'on rencontre dans le cerveau (Voir Lobe frontal) ou dans la substance blanche (Voir Cordons postérieurs). Elle diffère seulement de la névroglie de la substance blanche par la moins grande abondance d'éléments fibrillaires.

b) Fibres nerveuses.

a. Fibres à myéline, semblables à celles des cordons blancs, mais plus grêles ; elles se dirigent vers les racines.

p. Fibres sans myéline, représentées par la partie

initiale des fibres nerveuses et les arborisations terminales des collatérales des fibres des cordons. c) Cellules nerveuses.

C'est l'élément noble, l'élément essentiel, difîérenciateur de la substance grise. Ce sont ces cellules qui donnent à l'axe gris sa couleur, grâce au pigment qu'elles renferment, sa spécificité fonctionnelle. Elles sont essentiellement constituées par un corps cellulaire à prolongements multiples hautement différenciés.

a. Corps cellulaire complètement nu, sans aucune membrane d'enveloppe. Le protoplasma qui le constitue semble pouvoir être divisé en deux parties distinctes : une partie superficielle striée longitudinalement, plus ou moins épaisse, plus ou moins fondue avec le reste du corps cellulaire et constituée par des faisceaux de fibrilles continues avec les fibrilles des prolongements cellulaires ; une partie centrale ioruiée par du proloplasma non différencié constitué par un réticulum et un hyalo-plasma intermédiaire, avec, au voisinage du noyau, une quantité plus ou moins considérable de granulations pigmentaires.

p.Le?2oz/«w est très volumineux, de forme arrondie ou ovalaire. 11 est constitué, comme la plupart des noyaux cellulaires, par un réticulum chromatique, une substance achromatique, une membrane nucléaire et des nucléoles.

Y- pi'olongements sont nombreux. Il convient d'en distinguer deux variétés :

\ . Les prolongements protoplasmiques , caractérisés par leur nombre considérable et leurs divisions multiples. Ils se divisent rapidement et se résolvent en un nombre considérable d'arborisations terminales. Ils semblent constitués par des faisceaux de fibrilles nues continus avec ceux du corps cellulaire. Il est admis depuis Golgi que ces prolongements se terminent librement, soit dans la substance grise, soit dans la substance blanche^ sans s'anastomoser jamais (contrairement à l'opi-

nion de Gerlach), soit avec les prolongements des cellules voisines, soit avec un réseau nerveux quelconque, soit avec des fibres névrogliques.

2. Prolongements de Deiters ou cylindraxiles, uniques pour chaque cellule, plus vivement colorables par le carmin que les autres prolongements, se revotant de myéline à une certaine distance de la cellule, et dont les bords deviennnent parallèles à une certaine distance de la cellule originelle. Golgi a modifié profondément la conception de Deiters, qui donnait comme caractère principal du cylindraxe l'absence de divisions, en montrant ce cylindraxe s'amincissant jusqu'à 30|jl de son point d'émergence et restant jusqu'à ce point parfaitement indivis, donnant alors naissance à quelques collatérales, puis conservant son individualité sur une longueur plus ou moins grande, tout en 'émettant quelques branches collatérales au cours de son trajet.

Ramon y Cajal a bien montré les cylindraxes courts 011 longs et les collatérales de ces prolongements se terminant dans la substance grise par des arborisations dont les branches finissent librement sans s'anastomoser nullement ni avec les prolongements cellulaires similaires, ni avec aucune sorte de réseau. Cette concepiion a été quelque peu combattue par des observateurs récents, nous ne croyons pas qu'elle puisse être encore légitimement abandonnée.

B. Rapports et connexions des éléments.

a) Cornes et racines antérieures.

Les cellules nerveuses précédemment décrites sont disséminées dans tous les points de la substance grise, mais le plus grand nombre sont groupées en amas, se présentant comme des noyaux sur une coupe transversale, comme des colonnes sur une coupe longitudinale.

Il existe dans la corne antérieure, trois groupes de cellules : antéro-interne, antéro externe, postéro-

externe. Toutes les fibres des racines antérieures se mettent en relation avec les cellules des cornes antérieures dont elles ne représentent que le prolongement cylindraxile, d'où le nom de cellules radiculaires donné à ces groupes de cellules, pour les distinguer des cellules dites des cordons, dont la répartition et la fonction sont absolument différentes, a. Cellules racliculaires ou motrices.

Elles présentent un grand nombre de prolongements que nous distinguerons, avec Ramon y Cajal, en deux catégories :

i . Prolongement cylindraxilelo^^khvdiTiçhQ. principale qui devient fibre de racine, et à branches collatérales rares ou nulles à trajet récurrent quand elles existent.

2. Prolongements protoplasmiques que l'on peut, de façon schématique, répartir en trois groupes :

Groupe interne dont les divisions terminales ou se terminent du même côté de la moelle, ou passent par la commissure antérieure et vont s'enlacer avec les prolongements similaires des cellules du côté opposé.

Groupe antèro -externe dont les touffes de ramifications terminales pénètrent dans le cordon antéro-latéral et se terminent entre les tubes de ce cordon.

Groupe postéro -interne à prolongements longs et épais se terminant dans la substance grise.

Les connexions de ces prolongements protoplasmiques sont multiples ; mentionnons les principales :

Connexions avec lesarborisations terminales

des fibres du faisceau pyramidal, des fibres,

des racines postérieures (fibres collatérales

réflexes), des fibres des cellules des cordons.

p. Cellules des cordons.

Dans la corne antérieure, comme d'ailleurs dans toute la substance grise, on trouve irré-

gulièrement disséminées des cellules dites cellules des cordons. Ces cellules sont plus petites que les cellules radiculaires, elles sont surtout caractérisées par ce fait que leur prolongement cylindraxile devient fibre constitutive d'un cordon blanc du même côté ou du côté opposé, d'où leur nom.

Cette fibre gagne la substance blanche en émettant sur son parcours un certain nombre de collatérales qui se ramifient et se terminent dans la substance grise par des arborisations terminales libres. Arrivé dans le cordon blanc, le cylindraxe se bifurque en T, formant ainsi deux branches longitudinales ascendante et descendante ; ces branches après avoir émis tout le long de leur trajet des collatérales qui retournent dans la substance grise, où elles se terminent librement autour des groupes divers de cellules, rentrent à leur tour dans la substance grise où elles se terminent comme leurs collatérales.

Ces cellules semblent destinées à mettre en relation des étahes plus ou moins éloignés de la substance grise, à les associer et à coordonner les mouvements dont ces segments sont le centre.

b) Cornes et racines postérieures .

bj) Corne postérieure proprement dite.

Sa constitution est surtout connue depuis les travaux de Lissauer.

L'extrémité postérieure de la corne postérieure, ou apex, se trouve séparée de l'extérieur par la couche subpie-mérienne, 5wô/?m.

Elle est coiffée par la substance gélatineuse de Rolando revêtue elle-même par le stratum zonale. Les fibres de la zone marginale ou de Lissauer se trouvent contenues en pleine couche sub-pie-mérienne qu'elles traversent pour gagner la corne postérieure.

a. Substance gélatineuse de Rolando (deux zones).

1 . Zone spongieuse ou postérieure de la substance gélatineuse.

Les fibres radiculaires y sont plus serrées, plus irrégulières que dans le reste de la substance gélatineuse. Il y a enchevêtrement de fibres venant :

De la zone marginale de Lissauer ;

Des racines postérieures ;

Des cordons postérieurs.

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