‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 357 sur 676 · Le malade ne peut redresser ni les doigts ni la main · texte numérisé non relu

Le malade ne peut redresser ni les doigts ni la main

b) Constatation de la paralysie des différentes parties du membre supérieur,

û'. Doigts :

1. Le malade ne peut étendre les premières phalanges fléchies sur le métacarpe, il y a donc paralysie ;

De l'extenseur commun ;

Du long et du court extenseur du pouce ;

De l'extenseur propre de l'index et du petit doigt.

2. Les doigts sont rapprochés et écartés avec facilité car les inlcrosseux sont intacts ;

3. En maintenant les premières phalanges relevées sur les métacarpiens, le malade peut étendre les deux dernières phalanges^ ce qui démontre que les lombricaiix ne sont pas paralysés.

p. Main :

1. Impossibilité de relever le poignet; c'est le symptôme dominant, il est sous la dépendance de la paralysie des extenseurs ;

2. La main étant placée sur un plan horizontal, les mouvements de latéralité sont impossibles, car :

Les radiaux externes,

Le cubital postérieur, sont paralysés.

. Avant-bras.

1. Si l'on place l'avant-bras en demi-flexion et demi-pronation et qu'on engage le patient à le fléchir davantage, en s'opposant à ce mouvement on sent que le long supinateur ne se tend pas comme une corde, mais reste flasque.

2. L'avant-bras placé en extension et pronation dans un plan horizontal ne peut être ramené à la supination sans flexion concomitante, car le court supinateur est paralysé et le biceps qui est respecté ne peut le suppléer qu'en fléchissant l'avant-bras.

3. La paralysie du triceps et de l'anconé, se traduisant par l'impossibilité de l'extension, ne se rencontrera que dans le cas de compression portant au-dessus de la gouttière de torsion (paralysie des béquillards).

4. La diminution de la pression de la main du côté paralysé, indice d'une faiblesse relative des fléchisseurs, reconnaît deux causes :

Le rapprochement des points d'insertion

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des fléchisseurs par suite de relâchement des extenseurs;

L'atrophie des fléchisseurs par suite de leur inaction et leur raccourcissement.

c) Eial de la sensibilité.

La sensibilité est presque toujours intacte, que la paralysie soit traumatique, infectieuse, toxique ou à frigore ; elle est cependant délraite dans les traumatismes graves.

De cette conservation de la sensibilité on a donné plusieurs explications :

Pour Arloing et Tripier, elle serait due à la sensibilité récurrente (suppléance par le cubital).

Pour Onimus^ les fibres sensitives résisteraient plus que les fibres motrices au processus névritique.

d) Lésions trophiques .

Elles ne surviennent qu'à une période avancée de la maladie.

Elles consistent en :

a. Atrophie musculaire, surtout dans les paralysies par compression grave ou section du nerf ;

P. Tumeur dorsale du poignet (Gubler, Nicaise, Erb).

Elle consiste en un gonflement indolent, rarement accompagné de rougeur de la face dorsale du poignet. Elle donne au doigt une seiisation d'épaississement des tendons extenseurs. Son volume est parfois variable.

Elle peut s'accompagner de ténosite crépitante au niveau de l'avant-bras.

Elle répond anatomiquement ù un état fongueux des tendons et de la gaine synoviale.

Elle peut disparaître sans laisser de traces.

y. Troubles vaso-moteurs et trophiques de la peau absolument exceptionnels.

e) Réflexes abolis.

f) Réactions électriques.

a. Muscles.

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