C. Complications
a) Névrite.
a. Locale.
Par extension des désordres mo'eurs ou sensitifs à d'autres nerfs du membre, Vanestlièsie s'étend^ fait tache d'huile, la paralysie frappe des muscles primitivement respectés, l'atrophie est progressive. « Le processus névritique a gagné le plexus et redescend dans ses différentes branches ».
p. Ascendante.
La névrite peut remonter jusqu'à la moelle et y donner lieu à une myélite, puis se propager au côté opposé par un processus de névrite descendante.
On peut constater alors, outre des phénomènes possibles de paralysie à distance, dus crises viscéralgiques diverses (gastralgiques, ahgineuses, etc.).
b) Tétanos.
La fréquence da tétanos est tellement grande qu'on avait autrefois éditié une théorie nerveuse du tétanos. (V. cette question). H se manifeste au bout d'un temps variable après les plaies s'accom-. pagnant de corps étrangers..
D. Variétés.
Quelques sections nerveuses ont une physionomie assez particulière pour qu'on puisse à un simple examen diagnostiquer le nerf touché.
a) Nerf médian. — C'est le nerf le plus fréquemment atteint. La déformation est caractéristique : « Un méplat marque à l'avant-bras le groupe musculaire épitrochléen, la paume est largement étalée, l'éminence thénar aplatie, le pouce en extension, tiré en dedans, tourné sur son axe, la face palmaire en avant, et cela par l'action tonique de son adducteur encore intact et de ses extenseurs, l'index est étendu, les trois autres doigts infléchis ».
b) Nerf radial. — L'avant-bras et la main prennent l'attitude bien connue de la paralysie saturnine : poignet tombant, doigts roulés dans la paume de la main.
c) Nerf cubital, c'est ]r griffe cubitale ; aplatissement des éminences thénar et hypothénar, extension de la première phalange des doigts, flexion des deux dernières phalanges. La main prend dans son ensemble un aspect si mi es que.
d) Nerf facial. (V. Paralysie faciale).
e) Nerf sciatique. (V. Sciatique).