C. A LA. PÉRIODE DE SUPPURATION ET DE FISTULISATION
Quand la peau s'est amincie, que le pus tend à se faire jour au dehors, que la tuméfaction présente en somme les caractères ordinaires des abcès froids, le diagnostic est encore plus facile.
Enfin quand le pus s'est fait jour au dehors, que des fistules se sont établies qui donnent issue à un liquide grumeleux, que le stylet conduit sur des surfaces osseuses dénudées, on ne pourra guère confondre la tumeur blanche qu'avec :
a) Un abci'S ossi/Iiient provenant d'un foyer d'ostéite extra-articulaire; mais l'articulation est alors respectée, il en est de même dans :
b) \]lujgroma fongueux fishdisé, assez nettement limité à la rotule ;
c) V mHhrite suppurée d'origine myéliiique.
a. L'articulation est prise de façon tardive et exceptionnelle.
p. L'affection a débuté nettement par une épiphyse, et il y a hyperostose manifeste de cette extrémité osseuse.
Y. Le début a été aigu, fébrile et l'évolution absolument différente.
Cette partie du diagnostic différentiel n'offre en général pas de difficulté lorsque l'examen a été méthodiquement pratiqué.
Trailemeiit.
Nous ne reviendrons pas sur l'importance capitale qu'il y a à faire un diagnostic précoce au point de vue de l'efficacité du traitement et de la perfection de la guerison lorsque l'affection est traitée dès l'origine ; nous nous bornerons à énuraérer les principaux moyens mis en œuvre pour amener, suivant les cas, une guerison radicale, une guerison avec ankylose du membre, ou pour protéger le malade contre une infection générale.
A. Avant la suppuration.
a) Repos. — C'est surtout au début la méthode de choix. 11 convient de l'assurer par :
b) Ij' immobilisation absolue de l'articulation malade : Soit au moyen d'appareils inamovibles (plâtrés, dex-
trinés, silicates) ;
Soit au moyen d'appareils orthopédiques (gouttières). Une prescription formelle est d'immobiliser le
membre dans une bonne position, et en conséquence de pratiquer au préalable, s'il est nécessaire, le redressement sous chloroforme des attitudes vicieuses. Dans les mêmes conditions :
c) Uextension continue peut rendre des services. Avec elle on obtient :
Le redressement mécanique et graduel du membre ; La diminution des douleurs et des complications par écarlement des surfaces articulaires.
On y associera avec finit :
d) La révulsion par la teinture d'iode oïi les pointes de feu superlicielies.
Dans les formes plus avancées, déjà fongueuses :
é) La cautérisation transcurrente ou profonde est préférable.
Mais dans ces cas
/) La méthode sclérogène de Lannelongue (injections interstitielles de chlorure de zinc) donne des résultats bien supérieurs à ceux obtenus par toutes les méthodes précédentes, avec lesquelles on peut d'ailleurs et on doit l'associer. •
g) On réservera les opérations sanglantes (curettages, arthrotomie, amputation, résection) pour les cas où toute réparation est impossible, où l'abcédation est évidente, où l'on constate l'existence de séquestres, etc.
B. Après la suppuration.
a) Abcès non ouverts.
Rappelons qu'il convient,, avant tout autre traitement de redresser le membre s'il est dans une attitude vicieuse et surtout de le mettre dans la position qui rendra le plus de services si la guérison doit se produire par ankylose de l'articulation malade (angle droit pour le coude, extension pour le genou, etc.). On tentera encore de conserver le membre, on appliquera avec patience et persévérance les méthodes conservatrices.
a. Ponction évacuatrice suivie d'injections antiseptiques (naphtol camphré, éther iodoformé, etc.).
p. hijections sclèrogènes de chlorure de zinc qui permettront parfois de circonscrire les foyers suppurants qu'on pourra ensuite ouvrir et nettoyer. b) Abcès ouverts.
On n'aura guère le choix qu'entre :
a. La résection si les lésions osseuses paraissent localisées aux épiphyses et si l'on peut espérer en atteindre les limites.
[3. \i' amputation dans le cas contraire. Quel que soit le traitement chirurgical adopté, on devra lui associer un traitement médical général rationnel, celui de la tuberculose en général (aération, suralimentation, médication tonique et reconstituante, etc.).
SOMMAIRE DES FASCICULES i A 55 (Suite)
FASCICULE XVI
Anatomie. Cordon spermatique. 1 IH. Anatomik, Ovaires.
Pathologie. Tumeurs des bourses, | JV, Pathologie. Kystes de l'ovaire.
FASCICULE XVII
AvATOMiE. Trompes. 1 IH. Anatomie. Rapports de l'utérus.
Pathologie. Salpingo-ovarites. | IV. Pathologie. Fibromes utérins,
FASCICULE XVIII
Anatomie. Ligaments utérins. 1 III. Anatomie. Muqueuse utérine.
Pathologir. Grossesse extra- utérine. | IV. Pathologie. Métrorrhagies.
FASCICULE XIX
Anatomie. Vaisseaux et nerfs de IH. l'utérus. IV.
Pathologie. Eclampsie perpuérale.
FASCICULE XX
Anatomie. CoI de l'utérus.
Pathologie. Cancer de l'utérui.
Anatomie. Péritoine pelvien.
Pathologie. Hématocèle rétro -utérine.
FASCICULE
Anatomie. Canal inguinal. ^ I IH.
Pathologie. Etranglement herniaire. | IV.
HI. Anatomie. Région ombilicale.
IV. Pathologie. Signes et diagnostic des plaies de l'abdomen.
Anatomie. Péritoine sus-ombilîcal.
Patholooie. Péritonite tuberculeuse.
Anatomie. Mésentère.
Pathologie. Ascite.
FASCICULE XXII