‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 453 sur 676 · I. Auatouiie des formes · texte numérisé non relu

I. Auatouiie des formes

A. Examinée, la jambe étant dans l'extension, la région poplitée se présente comme une région pleine, le creux poplité n'existe pas à proprement parler. Légèrement bombée et fortement tendue dans sa partie centrale elle présente aux deux extrémités de son diamètre transversal, deux saillies musculaires : l'une externe formée par la saillie du tendon du biceps, l'autre interne plus accentuée constituée par les reliefs tendineux des demi-membraneux et demi-tendineux.

On trouve à la partie moyenne de la région, un pli transversal plus ou moins marqué qui vient souligner l'analogie de cette région avec celle du coude et qui, nous le verrons, est beaucoup plus accusé dans la flexion, il est assez souvent absent sur le cadavre. Il est mobile sur les parties profondes. Produit par la flexion des parties molles, il ne correspond pas à l'interligne articulaire ; une coupe transversale, passant à son niveau, sectionne les condyles fémoraux.

Le membre étant dans cette attitude l'exploration digitale de la région est fort difficile, la région est dure, l'aponévrose fortement tendue empêche toute palpation profonde.

B. A mesure que la jambe se fléchit sur la cufsse,

le creux poplilé s'accentue, la région se creuse surtout du coté de la cuisse, la dépression atteint son maximum quand la jambe esta angle droit. Elle prend alors, du côté delà cuisse, la forme d'un triangle creux, dont les bords latéraux sont fortement accusés en dehors par le tendon du biceps, en dedans par celui du demi-membraneux, dont la base répondant à la jambe est formée par la saillie des jumeaux.

Le pli de flexion est alors très accusé, il se jette en dedans et on dehors dans les fossettes bordées par les saillies musculaires. On sait que ce pli est un point de repère précieux dans la pratique de la ligature de l'artère poplitée ; un moyen sur de le tracer, quand il n'existe pas, consiste précisément à fléchir fortement la jambe sur la cuisse, une sonde cannelée étant au besoin fortement appu3^ée dans l'angle de flexion.

Dans celte attitudeles parties molles sont relâchées, l'aponévrose est peu tendue, la palpation est facile. La demiflexion sera donc l'attitude de choix pour l'exploration chirurgicale.

C. De tout cet examen ne résultent pas de notions bien précises sur les limites supérieure et intérieure de la région. On peut à la rigueur admettre comme limites latérales les muscles précités, mais rien ne vient indiquer où la région finit du côté de la cuisse et du côté de la jambe. Sachant que le creux poplité commence en haut à l'anneau du troisième adducteur et finit en bas, à l'anneau du soléaire, on peut en fixer les limites d'une façon approximative. Si Ton prend comme point de repère l'interligne articulaire, on peut admettre que la région s'étend du côté de la cuisse à 9 ou 10 centimètres de cet interligne, du côté de la jambe à 2 ou 3 centimètres. C'est d'ailleurs déjà à cette conclusion approximative de la grande étendue relative du creux poplité du côté de la cuisse que nous avait conduit l'examen superficiel de la région.

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