‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 455 sur 676 · CREUX PO PLI TE · texte numérisé non relu

CREUX PO PLI TE

menccra donc par lever le couvercle, on explorera la cavité et ses parois, on examinera ensuite le contenu.

A. Couvercle du creux poplité.

On rencontre de dehors en dedans :

a) La PEAU qui est parcourue par le pli de flexion; elle est fine, presque glabre, mobile sur les tissus profonds, sauf dans les cas de flexion longtemps maintenue par suite d'ankylose ; il peut y avoir alors rétraction et adhérences, et un redressement brusque peut s'accompagner de déchirements.

b) Le TISSU cellulaire sous-cutané, d'épaisseur variable, se dissocie facilement en deux lames :

Une lame superficielle adhérant assez intimement à la face profonde de la peau ;

Une lame profonde, celluleuse, immédiatement appliquée sur l'aponévrose dont elle se sépare sans difficulté, et se continuant avec les couches analogues de la cuisse et de la jambe.

Ces dispositions expliquent le décollement facile des téguments superficiels par le sang et le pus et la propagation fréquente au creux poplité des inflammations superficielles de la cuisse et de la jambe.

Dans cette couche cellulo-adipeuse on rencontre un certain nombre de veines superficielles. La principale est la saphène externe qui y est contenue au-dessus du pli poplité. Elle est médiane et verticale en sorte que dans les abcès du creux poplité il faut inciser latéralement pour la ménager. Enfermée pendant une certaine partie de son parcours dans un dédoublement de l'aponévrose, puis se recourbant presque à angle droit elle va se jeter dans la veine poplitée. Cette situation dans un dédoublement aponévrotique a soulevé de nombreuses discussions ; peut-être a-t-on attaché à cette disposition une importance exagérée.

JLa saphène externe présente presque toujours à ce niveau une anastomose avec la saphène interne ; quelquefois même cette anastomose prend une telle importance que le tronc principal disparait et que la saphène externe se termine dans la saphène interne.

On rencontre encore dans ce tissu cellulaire quelques petits rameaux nerveux issus de la branche lémorale du petit sciatique.

c) Au-dessous du tissu cellulaire la dissection met à nu I'aponévrose plus ou moins résistante, toujours assez forte en tous cas pour empêcher longtemps l'issue des tumeurs liquides ou solides du creux poplité qui ne deviennent appréciables que quand le tissu fibreux a été éraillé, usé pour ainsi dire. Sa résistance est maximum latéralement; au milieu elle présente quelques perforations pour le passage des petits vaisseaux et de la saphène externe.

Elle est fortement tendue pendant l'extension et nous avons déjà dit combien, dans ce cas, l'exploration était difficile ; elle est au contraire relâchée pendant la flexion et permet une palpation profonde facile.

Elle est adhérente aux parties molles sous-jacentes surtout en dedans, où elle est appliquée contre les tendons du demi-tendineux et du demi-membraneux ; elle adhère moins au biceps.

L'aponévrose écartée, la région poplitée profonde est mise à nu. Voyons quelle est sa disposition intime.

B. Parois latérales et profondes.

a) Les parois latérales sont formées par des masses musculaires disposées de façon losangique et de telle sorte que l'ouverture de l'angle inférieur soit inscrite dans celle de l'angle supérieur. A la vérité Tangle inférieur n'existe guère que lorsqu'on écarte artificiellement les jumeaux ; quoi qu'il en soit, les parois ainsi comprises se divisent en quatre segments :

Le segment swpéro- externe formé par la courte portion du biceps>se dirigeant vers la tête du péroné;

Le segment supéro-interne formé par le demi-membraneux et le demi-tendineux ;

Le segment inféro-externe par le jumeau externe ;

Le segment inféro-interne par le jumeau interne. a. Le biceps s'insère en haut par sa courte portion sur la lèvre externe de la ligne âpre jusqu'au niveau de sa bifurcation et se termine par un ten-

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