THÉORIE DE LA PHLÉBITE
Dans une première période, toute une série d'observateurs : Briicke, Glénard, Durante, Hayem, établissent de façon définitive l'insuffisance du ralentissement sanguin à provoquer la coagulation (le sang isolé dans un segment de veine ne se coagule qu'après l'altération évidente des parois).
Dans une deuxième période (Doléris, Vidal, Vaquez), on démontre la présence de micro-organismes non seulement au niveau de la paroi de la veine en contact avec le caillot, mais au-dessus et au-dessous. L'anatomie pathologique démontre l'existence d'une période pré- oblitérante dans
laquelle la phlébite précède le caillot. Contrairement à l'opinion de Virchow, la phlébite est donc primitive, la coagulation secondaire, on admet dès lors que les microorganismes agissent d'abord sur l'endothélium, altèrent la paroi de la veine et déterminent par endophlébite l'arrêt des globules blancs et la thrombose.
Il est possible, d'autre part, que « l'infection détermine des modifications chimiques du milieu sanguin qui, dans certains cas, favorisent la production des coagulations sanguines ». Mais l'expérience montre bien que ces dernières conditions sont simplement favorisantes, prédisposantes.
C'est donc, en résumé, Vinfection que nous ti'oiivons comme cause essentielle de la phlébite.