CORDONS POSTÉRIEURS DE LA MOELLE
Bibliographie : Gombadt et Philippe. Semaine médicale, 17 avril 189o.
— Philippe. Contribution à Vétude anatomique et clinique du tabès dorsalis. Thèse de Paris, 1897, — Marie. Maladies de la moelle épinièrc. Charpy. Article « Moelle » in Anatomie de Poirier. — Berdal, Histologie normale. — De Massary. Le tabès dorsalis, dégénérescence du protoneuronc centripète. Th. Paris, 1896.
DEVELOPPEMENT
A. Origine de la moelle dans le feuillet externe du blastoderme.
B. Division de la plaque neurale en :
Un segment central destiné à fournir les parties motrices de l'axe médullaire (cellules motrices et racines antérieures),
Et deux segments latéraux destinés à former le système grand sympathique et les ganglions spinaux.
C. Plus tard les ganglions spinaux s'allongent : En dehors : nerfs périphériques.
En dedans : vers la moelle, fibres radiculaires postérieures dont le ganglion est le centre trophique. Ce sont ces prolongements médullaires des ganglions spinaux qui constituent les cordons postérieurs.
Le sillon postérieur se forme par un processus encore mal connu, peut être par oblitération de la partie dorsale du canal épendymaire correspondant à la suture des bords du canal.
ANATOMIE
Pour l'étude des cordons postérieurs, nous procéderons du simple au composé :
L'examen extemporané de la moelle, comme au cours
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d'une autopsie, nous permettra d'étudier la configwalion extérieure de la moelle.
L'examen à l'œil nu d'une coupe nous renseignera sur la configura lion hiiérieure de ces cordons.
L'examen microscopique de coupes obtenues au moyen des méthodes en usage dans l'élude de l'histologie du système nerveux nous décèlera la structure de ces faisceaux.
Enfin des méthodes multiples et plus complexes (méthode embryologique deFlechsig, histologique de Golgi, des dégénérescences secondaires) nous permettront d'aborder l'élude de la systématisation de cette portion de la moelle.
Ces notions mutiples serviront à esquisser la physiologie des cordons postérieurs.
L Coiifîg'uratîon extérieure.
A. Sillons.
a) Sillon médian postérieur.
a. Etendue : du plancher du quatrième ventricule à l'extrémité inférieure de la moelle.
p. Extérieurement : mince trait par afTrontement des bords,
b) Sillons latéraux.
'•!■. Sillon collatéral postérieur.
Rainure étroite à 4 ou 5 millimètres du sillon médian postérieur. Il reçoit les racines postérieures. Après arrachement des racines, il se présente comme une rainure peu profonde aboutissant à la tête de la corne postérieure.
11 suit toute la moelle en formant une ligne ondulée convexe au niveau des renflements. p. Sillon intermédiaire postérieur .
Fente linéaire à 1 ou 2 millimètres en dehors du sillon médian postérieur.
Profondeur minime.
Il se termine en bas à la hauteur du tiers moyen de la région dorsale.
B. Cordon postérieur.
dî) Limites : étendue du sillon médian postérieur au sillon collatéral postérieur.
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b) Largeur : région cervicale : S""™, 5 ; Région dorsale : 2'"™,9 ;
Région lombaire : 2'»'^, 8.
c) Divisions : Dans les régions cervicale et dorsale supérieure, le sillon intermédiaire postérieur délimite aux dépens du cordon postérieur, le long du sillon médian, un faisceau large de 1 à 2 millimètres, suivant les régions, faisceau qui va en augmentant à mesure qu'on s'élève vers le bulbe qu'il traverse : c'est le cordon de Goll.